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Financement de l'économie: le système
bancaire appelé à faire mieux (L'Essor 03/05/2004) La
Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) a entrepris des
actions afin d'inciter les opérateurs économiques à participer
à la croissance économique. La baisse successive de ses principaux
taux directeurs procède de cette démarche. C'est dans la continuité
de ces actions que l'institution a organisé mercredi à l'hôtel
Salam, une journée de réflexion et de concertation sur les conditions
de financement de l'économie dans les États membres de l'UEMOA.
C'était sous la présidence de Mamadou Hamet Cissé, le chef
de cabinet du ministère de l'Économie et des Finances. Le niveau
de participation à cette rencontre était particulièrement
relevé avec la présence de grands économistes notamment les
anciens Premiers ministres Mandé Sidibé et Younoussi Touré,
tous deux anciens directeurs nationaux de la BCEAO, les anciens ministres Bacari
Koné et Konimba Sidibé, le directeur national de la BCEAO, Idrissa
Traoré et le directeur de la BDM et président de l'Association professionnelle
des banques et établissements financiers, Abdoulaye Daffé. Les
débats de haut niveau ont porté entre autres sur les difficultés
d'accès au crédit bancaire, les risques liés au financement
bancaire, l'amélioration de l'environnement du système bancaire
et la consolidation de la collaboration entre les banques et les agents économiques. Au
cours des discussions, les participants ont fait l'état des lieux du système
bancaire, posé un diagnostic précis des préoccupations des
acteurs intervenants dans le secteur financier et engagé la réflexion
sur les solutions aux difficultés d'accès au financement bancaire. La
fonction essentielle du système bancaire dans l'espace UEMOA, comme un
peu partout ailleurs, est de contribuer au financement de l'économie des
pays membres à travers des mécanismes de transfert de l'épargne
collectée auprès d'une partie de la clientèle. A ce niveau,
notre système bancaire a collecté 89,5 milliards de Fcfa en 2003
contre 78 milliards en 2002. Un résultat jugé satisfaisant. Selon
le directeur de la BCEAO, la politique de la monnaie et du crédit a été
modernisée et libéralisée pour l'asseoir exclusivement sur
les mécanismes du marché. Cette politique, expliquera Idrissa Traoré,
a eu pour résultat de promouvoir la diversification des structures de financement
et de mieux couvrir les besoins spécifiques et variés des emprunteurs. Le
chef de cabinet du ministre de l'Économie et des Finances a salué
les efforts des banques et établissements financiers. Mais la progression
des crédits, a-t-il relevé, n'est pas en phase avec les besoins
des opérateurs économiques en terme de volumes et de coûts.
La communication du PDG de la BDM, Abdoulaye Daffé, était consacrée
aux différents risques liés au financement bancaire. "Le banquier
doit être prudent car il protège l'argent des autres. Son rôle
est de gérer les risques afin qu'ils ne se traduisent pas en "sinistre",
insistera Daffé. Les différentes communications ont alterné
avec des débats éminemment profitables aux économistes plus
jeunes qui ont largement bénéficié de l'expérience
des aînés. B. DOUMBIA © Copyright L'Essor Nouvelles
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