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Flambée des prix : La production avicole menacée
«Le coût de laliment volaille en année normale dépasse rarement 120 FCFA/Kilo. Actuellement, il tourne autour de 160 F/kilo, et il est à craindre que le seuil fatidique de 200 F/kilo ne soit atteint et même dépassé, ce qui serait insupportable dans nos conditions actuelles de production», a expliqué le promoteur de la ferme avicole de Souleymaneboubou Boubacar Doumbia, sur la route de Koulikoro. Cétait lors de la visite de terrain du ministre de lélevage et de la pêche Mme Diallo Madeleine Ba, hier dans la Commune rurale de Moribabougou. La survie de la filière avicole passe par une modernisation des infrastructures délevage pour améliorer la rentabilité des exploitations. Cela nécessite aussi la création de fermes répondant aux normes internationales. La première ferme visitée par la délégation ministérielle a une capacité dexploitation de 53 000 sujets dont 38 000 pondeuses et 15 000 poulets pour une capacité maximale de production de 1 000 alvéoles par jour. Selon le promoteur Boubacar Doumbia, cette performance est atteinte dans les conditions les plus difficiles, raison pour laquelle beaucoup daviculteurs ont fermé boutique. Si la première ferme tend vers lindustrialisation, la deuxième la société délevage Avicole Marakaforo de Sodouf, créée en 1998, est presque une unité de production industrielle avec une capacité de production 10 tonnes heures, reproducteurs chair 6 000 sujets dont 1000 mâles et femelles, reproducteurs ponte 4000 sujets dont 400 mâles et 3 600 femelles. La production de poussin est estimée à 3 000 poussins de chair et 1 500 poussins de ponte par semaine. Pour les responsables de Marakaforo, il sagit de créer une véritable industrie avicole comprenant les deux options : la production de poulet de chair (de la production à la commercialisation en passant par labattage) et la production doeufs. Malgré la bonne performance et leffort des aviculteurs, larbre ne doit pas cacher la forêt. Le secteur de laviculture moderne traverse une crise sévère. Actuellement, la filière est fragilisée et les mauvaises perspectives pour lannée 2008 ne feront quaggraver la situation. Le coût de laliment volaille risque cette année de battre tous les records, suite au renchérissement du coût de tous les ingrédients, en particulier du maïs et du tourteau de coton. Nouhoum Dicko © Copyright Le Républicain Archives |
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