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Statistiques : le PCI accroît la fiabilité et
renforce la compétence (L'Essor 29/04/2005) Les comparaisons
entre les pays et leurs richesses suppose des instruments de mesure fiables et
harmonisés. Jusqu'à présent cela se fait le plus souvent
sur la base des prix et des taux de change. Mais ce mode de comparaison
a montré ses limites et pour en corriger les insuffisances, la communauté
internationale a adopté un Programme de comparaison internationale (PCI).
Le lancement de ce programme dans notre pays a fait l'objet d'une cérémonie
que le ministre du Plan et de l'aménagement du territoire, Marimantia Diarra,
a présidée la semaine dernière à l'hôtel Nord-Sud.
C'était en présence du représentant d'Afristat, Lompo Birempo. Le
nouveau cadre du PCI, expliquera Marimantia Diarra, a été approuvé
unanimement par la commission statistique des Nations Unies lors de sa 32è
réunion annuelle en mars 2001 à New York, au cours à laquelle
divers organismes internationaux étaient représentés. Le
PCI est une initiative mondiale en matière de statistique. Il est destiné
à produire des niveaux de prix et de dépenses internationalement
comparables afin de faciliter, entre pays, les comparaisons des richesses nationales
en terme réel, sans les effets de distorsions des prix et des taux de change. Le
PCI, selon le ministre Diarra, procède de la reconnaissance par la communauté
internationale, du fait que les mesures des agrégats économiques
fondées sur les taux de change ne reflètent pas les différences
entre pays en terme de niveaux de prix, et de ce fait, ne constituent nullement
une base judicieuse pour les prises de décisions stratégiques. Le
présent cycle du PCI va produire des données fiables nécessaires
pour calculer les parités de pouvoir d'achat. Il s'agit aussi d'appuyer
la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement,
les stratégies de réduction de la pauvreté, le Mécanisme
africain d'évaluation par les pairs du NEPAD, et enfin le système
de gestion et d'évaluation fondé sur les résultats pour un
développement efficace. Mais les avantages potentiels de la participation
au PCI vont au-delà de l'objectif spécifique du programme qui est
la comparaison du produit intérieur brut et de ses sous-agrégats
entre pays, relèvera le ministre. Le programme devrait permettre d'institutionnaliser
le PCI en Afrique à la fois en tant que source de données fiables
et pertinentes et en tant qu'initiative régionale de renforcement des capacités. La
composante régionale du PCI est mise en oeuvre en tant que module du programme
mondial. Elle est gérée et coordonnée par la Banque africaine
de développement en collaboration avec la Commission économique
pour l'Afrique et la Banque mondiale. Au total 51 pays africains se sont engagés
à participer, à la fois en tant que partenaires et bénéficiaires
du programme. Le lancement du programme dans notre pays a été
rendu possible par le concours de la Banque africaine de développement,
de la Commission économique pour l'Afrique, de la Banque mondiale et d'autres
partenaires techniques et financiers. Quatre organisations sous- régionales,
dont Afristat, ont été retenues pour assister la BAD dans la mise
en oeuvre des activités de terrain. Elles ont été choisies
en raison de leur participation active dans le développement de la statistique
dans leurs pays membres et leur expérience dans la gestion des programmes
bénéficiant de financements internationaux. S. DOUMBIA ©
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