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Privatisation de HUICOMA - La corruption et la magouille au
cur du processus Depuis plusieurs années, Huicoma, figure sur la liste des potentiels sociétés d'Etat à privatiser. Ce processus a franchi une étape importante avec le lancement de l'appel d'offres international auquel trois grandes sociétés qui ont répondu. Il s'agit de la SNF, du Groupe Tomota et de Dagris. Depuis lors, les regards sont tournés vers cette société devenue, dès lors le centre d'intérêt de toutes les convoitises. Cependant, cet état de fait n'est pas sans conséquence sur le fonctionnement de l'huilerie qui depuis un certain temps est entré dans un cycle de morosité, de dysfonctionnement préjudiciable à son avenir. Ce dysfonctionnement n'est autre chose que les conséquences d'une gestion désastreuse du processus de cession des actions. En effet, depuis, la disqualification du premier adjudicateur provisoire, la Société N'Diaye et Frères,-qui n'a d'ailleurs pas dit son dernier mot- les négociations avec le nouvel repreneur semble prendre le chemin d'une opacité sans précédent dont personne ne maîtrise les tenants et les aboutissants. Après presque deux mois de négociation, le dossier n'a pas bougé de façon significative si l'on en croit les explications des responsables en charge du dossier. Et pourtant, certains d'entre eux s'efforcent d'assurer l'opinion que le processus est en bonne voie et d'autres mêmes vont plus loin en affirmant que l'actuel adjudicataire provisoire a payé les 9 milliards de fcfa comme coût de cession sans dautres précisions. Les conséquences de cette opaque du dosser se répercutent désormais sur la vie de la société elle-même soumise à des vives pressions. A en croire des sources proches de la société, les concurrents en lice pour la privatisation entretiennent des partisans au sein de la société. Conséquence : le fonctionnement normal est pris en otage par des ambitions partisanes. Aujourd'hui, la société se trouve dans un cycle infernal de dysfonctionnement avec à la clé la mévente des produits finis, les difficultés de gestion du personnel, des résultats déficitaires, le non respect des procédures d'approvisionnement Dans la même logique les syndicalistes de la section filière coton, opposés au processus de privatisation, font l'objet d'une course assidue avec des propositions alléchante. Certains pointent un doigt accusateur est pointé vers l'actuel directeur général, Cheik Shéri Niaré, pour l'état actuel de l'Huicoma. Pourtant, celui-ci, pur produit de Boubacar Sada Sy, l'homme dont les qualités n'étaient plus à démontrer prêche désormais dans le désert l'Huicoma qui croule aujourd'hui sous plus de milliers de fûts invendus d'huile, de cartons de savon et d'aliment bétail dont une bonne partie vient d'être bradée à Bakoré Sylla. Une situation qui fait que la société vient d'adresser une correspondance à la CMDT pour l'arrêt de l'évacuation du coton graine à l'usine Huicoma de Koutiala pour les usines Cmdt de kignan, Larangana, Kimparana, Koutiala site et Koutiala IV. En d'autres termes, l'huicoma n'est plus en mesure d'acheter avec son fournisseur la quantité habituelle de coton graine. Contragant ainsi, Ousmane Amion Guindo a adressé une correspondance au ministre de lagriculture pour la recherche dautres clients pour les graines de coton. Par Youssouf Camara © Copyright L'Indépendant Nouvelles économiques du mois de mars Nouvelles économiques du mois de fevrier Nouvelles économiques du mois de janvier Nouvelles économiques du mois de décembre Nouvelles économiques du mois de novembre
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