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Commerce: Baisse des échanges entre le Mali et l'extérieur
(Les Echos 18/04/2005)

Le commerce extérieur du Mali qui représente environ 50 % du PIB, se caractérise aujourd'hui par une relative détérioration des termes de l'échange de 0,7 % par an en moyenne. Un réaménagement de la structure commerciale s'impose.

En 2003, la valeur totale des importations du Mali s'élevait à plus de 655 milliards de F CFA. Au cours de la période post-dévaluation, le commerce extérieur du Mali a progressé au taux moyen de 14,2 % les exportations et de 5,3 % pour les importations, soit une amélioration moyenne du déficit commercial de 20,2 % par an.

Toutefois, la période post-dévaluation se caractérise par une relative détérioration des termes de l'échange. Cette détérioration s'explique par la structure commerciale des cours des matières premières exportées et au renchérissement des prix de ses principaux produits d'importation.

Dans sa structure, le commerce extérieur du Mali est dominé par trois grands groupes de produits : le coton fibre, l'or et les animaux vivants, qui totalisent plus de 90 % de la valeur totale des exportations du pays. La diversité est plus grande à l'importation.

Politique commerciale.

La libéralisation de l'économie est consacrée depuis l'adoption des premières politiques d'ajustement du début des années 80. L'application du Tarif extérieur commun (Tec) fait suite à l'adoption par le Mali du code communautaire des douanes. A ce titre, les produits des pays de l'Union économique et monétaire ouest­ africaine (Uémoa) circulent librement (sous certificat d'origine) et les produits de pays tiers sont soumis aux mêmes taux de Tec.

La rationalisation des procédures douanières a consisté en la simplification des formalités administratives de commerce réduite à la levée d'intention d'importer ou d'exporter.

Mais, en dépit de ces efforts, il subsiste des entraves à la libéralisation complète des échanges, aux plans tarifaire et administratif, notamment le certificat d'intention d'importer, la patente d'exportateur, la lenteur dans le remboursement de la TVA payée sur les intentions utilisées dans la production de biens exportés.

Sdiki Y. Dembélé

© Copyright Les Echos

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