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9è session de LAPP, ACP-UE - La question du coton,
plus préoccupante que jamais Plus de 3,3 millions de Maliens vivent directement du coton qui représente 8% du PIB du Mali, 40% de main doeuvre agricole et 30% des recettes totales dexportation, a indiqué Choguel K. Maïga. Il a souligné la chute brutale des cours mondiaux depuis plusieurs années, due à la concurrence entre les exportateurs de fibre de coton exacerbée par le niveau exorbitant des subventions des grands producteurs ayant conduit à la baisse des prix à lexportation et entraîné la dégradation de la rentabilité des filières cotonnières africaines. Cependant le Mali a occupé le 1er rang africain en 2003-2004. Ainsi notre pays seul accuse durant les 5 années un marque à gagner de 400 milliards de FCFA, a-t-il dit. Pour le ministre de lIndustrie et du Commerce, si aucune mesure nest prise, les cotonculteurs africains risquent dêtre éjectés du marché mondial au profit de ceux qui sont subventionnés. Ces subventions sont estimées en moyenne à 6 milliards de dollars par an dont plus de 4 milliards pour les USA. Il a rappelé que le Brésil a porté plainte contre les USA en mars 2003 devant lOMC. Par contre, le Mali, le Bénin et le Burkina réunis à Ouagadougou du 30 aril au 2 mai 2003 ont décidé une autre approche plus pragmatique, à savoir la négociation. Par ailleurs, aux dires du ministre, lUEMOA a initié dans ce cadre, un Agenda pour la compétitivité de la filière coton textile axé sur une stratégie régionale et un plan dactions pour la transformation de 25% de la production cotonnière de lUnion dici 2010. Et daffirmer que dici lhorizon 2007, le Mali a pour lobjectif de porter le taux de valorisation locale du coton fibre de moins d1% actuellement à 10% de production nationale. Pour cela, des dispositions sont prises à savoir : laugmentation en 2 ans de la capacité de transformation de FITINA-SA de 3 600 à 5 000 tonnes, laccroissement des activités de la COMATEX-SA à travers la création dune filiale ICOMA en vue de faire passer la capacité de transformation de 2000 à 9 000 tonnes de coton fibre, le renforcement de la production de BATEXCI-SA, laccroissement de la production artisanale de textiles et de vêtement et la réalisation de deux nouvelles filatures, a signalé Choguel K. Maïga. LES VOIX DES COTONCULTEURS Le président de lAPCAM, Sékou Oumar Tall également président du comité permanent des pays en développement et du réseau des chambres dagriculture de lAfrique de lOuest interviendra au nom des producteurs. Pour lui, lagriculture africaine fait face à de nombreux défis qui sont : la faible productivité et compétitivité des produits agricoles, la fréquence des aléas climatiques et les effets des déprédateurs, le sous-équipement des producteurs pour faire face à la concurrence sur les marchés internationaux et la faible contribution au commerce international. Il a signalé aussi dautres problèmes notamment la faible présence des produits agricoles africains sur les marchés européens malgré les avantages concessionnels actuels, la baisse des recettes dexportation des pays africains sur les produits agricoles en raison des subventions par les gouvernements des pays de lUE et des USA, lérosion du pouvoir dachat des producteurs agricoles africains et en particulier les cotonculteurs, ainsi que le faible niveau dorganisation et la faible capacité de négociation des gouvernements africains et de leurs organisations de producteurs. Au nom des producteurs agricoles, Sékou Oumar Tall proposera des solutions de sortie de crise à savoir le soutien et laccroissement de linvestissement dans les domaines de la production et de la transformation du coton dans les pays africains, la facilitation du commerce sous-régional et international des produits africains possédant des avantages comparatifs, linvestissement dans lagriculture africaine et loctroi dune place de choix aux pays africains dans le cadre des négociations des accords commerciaux. SEYDOU TRAORE SE FAIT RIDICULISER Dans son intervention, le ministre de lAgriculture a partagé surtout en répondant à des questions posées par des participants. Parlant de la bonne conservation du coton dans les villages avant lenlèvement par la CMDT, le ministre de lAgriculture domandera aux paysans de construire des hangards à cet effet sachant que ces derniers ont de la peine à payer leurs impôts et à faire face à leur alimentation durant toute lannée. Par ailleurs, concernant les OGM, il indiquera : <<Je ne vois pas pourquoi le Mali serait fermé aux innovations techniques et technologiques... Je vous rappelle que cest un Malien (Cheick Modibo Diarra) qui a effectué le voyage sur la Planète Mars. Comment peut-on être au 21è siècle et prétendre garder la tête à lâge de la pierre taillée...>>. A ces mots, on cria alors sur lui. Quel ministre celui-là ? Comment réfléchit-il ? Comment lAfrique peut-elle avancer avec des intellectuels de ce genre ? se demandèrent les participants qui commencèrent à vider la salle avant la levée de la séance. Salifou BANGALI © Copyright Nouvel Horizon Nouvelles économiques du mois de mars Nouvelles économiques du mois de fevrier Nouvelles économiques du mois de janvier Nouvelles économiques du mois de décembre Nouvelles économiques du mois de novembre
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