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Exploitation minière: De lor bientôt
à San et à Bla ? En effet, la rencontre du mardi dernier avec la presse était également une bonne occasion pour le directeur exécutif de Randgold Ressources, Dr Mark Bristow et ses collaborateurs, tels le Directeur général de Randogld Mali, Mamadou Samaké, les Directeurs des mines de Morila et de Loulou de répondre à des accusations du FIDH au sujet du pillage des ressources minières africaines par les multinationales. Après avoir souhaité la bienvenue à ses hôtes, le directeur exécutif de Randgold Ressources, Dr Mark Bristow, a évoqué les changements intervenus dans sa compagnie depuis la dernière conférence de presse tenue il y a à peine quatre (4) mois à lhôtel Kempeski. Il sagit notamment de lacquisition en février dernier par Randgold Ressources de 40% des actions de la mine dor de Morila qui appartenait à Anglogold Ahsanti. A en croire Dr Bristow, lacquisition fait de Randgold Ressources, le gérant de la mine dor de Morila. Celle-ci devient ainsi une compagnie minière africaine de premier ordre avec comme centre dactivités, Bamako alors que le bureau à Londres continue de soccuper des affaires juridiques et dattirer les capitaux étrangers pour les réinvestir en Afrique. Propriétaire de mines en Afrique de lEst, de lOuest, en Asie, en Amérique Latine et en Asie, Randgold Ressources, aux dires de son directeur exécutif Dr Mark Bristow, prend en compte lintérêt de toutes les parties prenantes de lexploitation minière. Il signalera quen plus des infrastructures réalisées au Mali, notre pays a énormément bénéficié de sa compagnie à travers les taxes douanières, les impôts, et les royalties. Rien que de la mine de Morila, le budget dEtat a enregistré environ 50 milliards de francs CFA en 2007. De son côté, le directeur dAnglogold Ashanti, M Madani Diallo, a indiqué que sa société a aussi fourni 120 milliards de francs CFA au budget de lEtat, et un peu plus de 517 millions de francs CFA de royalties (une taxe qui équivaut à 6% du prix de lor). En phase de fermeture, la mine de Morila suscite aujourdhui de préoccupations. De lavis de son directeur, M Samba Touré, conformément au code minier, des démarches sont en vue afin de créer des projets de développement dans les zones minière même si celles-ci ont déjà bénéficié tout au long de la durée de la mine de nombreuses infrastructures (sanitaire, agricoles, routières, scolaires et voire dans le domaine du développement communautaire etc.) de plusieurs centaines de millions de nos francs. De lor bientôt à San et à Bla ? Selon toujours M Touré, cette mine dont la durée de vie arrive à terme en 2009 est en train de mener des études dans dautres localités telles que San, Bla et Sanso. Dans ces localités, a-t-il annoncé, les résultats des travaux de géochimie, des forages de puits, des tranchées et la levée géophysique aéroportée devront permettre de se prononcer sur lavenir minier de ces localités. Présentant la mine de Loulo, comme étant la dernière née, le directeur de SOMILO, M Amadou Konta expliquera que celle ci, découverte en premier mais mise en exploitation en 2004, est détenue par Randgold Ressources à 80% et par lEtat 20% de part participative. A len croire, les raisons de sa mise en exploitation tardive sexpliquent par des facteurs liés à lenclavement de la zone. Cependant, il laisse à croire que cette mine se présente comme le fleuron de Randgold Ressources. Avec ses systèmes dexploitation à ciel ouvert et bientôt latteinte (peut-être en fin de cette semaine) des minerais dans les mines souterraines de Yalea et de Gara, le niveau de production dor par SOMILO qui est de 250 000 onces dor par an, sera augmenté. Il en sera de même pour la production dor à travers ses mines à ciel ouvert qui sera de 400 000 onces en 2010. M Konta dira que la mine souterraine répond à la préoccupation de la protection de lenvironnement. Car les questions de pollution par la poussière et par les bruits sont gérées avec efficacité. Cette mine dont la durée de vie sétendra jusquà 2024, emploie présentement environ 1 881 personnes dont 1 742 nationaux contre 139 expatriés. Sa prévision de production sera de 6 millions donces à lhorizon 2024. De son ouverture en 2004 à nos jours, la mine a réalisé pour la population de sa zone dimplantation des centres de santé, des écoles, des infrastructures routières, bref elle a contribué au développement local ainsi quau renforcement du climat social et à la préservation de lenvironnement. Plusieurs centaines de millions de nos francs ont été investis pour le bien être des populations locales et du Mali en général. Le rapport du FIDH passé au crible Répondant à un récent rapport du FIDH qui accusent les multinationales de piller les ressources minières en Afrique, les conférenciers du jour se sont contentés de rappeler que « le chien aboie, la caravane passe », laissant les chiffres de leur contribution à léconomie malienne parler deux-mêmes. Le directeur exécutif de Randgold Ressources, Dr Mark Bristow, déclara ceci : « on nintentera de procès contre personne pour ses pensées, mais on reste convaincu que notre objectif est de partager les dividendes de lor entre toutes les parties prenantes. « On ne doit pas empêcher personne à dire ce quil pense sauf sil se met à déformer la réalité », a martelé à son tour, le Directeur général de Randgold Ressource au Mali, Mamadou Samaké dit SAM. Présent à cette conférence de presse, le PDG de la compagnie pétrolière Ben& Co., Alou Coulibaly, a lancé à qui veut lentendre que des déclarations du FIDH relèvent du dessein d empêcher lAfrique dexploiter ses ressources minières pour pouvoir faire des investissements. « Depuis lindépendance de notre pays en 1960 quel est cet état ou cette ONG internationale qui peut se targuer davoir fait léquivalent de linvestissement de Randgold Ressources au Mali ? » interpella-t-il les responsables du FIDH. Pour étayer ses propos, il a révélé que sa société eu un marché dapprovisionnement en carburant dun montant de 1,5 milliard de francs CFA. « A part Randgold Ressource dans quelle compagnie internationale de même envergure confère-t-on de telles responsabilités à des nationaux à limage du Directeur général de Randgold Ressources au Mali Mamadou Samaké et autres, de diriger des projets si importants », fit-il remarquer. Les conférenciers se sont ensuite réjouis de la bonne conduite du projet Kankou Moussa qui est une réponse à la demande du président de la République de rendre disponible lor malien sur le marché national. Selon eux, plus de 30 à 50 kg dor sont mis par semaine sur le marché à la disposition des artisans qui travaillent sur la matière. Markatié Daou © Copyright L'Indicateur Renouveau Archives |
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