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Financement des campagnes électorales: la quadrature du cercle ?
(L'Essor 26/05/2004)

Peu à l'aise sur le plan financier, les partis voient leurs dépenses décuplées en période électorale. Chacun fait face comme il peut.

Le nerf de la guerre, c'est l'argent, a-t-on coutume de dire. Le nerf des élections aussi. Et pour la présente campagne électorale, la question du financement a pesé dans les préoccupations des partis politiques. Ceux-ci lors de leur rencontre avec le président de la République, le 7 avril dernier, avaient d'ailleurs mis en avant leurs difficultés financières pour demander de diligenter la répartition du financement public qui leur est accordé annuellement. De même que l'annulation des frais d'inscription fixés à 500 Fcfa. Deux demandes auxquelles le chef de l'État a accédé. Si le déblocage des fonds publics constitue une bouffée d'oxygène pour les partis, cet apport est loin de pouvoir régler tous leurs problèmes financiers. Alors comment les formations politiques financent-elles la campagne de leurs candidats ? Nous l'avons demandé à quelques États-majors.

Selon la position sur la liste- Premier constat : chacun a imaginé son propre mécanisme de mobilisation de fonds. A l'ADEMA-PASJ, explique le président de ce parti, Dioncounda Traoré, il y a d'abord un financement au niveau national avec les fonds propres du parti et les contributions des "grands militants" et des opérateurs économiques. A cela s'ajoute l'apport personnel des candidats dont le montant varie selon la position du candidat sur la liste. Par exemple, de la tête de liste au candidat qui occupe le dixième rang, chacun doit payer 200 000 Fcfa. Du 11è au 15è rang, la somme à régler est de 125 000 Fcfa. Plus on recule, moins on paie.
Concernant l'aide publique aux partis dont l'ADEMA a été le premier bénéficiaire en raison du nombre de ses élus, Dioncounda Traoré reconnaît qu'elle constitue un bol d'oxygène pour sa formation. Mais le responsable du parti de l'abeille déplore la lenteur dans la mobilisation de ces fonds alors que les militants sont impatients. "On n'a jamais suffisamment de moyens financiers pour faire face à tous les problèmes, mais raisonnablement on peut dire que ça va au niveau de notre parti. Nous sommes présents dans 687 communes. Cela demande beaucoup d'efforts et d'engagement et nous pensons que l'ADEMA aura un bon score aux présentes communales", estime-t-il .

Des supports incontournables- Au PARENA, on fait remarquer que les partis politiques, d'une manière générale ont des moyens financiers très limités. Les cotisations et l'appui des militants et autres sympathisants sont loin de couvrir les dépenses liées aux élections. C'est pourquoi, au niveau du parti du bélier blanc, les candidats doivent participer au financement de leur campagne selon leurs moyens. "Contrairement à d'autres partis où le candidat paie selon sa position sur la liste, le PARENA soutient ses candidats selon leur capacité de mobilisation. On peut ne pas avoir un sou mais avoir des gens derrière soi comme on peut avoir des millions et être incapable de mobiliser une seule personne", relève Mamadou Baba Sissoko, le 1er secrétaire à l'organisation du parti. Un parti qui (cet entretien date de la semaine dernière) attendait avec impatience l'aide publique. "Chez nous les élections coûtent cher. C'est comme des fêtes. En plus des incontournables supports que sont les tee-shirts, les casquettes, les affiches, le thé et le sucre, il faut organiser des manifestations culturelles, mobiliser les électeurs, les sensibiliser. En plus, pour ce scrutin, les candidats sont très nombreux et il faut aider tous."
Le secrétaire général du Parena, Hamidou Diabaté, déplore vivement le fait que les autorités n'aient pas renoncé aux frais des dossiers des candidature comme le demandaient les partis. "Au lieu de les exonérer, on a ramené leur montant à 3 500 F CFA (avant cette mesure, ces frais oscillaient entre 3 500 et 7 500 Fcfa selon les localités). Cela a posé de sérieux problèmes", indique Me Diabaté qui constate qu'en milieu rural où les gens n'ont pas de moyens, c'est le parti qui a du endosser toutes les charges.
Ces difficultés financières, estime-t-il, ont contraint nombre de partis à limiter géographiquement leur participation. Pour sa démonstration, le secrétaire général du Parena esquissera une simulation : plus de 10 000 postes de conseillers sont en jeu dans 703 communes. Si un parti doit payer les frais de dossiers de 10 000 candidats, cela lui coûterait 35 millions.
D'autre part, relève Me Diabaté, l'État avait promis des bureaux de vote dans chaque commune, mais cette promesse n'est pas encore tenue. Sans bureau dans chaque village, les électeurs seront obligés d'aller voter à 5 ou 10 km de leur domicile. Cela pose un problème de déplacement qui retombe sur les partis occasionnant des dépenses supplémentaires.

Une cotisation spéciale- Au RPM, la stratégie de mobilisation élaborée pour faire face aux communales implique d'abord une souscription volontaire à la base et au niveau national dont le montant varie entre 200 et 5 000 Fcfa en fonction des localités et des capacités financières des militants. Ensuite, une cotisation spéciale est réclamée à tous les responsables du parti au niveau des sections et sous-sections fixée en fonction du budget de campagne de la localité. Il y a aussi les contributions volontaires des candidats qui en fixent eux-mêmes le montant. Quand il s'agit de listes communes, les partis se mettent d'accord sur le montant à payer par chacun.
"Financièrement, il y a beaucoup de problèmes. Le prix de la douzaine de tee-shirts a grimpé de 4 500 Fcfa à 9 500 F actuellement et celui de la douzaine de casquettes de 5 000 à 8 500 Fcfa. Or, ces supports sont très importants en période de campagne", souligne la secrétaire aux questions électorales du bureau politique national du parti, Mme Fofana Fily Traoré. Malgré les difficultés, le RPM a présenté des listes de candidature dans 682 communes.
Au MPR, une commission spéciale d'organisation des élections, chargée de la collecte des fonds pour faire face aux dépenses de campagne a été mise en place. Le parti du tigre appuie financièrement ses candidats selon la taille des communes, la nature de la liste électorale (liste unique MPR ou liste d'alliance), selon la position du candidat sur la liste électorale et selon leur nombre sur la liste. Les candidats eux-mêmes participent au financement de leur campagne selon leurs moyens.
Comme beaucoup d'autres partis, le MPR bat campagne sur fonds propres constitués des cotisations et des appuis des cadres, élus, opérateurs économiques et sympathisants du parti. Le financement des campagnes électorales constitue un problème majeur pour la majorité des partis politiques, constate-t-on ici. "Depuis une décennie, on a habitué les gens au fait que c'est la direction du parti qui fait tout. Beaucoup se sont présentés en n'imaginant même pas qu'ils doivent contribuer pour un sou", déplore-t-on au parti.

A un moment inopportun- Quant à l'aide publique aux partis politiques qui d'habitude est donnée en fin d'année, le président du parti Choguel Kokalla Maïga estime que sa distribution en pleine campagne électorale fausse le jeu démocratique quand l'on sait tout le rôle que joue l'argent dans les élections. Pour lui, cette aide ne vient pas au moment opportun. "Elle contribue plutôt à favoriser ceux qui avaient exercé le pouvoir depuis 10 ans qui sont déjà dans une position favorable financièrement et défavorise d'autres (ceux qui étaient dans le Collectif de l'opposition et qui, comme le MPR, n'ont participé ni aux législatives, ni aux communales passées). Choguel Maïga pense que le mieux aurait été de répartir cette aide après les élections. Dans ce cas, les partis politiques se seraient alignés dans les mêmes conditions et le jeu démocratique aurait été plus équitable, dit-il.
Le MPR qui se présente dans plus de 300 communes se dit tout de même optimiste quant à ses chances pour ce scrutin. "Nous venons de loin, nous n'avons pas d'élus mais nous nous battons pour pouvoir figurer en bonne position au sortir de ces élections", conclut le président du parti .

F. MAIGA

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