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Mali-Sénégal : Le nouveau partenariat sur les
rails - Convention sur les investissements : Le commerce et léconomie
accrochés à la locomotive politique La convention de protection et de promotion des investissements, signée par le Premier ministre du Sénégal et son homologue du Mali, ouvre de nouvelles perspectives aux échanges entre les deux pays. M. Mamadou Diop Decroix, ministre du Commerce, qui est lun des artisans des travaux ayant conduit à cette convention, commente cet important document qui doit relancer nos machines économique et commerciale. La Convention, signée mardi matin entre le Sénégal et le Mali à Bamako, est à la fois une Convention de protection et de promotion des investissements . Elle a été signée par les deux Premiers ministres, mais elle comporte aussi laccord sur la transhumance du bétail entre le Mali et le Senegal, notamment lors de certaines grandes manifestations religieuses. Il y a aussi les recommandations issues du forum, auquel ont participé prés de 150 hommes daffaires (dont 80 sénégalais) et qui sest déroulé à Bamako . Elle avait été suivie dune commission mixte, à Dakar, au mois de février dernier . En outre, une délégation du Conseil National du Patronat du Sénégal sest rendue, il y a un mois et demi, à Bamako .Il sagit, en somme, dune série de rencontres et de concertations qui, selon le ministre du Commerce, Mamadou Diop Decroix, « marquent la volonté politique du Sénégal ainsi que celle des hommes daffaires de renforcer, qualitativement et quantitativement, le niveau des échanges entre le Sénégal et le Mali. » En considérant les opportunités au niveau de lOffice du Niger, mais également dans lindustrie textile ,avec une entreprise qui transforme le coton en vêtements , « je pense quil y a une possibilité de coopération en « joint venture » avec les entreprises sénégalaises », estime Mamadou Diop Decroix. Les recommandations du forum des opérateurs soulignent ,en particulier, la nécessité de moderniser les infrastructures routières et ferroviaires pour faciliter les échanges. Ces recommandations insistent sur la résolution des contrôles intempestifs. Prés de 40 points de contrôles de police ou de douane, entre Dakar et Bamako, ont été observés. Ils constituent une véritable hantise pour les transporteurs et un frein considérable au développement des échanges entre les deux pays . Les deux Premiers ministres se sont engagés a y mettre un terme. De son côté, le ministre du Commerce envisage de faire laxe Dakar Bamako ,par camion ,de façon à vérifier « de visu » ces difficultés sur les voies de communication routière et ferroviaire. « La volonté des autorités est de sévir avec une extrême rigueur, contre tous ceux là qui sont, objectivement, en train de saboter le courant déchang »e, souligne Mamadou Diop Decroix. Il poursuit : « le Premier ministre malien sest engagé à prendre les mesures, dans ce mois davril, en ce qui concerne la partie malienne, le Premier ministre sénégalais sest engagé dans le même sens, en encourageant le ministre du Commerce à mettre en uvre cette volonté de vérifier sur le terrain les réelles tracasseries et, nous aussi, nous sommes décidés à y mettre un terme, en sévissant de manière radicale contre cela ». « Nous avons perdu beaucoup de temps » reconnaît Mamadou Diop Decroix, il ne faut pas que tous les accords signés et les protocoles restent « lettre morte ». Aujourdhui, il faut changer dattitude . La Convention signée à Bamako va ainsi commencer par lapplication de tous les accords et les protocoles qui sont déjà signés. Il faudra, surtout, en faire une large publicité, estime le ministre sénégalais du Commerce, afin que tous les opérateurs et les hommes daffaires prennent bien connaissance de ces documents et puissent profiter des opportunités quils ouvrent pour les uns et les autres. La fluidité du transport est également très importante , en ce sens quau lieu de deux jours de voyage pour un camion, entre Dakar et Bamako, celui-ci va faire cinq jours à cause des contrôles intempestifs. « Nous avons exprimé une volonté politique ferme, pour mettre un terme à ces difficultés chez les maliens autant que chez nous et, de façon concertée, nous voulons tourner cette page et avancer » insiste le ministre, Mamadou Diop Decroix. Un optimisme réel est né de cette visite de travail à Bamako. Le ministre du Commerce du Sénégal estime que le flux des échanges devrait connaître un bond en avant . Le volume des échanges entre nos deux pays , ainsi que la qualité de ces échanges seront « boostés » par les nouvelles mesures. « Au fond, dans le meilleur des cas, nous allons rétablir une situation qui naurait jamais du connaître de rupture, avance Mamadou Diop Decroix, comme le dit le Premier ministre Maky Sall, le Sénégal et le Mali sont un même peuple sur des territoires différents, donc il faut rétablir les relations dantan, naturellement, en les conformant aux exigences du monde moderne. La volonté des deux dirigeants , le Président Abdoulaye Wade et le Président Amadou Toumani Touré, est suffisamment exprimée ; il faut maintenant que les wagons de léconomie et du commerce puissent venir saccrocher à la locomotive politique qui, elle, file à vive allure ». J.PIRES © Copyright Le Soleil Nouvelles économiques du mois de mars Nouvelles économiques du mois de fevrier Nouvelles économiques du mois de janvier Nouvelles économiques du mois de décembre Nouvelles économiques du mois de novembre
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