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La cochenille farineuse menace la filière mangue Toute la filière mangue du Mali sera ruinée si rien n'est fait dans l'immédiat pour combattre la cochenille farineuse, une "nouvelle maladie" des manguiers, a-t-on appris lundi de sources en provenance de Bamako. La cochenille farineuse est un insecte peu visible. Elle couvre les branches et les feuilles du manguier d'un duvet blanc, formant un hamac cotonneux. Ce sont des insectes piqueurs et suceurs se nourrissant de la sève de l'arbre. Les déchets, sous forme de miellat gluant, fixe la poussière sur les feuilles de l'arbre, servant de nourriture pour des champignons qui forment de la fumagine. Cette fumagine bloque toutes les activités de photosynthèses de la feuille et de l'arbre, a expliqué Nangazana Koné, spécialiste en arboriculture fruitière au Centre Régional de la Recherche Agronomique (CRRA) de Sikasso, principale région pourvoyeuse du Mali qui produit chaque année plus de 200 000 tonnes de mangues, toutes espèces confondues. Selon M. Koné, cette nouvelle espèce de cochenille farineuse est venue de la Côte-d'Ivoire depuis les années 1999. Après plusieurs missions dans les plantations de Kadiolo (frontière ivoirienne), le Centre Régional de la Recherche Agronomique de Sikasso avait initié en 2000, un projet de lutte contre la cochenille. Mais ce projet n'a pas eu de financement en son temps, a-t-il déploré. Toujours selon ce spécialiste, la cochenille comme d'autres maladies de la mangue a toujours existé. "Mais l'apparition de cette forme très virulente, venue de la Côte d'Ivoire par le biais des importateurs ivoiriens qui débarquaient avec du matériel infecté dans les vergers maliens, risque d'anéantir la filière mangue si rien n'est fait", a-t-il averti. De son côté, le secrétaire général de l'union régionale des producteurs de mangues, M. Kélétigui Berthé, a déclaré que la production en mangues chuterait cette année de 50 % environ à cause de la cochenille farineuse. "Dans nos vergers on peut souvent compter 10 pieds de manguiers de suite, ne portant aucun fruit, c'est une catastrophe", a-t-il déploré. Selon le rapport général d'un atelier régional des acteurs de la filière mangue, tenu en novembre 2004, 35% seulement de la production de mangue au Mali sont commercialisés, 25% sont réservés à la consommation familiale et le reste 40% n'est pas utilisé, il est pourri dans les vergers et les marchés. Fin © Copyright Xinhuanet Nouvelles économiques du mois de mars Nouvelles économiques du mois de fevrier Nouvelles économiques du mois de janvier Nouvelles économiques du mois de décembre Nouvelles économiques du mois de novembre
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