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Mines d'or de Sadiola et Yatela - Quel impact sur l'économie
nationale? La conférence de presse SEMOS/Yatela du 6 mai 2005 fut l'occasion pour les responsables des deux mines d'éclairer l'opinion publique nationale sur les conditions de travail, les réalisations, mais aussi les difficultés que rencontrent les deux mines. Dans ce processus, les responsables des deux mines d'or ont mis un accent particulier sur leur apport pour l'économie nationale, évoqué les problèmes et envisagé les perspectives. Au début de la conférence de presse, M. Dève, au nom du Conseil d'Administration de SEMOS, a souhaité la bienvenue à toutes et à tous, avant de faire la génese et l'évolution des deux exploitations aurifères. Dans ce processus, il a parlé des sondages, des études de faisabilité, de la production ainsi que du personnel des deux mines d'or. En ce qui concerne la mine d'or de Sadiola, le sondage a commencé en 1990 par Iamgold, l'étude de faisabilité a été achevée en 1993 et la production a débuté en 1996. Ses actionnaires sont : Anglogold Ashanti 38%, Iamgold 38%, le gouvernement du Mali 18% et IFC 6%. Quant à Yatela son sondage a commencé en 1997 avec J.V. Iamgold/Anglogold, son étude de faisabilité a été faite entre 1998 et 1999, le permis d'exploitation lui a été délivré en février 2000, sa construction a été achevée en octobre 2000 et sa production a commencé en 2001. La mine d'or de Yatela partage la même Direction que Sadiola, a expliqué M. Dève. Les actionnaires de la mine d'or de Yatela sont : Anglogold Ashanti 40%, Iamgold 40% et le gouvernement du Mali 20%. IMPACTS ECONOMIQUES La mine d'or de Sadiola a réalisé un bénéfice net de 6,03 milliards de Fcfa en 2004 contre un bénéfice net de 465 millions de Fcfa pour celle de Yatela la même année. De même Sadiola emploie 1069 travailleurs contre 720 pour Yatela. En prenant en compte les sous-traitants, les deux mines d'or ont créé 2499 emplois dont 1302 pour Sadiola et 1197 pour Yatela. Aussi, 93% des employés sont des Maliens. Par ailleurs, la mine d'or de Sadiola a payé comme dividendes aux actionnaires 113,23 milliards de Fcfa. Elle aura contribué depuis le début de ses activités de production à plus de 302,81 milliards de Fcfa à l'économie malienne et contribué en 2004, 9,9 milliards dans la région de Kayes. Quant à la mine d'or de Yatela, son apport pour l'économie nationale s'élève à 59,5 milliards. Ainsi, la contribution totale des deux mines d'or à l'économie nationale est estimée à plus de 362,3 milliards de Fcfa. Aussi, il ressort que pour chaque once vendue en 2004 : 19,37% sont allés au gouvernement du Mali, 72,63% dans le coût de production 8% sont restés disponibles pour être distribués entre les trois autres partenaires de la Joint venture qui ont mis en place le capital d'investissement. En récapitulant, on obtient que le plus grand pourcentage représente le coût de production, ensuite vient la part non négligeable du gouvernement malien, puis celle des autres partenaires. En ajoutant à cela, le bénéfice du Mali en terme d'emplois générés, donc de revenus pour ces employés, ainsi que les projets financés, on comprend que l'apport des deux mines pour notre pays est considérable. Malgré cela, on ne cesse de s'interroger au sein de l'opinion publique nationale sur l'impact de l'exploitation minière sur les conditions de vie des populations. Ce qui incite à demander quelle est la destination de la part du gouvernement malien. QUELQUES EXPLICATIONS Selon Mme la ministre des Domaines de l'Etat et des Affaires foncières, il y a de quoi s'interroger au sein de l'opinion publique nationale sur la destination ou l'usage qu'on fait de la part de l'Etat dans le cadre de l'exploitation minière. C'est ainsi qu'elle a expliqué qu'entre 2000 et 2004, l'Etat malien a bénéficié de 144 milliards de francs cfa. Cette importante somme, a-t-elle expliqué, a été versée au Trésor public. A en croire Mme Soumaré Aminata Sidibé, il n'y a pas de caisses séparées au Mali et le système de caisse unique fait que tout l'argent de l'Etat y est envoyé. Cela explique les difficultés pour les uns et les autres de savoir exactement la destination or, les fonds de la plupart des dépenses de l'Etat provenant du Trésor public pour les dépenses tant de fonctionnement des services publics que d'investissement. LE MINISTRE DE L'ENERGIE ET DES MINES Pour Ahmed Diane Séméga, il s'agit de travailler à amélirer l'effet d'entraînement de l'industrie minière au Mali sur le reste de l'économie pour que l'impact soit bien visible. Il a expliqué qu'en plusieurs occasions, on lui pose la question de savoir quand l'or brillera au Mali pour tous les Maliens. Le ministre de l'Energie et des mines a par ailleurs dit que le Plan d'action pour le développement intégré (PADI) initié par la Société d'Exploitation des mines d'or de Sadiola est une initiative heureuse qui doit être encouragée. Dans cette mouvance, il a souligné qu'ils sont en train de tirer les enseignements sur la base d'un rapport sur les mines qui sera disponible courant Mai 2005. Selon le ministre, une assistance à l'administration minière s'impose en vue d'améliorer la capacité de gestion, des mines. "On ne peut pas continuer à vivre dans un climat de suspicion," a-t-il précisé. En soulignant l'engagement du gouvernement pour la préservation de la santé des populations, il a dit ceci : "Nous tentons de faire ce qui est réalisable. Ce n'est pas à d'autres de nous dire ce que nous devons faire pour sécuriser les populations". Sur cette même lancée Ahmed Diane Séméga précisera : "Nous n'exploiterons jamais une mine d'or sur l'âme ou le corps d'un homme". Par rapport justement à la sécurité des populations, les mines d'or de Sadiola et de Yatela sont classées parmi les cinq les plus sécurisées; telle est en tout cas l'explication fournie par des spécialistes des deux mines dont la dévise est "la sécurité n'est pas négociable". Après la conférence de presse, la délégation conduite par les travailleurs des deux mines a fait le tour pour s'enquérir de l'etat des carrières, des conditions de travail ( problèmes et perspectives des mines). Au regard des explications des spécialistes des mines, des efforts sont en cours pour poursuivre l'exploitation, compte tenu de l'importance des retombées de l'activité sur l'économie nationale et des emplois générés Toujours relativement aux investissements pour le développement, on peut citer le PADI financé à plus de 300 millions, la réalisation de douze bornes fontaines pour l'accès des populations à l'eau potable. La SEMOS s'investit également dans la lutte contre la drogue, la sensibilisation sur le sida, l'éducation des enfants. A l'occasion de cette visite, le ministre de l'Energie et des mines a vérifié est s'est rendu effectivement compte que les bornes fontaines sont opérationnelles. Il s'est réjoui de l'initiative et du resultat, connaissant bien l'importance de l'approvisionnement des populations en eau potable, surtout en cette période de canicule. Moussa SOW Nouvelles économiques du mois d'avril Nouvelles économiques du mois de mars Nouvelles économiques du mois de fevrier Nouvelles économiques du mois de janvier Nouvelles économiques du mois de décembre Nouvelles économiques du mois de novembre
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