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Face aux accords commerciaux internationaux (Omc et Ape) -
Les paysans de lAfrique de louest engagent la réflexion pour
un plaidoyer efficace Cette rencontre paysanne, qui a coïncidé avec les travaux de la 9ème session de lAssemblée Parlementaire Paritaire ACP-UE que notre capitale abrite depuis hier, a été loccasion pour les leaders paysans de donner leur vision sur les grandes difficultés que rencontre lagriculture africaine à cause notamment de la libéralisation du commerce agricole caractérisée par une in équité sans précédent. Ils ont attiré lattention des parlementaires sur les dérives dun commerce inéquitable et ses conséquences pour les paysans. Selon le président de la CNOP, Ibrahim Coulibaly, le secteur agricole dans les pays pauvres occupe plus de 80% de la population, mais il est laissé entre les forces du marché, alors quil nest pas protégé. «Les pays font tout pour que nous ne protégeons pas notre agriculture», a-t-il dit. De son côté, le président dhonneur du ROPPA, Mamadou Sissoko, précisera quil y a une confrontation brutale entre les produits agricoles or, ceux des pays riches sont protégés, subventionnés contrairement à ceux des pays pauvres. Il a aussi qualifié les accords de Cotonou de mortel. Poursuivant, il rappellera que 66% des 250 millions de personnes de lespace CEDEAO sont des paysans. A en croire le président dhonneur, ils produisent 35% du PIB de la zone, assurent 60% des emplois. Mais, a-t-il déploré, les 40% de ces exploitants agricoles vivent dans linsécurité alimentaire totale. Ils sont les pauvres des pauvres. Il a tenté de donner une explication à cette situation critique. Selon lui, plusieurs facteurs peuvent lexpliquer. Dabord, les réalités naturelles (sécheresse, les criquets et autres). Ensuite, linadaptation de lorganisation économique à léchelle mondiale à nos réalités. Enfin, le Tarif Extérieur Commun. Ce fameux TEC, a-t-il dit nest pas bénéfique. Il a demandé de le revoir. Aminata Dramane Traoré, qui a aussi participé à la rencontre, a souligné que: «Nous sommes à un tournant décisif. Le commerce mondial appauvrit nos pays. Les violences armées, la pauvreté découlent de cet échange illégal. Si les pays riches veulent lutter contre la pauvreté, il faut quils revoient le système déchange en cours actuellement». Au terme de la rencontre, les participants ont proposé entre autres: la reconnaissance et le soutien des exploitations familiales agricoles, la suppression des taxes et TVA sur les intrants et les facteurs de production, le financement pérenne du conseil agricole, lélaboration et ladoption négociées de mécanismes de contrôle et de protection des produits agricoles locaux et nationaux Rappelons que le ROPPA a été crée en 2000 à Cotonou. Il est une initiative de 10 pays dAfrique de lOuest. Le ROPPA est une organisation de promotion et de défense des valeurs dune agriculture paysanne, performante et durable au service des agriculteurs familiales et des producteurs agricoles. Quant à la CNOP, qui regroupe de nombreuses organisations faîtières paysannes de notre pays, met tout en uvre pour un meilleur épanouissement des paysans. En tous les cas, les problèmes de lagriculture dus à un commerce illégal nest pas seulement une question paysanne mais de nation, de souveraineté, dégalité, de justice sociale et méritent une attention particulière de la part des parlementaires présents à Bamako dans le cadre de la 9ème session de lAssemblée Parlementaire Paritaire ACP-UE. Moussa
Mamadou Bagayoko Nouvelles économiques du mois de mars Nouvelles économiques du mois de fevrier Nouvelles économiques du mois de janvier Nouvelles économiques du mois de décembre Nouvelles économiques du mois de novembre
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