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Crise économique: Quelle est la situation au Mali
? Laugmentation des prix actuels est-elle de courte durée ? Non. Cette crise nest pas de courte durée. Cette crise a en réalité débuté il y a quelques années déjà avec la sortie progressive de millions de personnes de la misère essentiellement en Asie. Elle sest accélérée depuis quatre ans en raison de graves perturbations intervenues dans les mécanismes de léconomie internationale. Les conséquences de ces perturbations sont si profondes quelles marquent sans doute une étape nouvelle dans lévolution de ce que lon appelle la mondialisation ou la globalisation, selon certains. Pour ma part, pour faciliter la compréhension, je fais une différence entre la globalisation (du marché des forces de production) et la mondialisation (des couts et des risques encourus sur les marchés financiers). Pourquoi les prix augmentent-ils ? Des centaines de millions de femmes et dhommes, principalement en Chine et en Inde ont été extraits de la misère et de la pauvreté. Cest la première fois dans lhistoire de lhumanité quun développement aussi massif est enregistré dans un délai aussi court. Ces millions de femmes et dhommes qui ne mangeaient presque pas de viande en mangent désormais. Beaucoup ne mangeaient quun bol de riz par jour. A présent ceux-ci peuvent sen offrir à volonté. Dans le même temps les productions de produits alimentaires nont pas suivies. Lémergence et laugmentation du nombre de ces anciens pauvres ne suffisent pas à expliquer entièrement la crise actuelle. Il faut tenir compte du fait que laugmentation des prix du pétrole a rendu plus rentable pour les paysans aux Etats-Unis (premier pays agricole au monde) de soustraire à la consommation humaine et vendre certains produits agricoles comme le maïs à des usines produisant de lessence à partir de produits végétaux. La spéculation et la crise des prêts immobiliers américains ont-t-elles joué un rôle ? Un spéculateur est une personne physique ou morale qui fait commerce de biens financiers non point avec lintention den retirer un revenu stable mais dans le but exclusif de faire un profit (le plus grand possible dans le laps de temps le plus bref possible) généré par les fluctuations affectant la valeur des biens financiers concernés. Un spéculateur est en général une personne très riche possédant au moins un capital de 100 millions de dollars américains. Les spéculateurs agissent « sans foi ni loi », en dehors de toute régulation. Attention : ils ne sont pas dans lillégalité. Ils sont même les héros du système économique néolibéral dont lobjectif est de « mettre lhomme au service de léconomie et mettre léconomie au service de la monnaie ». Rappelons que léconomie classique équilibrée par le rôle des luttes ouvrières et des pensées philosophiques humanistes consistait à « mettre la monnaie au service de léconomie et à mettre léconomie au service de lhomme ». Les spéculateurs ont été créés et placés en dehors de toute législation. Ils fabriquent de largent pour de largent, sans état dâme. Dans la réalité la spéculation est responsable dun large segment de la hausse des prix. Par exemple, la hausse des prix du pétrole est imputable à la spéculation pour environ 70%. C'est-à-dire que sur les 100 dollars que coute un baril de pétrole, 70 dollars au moins nont rien avoir avec le travail dextraction de ce produit. Les spéculateurs sont responsables de la perte de 2000milliards de dollars américains dans la crise de limmobilier aux Etats Unis qui aggrave la crise économique et financière frappant le monde. Mais on doit à la vérité de dire que cette crise, en Afrique, au Mali en particulier est une composante des conséquences multiples de la mauvaise gouvernance. On ne peut expliquer autrement que le Mali, traversé par deux des plus grands fleuves au monde, ne puisse nourrir sa population par ses propres productions. Que peut faire un gouvernement face à une crise économique? Pour agir sur la situation économique, un gouvernement na à sa disposition que quatre instruments qui sont: la masse monétaire, les taux dintérêts, les taux dimposition, les taux de change. Un bon usage des techniques de léconomie consiste à nutiliser quun instrument à la fois et sur une courte période autrement on risque de voir lefficacité de linstrument diminuer. La question importante est alors « quel instrument utiliser ? ». La résolution dun problème économique peut paraître simple dans la mesure où léconomie, en tant que science expérimentale sappui essentiellement sur les expériences passées. On peut concevoir que face à des problèmes analogues, il suffit de mettre en place des solutions analogues. Dun autre coté la résolution dun problème économique est compliquée du fait que léconomie adresse les comportements humains. Quoi de plus complexe ? En outre, une situation économique nest jamais totalement identique à une autre de la même façon que le fleuve en restant lui-même ne charrie jamais deux fois la même eau. La crise est elle la même dans tous les pays ? Non. La situation nest pas la même au Mali que dans les pays développés. Dans les pays développés trois problèmes sont combinés. Ce sont : un manque de liquidité, une baisse de la confiance, une inflation. Cette combinaison a entrainé une situation anormale qui est lexistence en même temps de deux phénomènes contraires que sont la baisse de la croissance et linflation. Ce mélange hétéroclite est appelé stagflation. A cause des spéculateurs, des banques que lon croyait très riches et puissantes se sont révélées en réalité très faibles car elles détenaient de la richesse qui nétait que du papier sans valeur. Cela a entrainé un manque de confiance généralisé. A cause de ce manque de confiance, lactivité financière internationale sest ralentie du fait de la rareté de largent pour financer les activités commerciales courantes. Cette rareté sest considérablement aggravée par le déficit budgétaire du gouvernement américain. Comment les Etats-Unis font ils face à la crise ? Théoriquement, aux Etats-Unis, le gouvernement se contente de fixer les règles mais nutilisent directement aucun des quatre instruments à sa disposition. Les valeurs de ces instruments sont censées être réglées par les jeux déquilibre entre les demandes des uns et les offres des autres dans un mécanisme économique et financier ouvert que lon appelle marché. Concernant les taux dintérêt cependant un organisme dajustement existe, la Banque centrale fédérale, réputée être autonome par rapport au gouvernement. Dans la réalité, dans ce pays, chacun des quatre instruments, pour refléter les marchés, est en ajustement continu. Comment lEurope réagit-elle ? En Europe, la Banque centrale (BCE) a fixé des normes de référence pour les valeurs de chacun des quatre instruments. Mais en raison du fameux et efficace principe de subsidiarité, chaque pays peut faire évoluer ses instruments à lintérieur des normes fixées par la BCE. En raison des spécificités de son économie (grande qualité de la production, existence dune marge de productivité, existence dun enseignement professionnel efficace et dynamique, existence dun climat social basé sur le dialogue et le compromis), lAllemagne a choisi de faire face à la crise en utilisant la masse monétaire. Elle a augmenté les salaires pour accroitre le pouvoir dachat. La France souhaite également accroitre le pouvoir dachat mais a opté pour lutilisation des taux de limposition. Elle prévoit des incitations limitées permettant aux détenteurs dépargne qui le souhaitent den reprendre une partie afin de faire face à la hausse du cout de la vie, sans pénalité. Quelle est la situation au Mali ? Au Mali, le problème est plus complexe et plus grave que ce qui frappe lAmérique ou lEurope. Au Mali, on retrouve les problèmes connus en Amérique et en Europe auxquels sajoutent certains des maux chroniques du sous-développement. Au Mali, on retrouve en même temps : linflation (endogène et exogène), le sous-emploi chronique, la faiblesse du pouvoir dachat, labsence de forces de production appropriée, labsence de structures de production adaptées, labsence dépargnes, le mauvais usage des moyens public et la corruption, lincompétence de nombreux cadres, etc... Cela fait beaucoup. En raison de ces maux et aussi en raison de son appartenance à lUemoa, le Mali na pratiquement pas la possibilité dutiliser aucun des instruments cités plus haut. Il y a laide extérieure. Puisquelle existe, parlons-en même si je ne laime pas beaucoup. Jai de lattention pour laide que la France, par convention, vient daccorder au Programme National de Promotion de la Jeunesse né en 2005. Pour autant que cette aide soit utilisée pour soutenir des activités productives. De même le programme PEJIMO (projet d'insertion professionnelle des jeunes à travers les investissements à haute intensité de main-d'oeuvre) de lAPEJ (Agence pour la promotion de lemploi des jeunes) associé au BIT (Bureau Internationale du Travail) et à Lux-Dev (Agence de coopération du Grand Duché du Luxembourg), peut être utilisé pour lutter contre la crise et les difficultés économiques a conditions que lon incite les jeunes à la créativité, et que le programme ne consiste pas à « donner du travail aux jeunes ». De même le gouvernement peut utiliser le programme américain du « Millenium Challenge Account » comme un soutien à moyen terme de la relance économique. De façon spécifique, je viens dapprendre que deux volets de mesures seraient proposés, lun par le Premier Ministre et lautre par le Président de la Chambre de Commerce. Le plan du Premier Ministre consisterait à injecter 45 milliards dans la zone office du Niger pour soutenir principalement la production de riz. Le plan de la Chambre de Commerce consisterait en un deal entre le gouvernement et cette structure lui permettant « dabandonner une partie de ses bénéfices ». Il est difficile de juger du plan du Premier Ministre sans en connaître les détails mais il va indiscutablement dans la bonne direction. Cependant je voudrais prévenir en disant que la méthode des subventions ne convient pas bien dans une situation de crise qui va durer et qui est en réalité une rupture systémique dans léconomie internationale. Il serait plus approprié que le gouvernement détermine les normes assurant lintérêt national et appelle des capitaux privés pour assurer la production vivrière. La proposition de la Chambre de Commerce doit être considérée comme une excellente manifestation de la bonne volonté des entrepreneurs maliens et doit être améliorée. Offrir les bénéfices faits par les entreprises est probablement un bon acte de commisération dans un village mais ne peut être un bon acte de politique économique et financier. Bien entendu, dans la situation actuelle plus quà tout autre moment, il est nécessaire de réglementer la marge bénéficiaire des entreprises surtout celles qui de fait possèdent un monopole ou/et qui travaillent dans les domaines touchés par les augmentations de prix. Mais il faut retenir que la solution à la crise nest pas dappauvrir tout le monde mais de créer de meilleures conditions de vie pour le plus grand nombre. Abandonner les bénéfices des entreprises consisterait à les appauvrir. En suivant la proposition de la Chambre de Commerce, au bout de six mois les bénéfices seront épuisés mais la crise sera toujours avec nous et alors il faudra entamer le capital qui a son tour sera épuisé en un an. Nous serons tous devenus pauvres, ou presque. Et encore que nous navons vu quune partie des augmentations de prix. Les prix internationaux sont libellés en dollar. Le dollar a perdu au moins 50% de sa valeur par rapport au Cfa. Lorsque le dollar remontera ce qui sera le cas dans les deux ans à venir, les prix déjà très élevés pourraient augmenter encore dau moins 50%. Je crois que le gouvernement a très bien vu. Il peut faire son rôle en fixant des règles avant de faire appel à linvestissement des fonds détat des pays du Moyen-Orient. Il y a de bonnes chances pour que les investisseurs répondent à cet appel car la production vivrière est devenue une source de richesse. Avec la Vallée du Niger, le Mali détient son véritable puits de pétrole qui dans létat actuel des besoins du monde en produits agricoles vivriers peut séduire tout investisseur. Labondance de liquidité dans les fonds détat de pays producteurs de pétrole combinée à des taux dintérêt faibles (les taux sont nuls sur le Yen et sont de 2,5% sur le dollar) indique un choix pour le gouvernement : réguler, appeler linvestissement privé et a laide des ressources nouvelles dégagées par lexplosion des prix de lor sur le marché international, se concentrer sur les objectifs de long terme que sont : léducation, la sante, les infrastructures. Que faut-il faire au Mali ? Il faut mettre en uvre des mesures pour le court terme et dautres pour le long terme. A court terme, on peut: accroitre la production, la productivité, permettre la création demplois et, ainsi faisant, permettre aux foyers de disposer dun pouvoir dachat amélioré. Il faut pour le long terme : promouvoir une éducation qui permette au citoyen dacquérir une capacité dans lanalyse et la résolution des problèmes, promouvoir le civisme, promouvoir lesprit de responsabilité et lesprit citoyen, faire naitre une éthique du travail dans une société où les générations nouvelles depuis 20 ans ne savent pas ce que cela signifie que de travailler car il nen existe plus. Pour initier la relance et éviter une explosion sociale, des mesures urgentes doivent êtres appelées sur la base de lépargne pour donner loxygène dun meilleur pouvoir dachat aux populations. Pour ce faire, le Mali avait un instrument génial, collecteur dépargne : la BHM (Banque de lHabitat du Mali). A ce niveau je vais faire une petite digression. A la suite de certains de mes articles, certaines personnes proches de la BHM me prêtent des intentions mauvaises. Je me situe au dessus de toute polémique. Toute personne qui souhaite débattre avec moi peut mécrire. Ecrire à ses clients pour les informer est une politesse dont toute entreprise y compris la BHM doit faire usage. Ce qui mimporte est de contribuer à la réflexion sur les problèmes du Mali afin de leur apporter des solutions. Il se trouve quen Afrique, beaucoup de ceux qui par autopromotion, par nomination, par dérogation ou par subrogation se trouvent avoir une moindre parcelle de pouvoir au lieu dêtre inventif pour développer leur pays transforment ce pouvoir en baïonnette. Ils se servent de cette baïonnette pour intimider, ou étriper les citoyens. Mais il est souvent arrivé que de tels individus poussés par livresse du pouvoir ait finit par sasseoir sur la baïonnette quils ont en mains. Retirer une maison à son bénéficiaire est un fusil à un coup et à une cartouche. On ne gagne pas la guerre contre le sous développement en confiant le combat à des individus armés de fusils à un coup avec une seule munition. Si La BHM tire son unique cartouche avec un fusil à un coup sur ses clients les plus crédibles, les morts ne seront certainement pas les clients visés. User du pouvoir pour intimider plutôt que construire est aussi une marque dincompétence. Cela sest déjà vu en Afrique, au Mali en particulier. Ceux qui intimident en utilisant les gendarmes ont toujours finit, par se retrouver entre les mains des mêmes gendarmes. Ce qui est rassurant pour eux et pour nous nous cest que le jour ou les proconsuls du temps présent seront amenés par les gendarmes, ils sont assurés que dans notre pays des femmes et des hommes, dont certains auront été victimes des leurs mesquineries, se lèveront pour les protéger contre larbitraire. Je suis fier que ces hommes et ces femmes qui leur porteront secours le moment venu aient le même nom que moi. Ils sappellent et sappelleront: démocrates, républicains, patriotes et bâtisseurs. Comment faire ? Considérons un lot de 1000 logements à Coulibaly-bougou. Considérons une famille, disons la famille Coulibaly où lhomme et la femme travaillent tous les deux avec un revenu conjoint de 120.000cfa par mois. Auparavant cette famille louait une maison à 50.000 CFA par mois soit 42% de ses revenus. Les Coulibaly se sont portés acquéreurs dune maison dans le lot des 1000 logements de Coulibaly-bougou. Supposons que les loyers mensuels de ces maisons sont de 30.000cfa. A mon avis, il faut rabaisser les prix a 20.000cfa et même certains a 15.000cfa car il est de notoriété publique que les maisons commercialisées depuis le temps du monopole de la SEMA jusqu'à la période actuelle sont surévaluées de 50% à 75%. Nous fixons pour le lotissement de Coulibaly-bougou un objectif de commercialisation qui est datteindre 98% de régularité de paiement. Aux 20.000 CFA de loyer des Coulibaly, on rajoute 2000cfa soit 10% comme prime dassurance de défaut de paiement. A un an, un bilan de parcours établi ceci : (1) augmentation brute du pouvoir dachat de la famille Coulibaly : 30.000cfa par mois; (2) réduction relative du poste de dépense logement = 60% ; (3) Augmentation du pouvoir dachat de la famille Coulibaly = 25% ; (4) création de richesse nationale = montant remboursé en un an = 240.000cfa ; (5) création de richesse créée par la famille Coulibaly et disponible pour investissement dans léconomie nationale = primes dassurance payées sur un an = 24.000cfa ; (6) risques financiers encourus par la banque (2% de 240.000cfa): 4.800cfa. Ainsi en un an, pour un risque encouru par la banque de seulement 4.800cfa, la famille Coulibaly en accédant à ce programme immobilier a, sans augmentation de salaire accru son pouvoir dachat de 25%, a créé pour la nation 264.000cfa de richesse. Mais puisque les Coulibaly savèrent de bons payeurs, la banque peut les fidéliser en leur accordant une ligne de crédit permanente correspondant à 20% de leur loyer annuel. Cela fait une ligne de crédit de 48.000cfa à un taux préférentiel de 10%. Cela permet à Mme Coulibaly de créer une petite activité génératrice de revenus annexes, à domicile. Supposons que cette activité a permis de donner du travail pour deux personnes et rapporté, net, 6000 CFA par mois. Résultats : 2 emplois créés et un accroissement supplémentaire du pouvoir dachat de 6000Cfa par mois soit 5%. En un an ce prêt a créé, en plus de ces 2 emplois, grâce au facteur multiplicateur du crédit, 4.800cfa pour léconomie nationale et 72.000Cfa de revenus supplémentaires pour les Coulibaly. On peut ainsi créer à partir des 1000 logements de Coulibaly-bougou, en un an, de la richesse financière (un enrichissement réel) de 268millions800milles CFA pour la banque, 2000 emplois de proximité, attribuer (sans augmentation de salaire donc sans risque inflationniste) un pouvoir dachat de plus de 434 millions CFA. Pour les Coulibaly cela représente une augmentation absolue de pouvoir dachat de 432.000Cfa et un accroissement relatif de 30% de ce pouvoir dachat La banque peut utiliser ces 268millions CFA pour lever sur le marché régional (la BRVM) ou de préférence sur le marché international jusqu'à 2milliards600millions CFA. Cette somme serait bien utile à léconomie nationale. Il ny a rien de sorcier dans ce schéma et il peut sappliquer aisément. Il apporte 30% de pouvoir dachat à une famille moyenne-type en comparaison des 5% accordés dans la douleur par le gouvernement ayant augmenté les salaires en décembre 2007. Ceci est une méthode économique efficace de lutte contre la pauvreté avec nos propres moyens. Le fusil utilisé est à répétition et utilise des munitions sans fin. Dans ce schéma de bataille, chacun est dans son rôle : le gouvernement fixe les règles, les banques prennent le risque de financer et les citoyens assurent la production, la consommation. La banque aide également, dans un tel schéma à créer en chaque citoyen un bon payeur doté dune bonne éthique du travail. Un tel citoyen prend conscience de lintérêt et de lavantage dêtre un bon client respectueux de ses engagements. Dialla Konaté © Copyright Blacksburg Archives |
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