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Fin de la table ronde de Genève: la récompense
de la crédibilité (L'Essor 02/04/2004) Au delà
de l'importance des contributions annoncées, la rencontre a confirmé
l'estime dont jouit notre pays auprès de la communauté internationale. "Leurs
annonces et déclarations d'intention révèlent que nous avons
été compris et que les institutions partagent nos préoccupations"
: ce commentaire positif du Premier ministre Ahmed Mohamed Ag Hamani qui conduisait
la délégation gouvernementale à la table ronde de Genève,
atteste du succès de cette rencontre de deux jours qui a pris fin mercredi. A
la cérémonie de clôture de cette cinquième table ronde
regroupant le gouvernement et les bailleurs de fonds, le Premier ministre a rappelé
que le gouvernement a passé en revue le bilan de ses efforts, les difficultés
et les défis qu'il doit relever et a exposé ses attentes vis à
vis de la communauté internationale afin qu'elle l'accompagne dans ses
efforts de développement. La rencontre a permis, selon lui, à notre
pays de mesurer l'ampleur de l'estime et de la confiance dont il bénéficie
auprès des partenaires à travers leur présence massive et
la qualité de la représentation. Le chef du gouvernement s'est
réjoui de l'appréciation positive de la plupart des partenaires,
à commencer par le PNUD, des progrès enregistrés par notre
pays en matière de démocratisation et de respect des libertés
fondamentales, de gouvernance politique, de réformes économiques
et de justice sociale. Soulignant cependant les insuffisances et le chemin qui
reste à parcourir, il a assuré que le Mali poursuivra ses réformes
et uvrera à toujours mériter la confiance dont il bénéficie.
Au nom du président de la République, Ahmed Mohamed Ag Hamani a
remercié l'ensemble des partenaires au développement ainsi que le
président Jimmy Carter et sa fondation. Le PM a également exprimé
sa gratitude pour les engagements souscrits dans le sens de la couverture de l'écart
de financement de 75 milliards de Fcfa dégagés pour le Tableau des
opérations financières de l'État (TOFE) au titre de l'année
2004. Il a, par ailleurs, souligné la nécessité d'approfondir
la réflexion à travers des consultations sectorielles. "En
ce qui concerne le suivi des conclusions et des recommandations, la création
d'un comité reste le meilleur gage pour la concrétisation de nos
engagements réciproques", a-t-il estimé, en soulignant que
ce comité devait nécessairement envisager une revue à mi-parcours
des résultats des présentes assises. Ahmed Mohamed Ag Hamani
s'est enfin félicité de la création d'un comité chargé
spécialement du suivi du CSLP et de la décision de tenir la prochaine
table ronde à Bamako en 2006, avant de renouveler ses remerciements aux
partenaires et particulièrement au PNUD qui n'a ménagé aucun
effort dans la préparation et la tenue de la conférence. Le directeur
général adjoint du PNUD, Zephirin Diabré, a, lui, salué
les résultats de la rencontre et remercié notre pays au nom de tous
les partenaires au développement. Envoyée spéciale F.
MAIGA ------------- Procédures harmonisées, aide réorientée
et 1276 milliards de fcfa promis D'importantes décisions et recommandations
ont sanctionné les travaux de la table ronde des bailleurs de fonds (TRBF)
pour le Mali. Le communiqué final issu de la conférence annonce
que le gouvernement et ses partenaires au développement ont décidé
de mieux coordonner leurs activités et de substituer progressivement les
procédures nationales à la multiplicité des procédures
des bailleurs de fonds qui complique la gestion du développement, retarde
l'exécution des programmes et des projets et augmente le coût des
transactions. Ce processus d'harmonisation implique non seulement une révision
systématique par les agences d'aide des modalités de leur assistance,
mais aussi une action du gouvernement pour renforcer la transparence et la fiabilité
des procédures nationales, précise le communiqué. Dans
cet ordre d'idées, le Mali s'engage à poursuivre ses reformes et
à mettre en place des systèmes plus rigoureux de suivi et d'évaluation.
Les partenaires, eux, entendent appuyer le CSLP dont l'exécution sera plus
efficace par la mise en cohérence des stratégies macro-économiques
et sectorielles et des programmes de dépenses publiques. Dans le cadre
du comité technique du CLSP, un groupe de travail examinera les moyens
concrets d'harmoniser les programmes et les procédures et de préparer
une réorientation progressive d'une partie de l'aide internationale sous
la forme d'une aide programme transitant par le budget. Les deux parties ont également
convenu de la nécessité de choisir des indicateurs de développement
appropriés. Les partenaires au développement ont réitéré
leur volonté de maintenir et d'augmenter l'aide en faveur de notre pays.
Pour 2004-2006, leurs déclarations d'intention se chiffrent globalement
à 2,4 milliards de dollars soit 1.276 milliards de Fcfa. Cette assistance
comportera une aide budgétaire non affectée qui pour 2004 comblera
l'écart de financement évalué par le TOFE (tableau des opérations
financières de l'État) pour environ 75 milliards de Fcfa. En
ce qui concerne le suivi de la table-ronde, la conférence a décidé
d'organiser au cours des deux prochaines années une série de consultations
sectorielles et thématiques dans les domaines de l'investissement au développement
institutionnel, du renforcement des capacités et de la décentralisation
du développement des infrastructures, de l'accès à l'eau
potable, du développement rural et de l'agriculture irriguée. La
prochaine table-ronde est prévue à Bamako en 2006. F. M. ©
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