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Investissement direct étranger - Créées
au Mali depuis 2003, une dizaine de sociétés libyennes peinent à
démarrer Les sociétés créées ont pour nom «Oasis» (transport routier et marchandises (1 800 000 dollars) «Aviculture du Sud» (1 000 000 dollars) la «Société Africaine de Coton» (250 000 dollars) la société «Tannerie Africaine» (1 200 000 dollars) la société commerciale «Espoir» (800 000 dollars) la société de concassage «lAvenir» (1 200 000 dollars) la société hôtel «Akakos» (1 000 000 dollars) et société «Libyenne» pour le transport routier (250 000 dollars) et la société «Gazelle» pour la photographie. Onzième sur la liste, la «Société de Transport et du Tourisme» a déménagé en Algérie. Dautres sociétés devraient suivre selon le même principe et suivant la cadence de réalisation des premiers projets. Ces projets sont financés sur fonds publics via la Foreigner Bank représentée à Bamako par la BCS (la Banque Commerciale du Sahel). Des jeunes Libyens qui veulent tenter laventure dinvestir dans les pays africains bénéficient ainsi de ressources financières. Ces ressources sont, en fait, des prêts remboursables octroyés à des conditions douces. Le hic est que, de leur création en 2003 à ce jour, aucune de ces sociétés na posé un acte dans le sens du démarrage de ses activités. Explications prises du côté libyen: on attend le reliquat du financement dont la moitié seulement est disponible à Bamako. A lanalyse cet argument se révèle spécieux dans la mesure où le fonds disponible est à même de financer la moitié des projets. Une telle initiative présente lavantage de faire bouger les choses car, faut-il le rappeler, cela fait deux ans que lesdites sociétés ont été mises sur les fonts baptismaux. Si elles avaient effectivement démarré, elles auraient déjà créé, au bas mot, 300 emplois. Sans compter quelles auraient ouvert la voie à la création dautres entreprises libyennes avec à la clé des centaines demplois et des dizaines de millions de dollars dinvestissements. Pour le moment, toutes les parties semblent saccommoder de cette situation, pour le moins, anormale. Les jeunes promoteurs libyens des sociétés créées reçoivent un traitement mensuel dépassant le million de FCFA vivent sur un grand pied et ne sont guère pressés. Nauraient-ils pas intérêt que la situation séternise, pourvu quils se la coulent douce sur les bords du «Djoliba»? Nen parlons pas pour le représentant du Bureau dInvestissement Populaire qui se taillerait dans les trois briques. Lambassadeur de la Jamahiriya Arabe Libyenne qui est le représentant de lEtat libyen au Mali et qui se devait de rappeler à lordre les jeunes entrepreneurs a choisi lui aussi de garder le profil plutôt bas. Et le ministère en charge de la promotion des investissements dans tout ça? Comme les autres, il saccommode de la situation. Devant le retard accusé dans le démarrage des sociétés en question, limmobilisme et lindifférence générale dont font preuve les protagonistes, les supputations vont bon train. Les mauvaises langues vont jusquà prétendre que si la partie libyenne fait montre dun tel immobilisme, cest que, quelque part, la situation profiterait à des responsables, à travers les intérêts générés par le fonds domicilié à la Banque Commerciale du Sahel. La situation profite donc à tout le monde, sauf aux populations maliennes dont les conditions dexistence auraient pu saméliorer grâce à la relance des activités économiques. Et, bien sûr, le Frère Guide Kadhafi dont les pétrodollars prennent ainsi dautres chemins que celui de la promotion du panafricanisme. Par Yaya Sidibé Nouvelles économiques du mois de mars Nouvelles économiques du mois de fevrier Nouvelles économiques du mois de janvier Nouvelles économiques du mois de décembre Nouvelles économiques du mois de novembre
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