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Filière coton : L'USCPC sur les fonts baptismaux
(L'Essor 17/04/2007)
La mise en place effective de l'Union participe au programme d'amélioration
des systèmes d'exploitation en zones cotonnières Les producteurs
cotonniers veulent prendre une part active au processus de privatisation
de la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT).
Ils ont, par conséquent, décidé de s'unir à
travers un organe consultatif dénommé
"Union des sociétés coopératives de producteurs
de coton" (USCPC). L'USCPC a été portée sur
les fonts baptismaux, vendredi, par l'entremise d'un atelier national
d'information dont les travaux se sont déroulés au centre
international de conférence.
La cérémonie d'investiture de ses membres a eu lieu en présence
des représentants des ministères du Développement
social, de la Solidarité et des Personnes âgées, Mamadou
Tidiani Berthé, de l'Agriculture, Fousseyni Mariko. Le président
de l'Assemblée permanente de la chambre d'agriculture du Mali (APCAM),
Bakary Togola, et des représentants des partenaires techniques
et financiers étaient également présents.
Ont pris part à cette rencontre environ 420 représentants
du monde paysan venus des quatre coins du pays. Organisées par
l'Apcam en collaboration avec le département de tutelle, les assises
de Bamako ont expliqué ce qu'allait être la situation du
secteur cotonnier après la privatisation de la Compagnie malienne
du développement des textiles (CMDT). La rencontre a ainsi débattu
de thématiques comme "Mission et responsabilité des
sociétés coopératives de producteurs de coton et
leur union dans la cogestion de la filière après la privatisation
de la CMDT", "Rôle économique des sociétés
coopératives de producteurs de coton par rapport aux fonctions
critiques liées à la privatisation de la filière
coton", "Grands événements et options prises dans
le processus de réforme de la filière coton".
La mise en place effective de l'Union participe au programme d'amélioration
des systèmes d'exploitation en zones cotonnières (PASE)
dont le financement s'étalait sur trois ans. Cette dynamique structurelle
du secteur cotonnier s'inscrit dans la politique nationale définie
pour le secteur rural fondée sur la mise en situation de responsabilité
des acteurs ruraux. Pour ce faire, le programme ambitionnait d'apporter
une forte contribution aux producteurs de coton en matière de structuration.
L'objectif global était d'accompagner le transfert de responsabilités
aux acteurs de la filière. Il a abouti à des résultats
encourageants, à travers la création de 6.709 sociétés
coopératives de base, 286 unions communales de sociétés
coopératives, 41 unions au niveau de quatre régions issues
du schéma opérationnel de privatisation et une union nationale.
Cette structuration verticale a été adoptée par le
gouvernement pour répondre aux préoccupations d'implication
et de responsabilisation des producteurs dans la gestion de la filière
coton. À ce titre, la structuration obéit aux principes
élémentaires de constitution d'entreprises coopératives
basées sur l'adhésion volontaire et la séparation
nette des fonctions de gestion économique de celle de représentation
ainsi que la distinction du ressort territorial.
Elle vise le renforcement des capacités des producteurs à
tous les niveaux notamment au niveau régional en vue d'un partenariat
avec les quatre sociétés cotonnières qui permettra
la prise de parts dans le capital de celles-ci. Pour le tout nouveau président
de l'USCPC, cette rencontre avec le monde paysan fait partie d'une dynamique
de renforcement des capacités du monde rural. Selon Bakary Togola,
la promotion ou le développement du secteur cotonnier ne saurait
être une réalité sans une maîtrise totale du
secteur dans le contexte actuel qu'est la privatisation de la CMDT.
"Nous allons continuer ce que nous venons d'initier. Et l'Union s'emploiera
à ce que la mise en concession de la CMDT n'influe de façon
négative sur le secteur du coton dans notre pays", a-t-il
conclu. Quant aux représentants des ministères du Développement
social, de la Solidarité et des Personnes âgées et
de l'Agriculture, ils ont appelé les participants à s'approprier
les enseignements de cette rencontre. Ils ont garanti la disponibilité
de leur département respectif à accompagner le monde rural
dans cette perspective de privatisation de la CMDT.
La rencontre a pris fin par l'investiture d'un bureau composé de
13 membres (9 membres du conseil d'administration et 4 membres du comité
de suivi), dirigé par Bakary Togola, l'actuel président
de l'Apcam.
L. DIARRA
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