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Régime zone franche :un premier coup d'essai réussi
(L'Essor 11/04/2007)
La SMC-S.A a pour ambition de valoriser la matière première
locale en particulier le coton
La relocalisation d'une entreprise française de confection industrielle
dans notre pays augure de bonnes perspectives pour notre économie
Le régime douanier des zones franches dans le code des investissements
est désormais une réalité tangible dans notre pays.
Le ministre de la Promotion des Investissements et des PME, Ousmane Thiam
a coupé le ruban symbolique, la semaine dernière d'une unité
de confection d'habillement bénéficiant de tels avantages
fiscaux au Mali. La Société malienne de confection (SMC-S.A)
est une entreprise à vocation sous-régionale, spécialisée
dans la confection industrielle de vêtements administratifs, de
travail, d'équipements et de protection individuels (EPI).
Fruit d'un partenariat réussi entre Maliens et Français
(SOFRECAP), représenté par le docteur Ousmane Bâ,
qui assure la présidence de son conseil d'administration, la SMC-S.A
a ouvert ses portes, il y a plus d'une année, mais les activités
n'ont réellement démarré qu'en février dernier.
Selon son directeur, Christian Odouin, les travaux ont commencé
par la formation du personnel. La sélection des personnels recrutés
à compter du 1er février de cette année, s'est effectuée
sur les personnels formés. La main-d'oeuvre est essentiellement
féminine toutes diplômées des écoles de formation
en coupe et couture de la capitale. En sus de leur formation initiale,
elles ont suivi un stage de formation en confection industrielle dispensé
au sein de la structure durant 5 mois. A l'issue de cette formation, 66
d'entre elles ont bénéficié d'un contrat d'embauche
sur la centaine retenue au départ. Le coût de réalisation
de l'unité s'élève environ à 700 millions
de Fcfa. De nouveaux projets d'investissement sont en cours. Ce qui permettra
à l'entreprise d'accroître sa capacité de production
et augmenté le nombre d'employés.
La SMC-S.A a pour ambition de valoriser la matière première
locale en particulier le coton. Mais avant, nos unités de transformation
du coton doivent se mettre en phase avec l'évolution technologique.
Car, le type de tissu utilisé par la SMC n'est pas disponible sur
le marché local, elle est obligé d'importer les intrants
de la Chine. C'est une qualité de tissu en coton mélangé.
Une autre ambition de la SMC est la création d'emplois, la formation
de la main-d'oeuvre (faire du transfert du savoir-faire une réalité)
et la promotion dans notre pays des notions de normalisation, de fiabilité
et de qualité en vue de répondre aux besoins des consommateurs.
Pour ce faire, elle a besoin du soutien des autorités maliennes,
a plaidé Christian Odouin. En réponse, le ministre Thiam
a assuré que le soutien ne lui fera pas défaut. Signalons
que les entreprises bénéficiant du régime des zones
franches, sont considérées comme des entreprises sous douane.
Elles ne paient aucune taxe ni à l'importation ni à l'exportation.
Mais le recrutement du personnel local permet de créer des emplois,
d'améliorer le savoir-faire local. Ce qui n'est pas sans conséquence
sur le fonctionnement de l'appareil économique par la redistribution
des revenus en terme de salaire, d'allocation payée au service
de sécurité sociale...etc. Des pays comme l'Île Maurice,
la Tunisie, Madagascar... doivent leur prospérité économique
actuelle au régime des zones franches.
A. O. DIALLO
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