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Renforcement des capacités de
l'État: un levier indispensable au décollage (L'Essor 25/04/2003)
"Qui veut aller loin ménage sa
monture". Le ministère délégué auprès
du Premier ministre chargé de la Réforme de l'État et des
Relations avec les Institutions en collaboration avec la primature met en pratique
cette vérité et s'attache à s'assurer le maximum de chances
de réussite dans sa mission de renforcement des capacités de l'État. Cette
question figure au cur d'un atelier national qui a débuté
hier au Palais des congrès sous la présidence du Premier ministre,
Ahmed Mohamed Ag Hamani. L'analyse de la situation dans les pays africains
en général débouche sur le constat d'institutions en perte
de vitesse et d'obstacles qui freinent leur développement. Ce diagnostic
vaut pour notre pays. La faiblesse de nos institutions et des ressources humaines
est symptomatique des difficultés dans lesquelles s'embourbe la mise en
uvre de nos politiques de développement. Les pouvoirs publics et
les partenaires au développement, conscients de cet état de fait,
se sont engagés à multiplier les efforts pour réduire notablement
ces handicaps. Un engagement qui nécessite de dresser l'état
des lieux dans le domaine, contribuer à la définition d'un processus
de renforcement des capacités, faire des propositions visant à mieux
articuler les actions gouvernementales dans le cadre d'une politique cohérente
essentiellement axée sur un partenariat équilibré des différents
secteurs d'interventions. Ce faisceau d'actions va converger vers la création
d'un environnement sécurisé et incitatif pour les investisseurs
tant nationaux qu'étrangers. Les aspects institutionnels de renforcement
des capacités et la participation des agences privées dans la politique
de formation des jeunes tressent les grandes thématiques qui meubleront
les exposés et débats. En outre le CAFPD (Centre d'analyse et de
formation des politiques de développement) partagera son expérience
en matière de mise en uvre de politiques de développement
avec les participants. Le Premier ministre Ahmed Mohamed Ag Hamani relèvera
que l'amorce d'un processus de croissance économique réductrice
de pauvreté nécessite des ressources humaines compétentes
et motivées et des institutions aux missions clairement définies.
Il soulignera les insuffisances qui persistent au niveau de la visibilité
et de la cohérence du processus de renforcement des capacités. Ce
domaine figurant parmi les priorités de l'action gouvernementale, le chef
du gouvernement tracera les contours de la politique de partenariat entre l'État,
la société civile, le privé et les autres partenaires. Cette
politique, expliquera Ahmed Mohamed Ag Hamani doit viser à consolider la
gouvernance démocratique, à construire une administration moderne,
efficace et promouvoir en sus un secteur privé dynamique et compétitif,
baromètre de la croissance économique. Badi Ould Ganfoud, le
ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé
de la Réforme de l'État et des Relations avec les Institutions,
notera que la réforme de l'État demeure la clef de voûte de
la démocratie et de la bonne gouvernance dans notre pays. Il s'est réjoui
de l'intérêt accordé à son département par les
autorités avant d'indiquer que la mise en uvre de bonnes politiques
de développement, mobilisera toutes les forces vives de la nation. Les
travaux qui devraient déboucher sur de meilleures orientations en matière
de renforcement des capacités et un cadre institutionnel favorable à
la mise en uvre des politiques de développement, prennent fin aujourd'hui. B.
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