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Interconnexion IKATEL-SOTELMA: il faudra
encore attendre (L'Essor 11/04/2003) L'absence
du nouvel opérateur à la cérémonie de signature du
protocole d'accord fait reculer l'échéance espèrée
par les usagers. Les consommateurs devront
patienter pour l'interconnexion entre la SOTELMA et l'opérateur privé
IKATEL. Et pour cause, ce dernier vient de faire une volte-face incompréhensible
C'est un renversement de situation que les consommateurs sauront apprécier.
En effet, jusqu'ici c'est la SOTELMA qui donnait l'impression de refuser l'interconnexion.
Au terme de longues et laborieuses négociations entre les deux parties
sous les auspices du ministre de la Communication et des nouvelles technologies
de l'information, et avec l'appui décisif du bureau exécutif de
l'UNTM, les différents protagonistes devaient se retrouver hier après-midi
pour signer un protocole d'accord. Mais les responsables d'IKATEL ont fait
faux-bond en demandant, semble-t-il, un délai supplémentaire de
réflexion. Il n'empêche, le document a été paraphé
par le ministre de la Communication et des nouvelles technologies de l'information
Gaoussou Drabo, le PDG de la SOTELMA Cheick Sidi Mohamed Nimaga, le secrétaire
général de l'UNTM Siaka Diakité et le secrétaire général
de la section syndicale de la SOTELMA, Youssouf Sangaré. Le protocole d'accord
s'articule autour de sept points. Il stipule que pour assurer l'équité
entre les deux opérateurs du secteur des télécommunications
et maintenir la loyauté dans la concurrence et ce, dans l'intérêt
supérieur des consommateurs, l'Etat s'engage à accorder à
la SOTELMA, préalablement à toutes les autres dispositions qui suivent,
des mesures dérogatoires par rapport à la passation de ses marchés
et la recherche du financement de ses investissements. L'Etat s'engage à
diligenter l'acquisition d'un centre de calcul par la SOTELMA. IKATEL, pour
sa part, s'engage à exécuter les dispositions de la décision
001/MCNTI-CRT (le Comité de régulation des télécommunications)
du 28 mars 2003 notamment l'adoption du préfixe 6 pour son réseau
mobile avant la signature de la convention d'interconnexion. IKATEL s'engage à
fournir à la SOTELMA jusqu'à la mise en service du centre de calcul
de celle-ci les données sur le trafic entre les deux opérateurs
en vue de leur vérification par échantillonnage avant tout reversement.
Les deux sociétés s'engagent en outre à activer les liens
de l'interconnexion dès la signature de la convention d'interconnexion. Enfin,
l'UNTM s'engage à veiller à la mise en uvre du présent
protocole dont toutes les dispositions entrent en vigueur dès sa signature. Le
ministre de la Communication et des nouvelles technologies de l'information Gaoussou
Drabo tout en regrettant l'absence des représentants d'IKATEL a indiqué
que tous les problèmes qui étaient posés sont traités
de la manière la plus réaliste dans ce protocole d'accord, en restant
dans le cadre strict de la légalité. Il a rappelé à
ce propos la décision de la CRT qui attribue le préfixe 6 au réseau
mobile IKATEL. Et cette disposition doit être respectée. Dans la
situation qui a prévalu, il y a eu aussi la volonté de l'Etat de
mettre la SOTELMA à hauteur de concurrence. Car, dira le ministre, la SOTELMA
est un des fleurons de notre économie et qui en dehors des activités
commerciales s'acquitte d'une mission de service publique. Ce protocole d'accord,
a-t-il souligné, est une main tendue qu'il a espéré que l'opérateur
privé appréciera. C'est aussi la volonté de ne pas pénaliser
les consommateurs. En tous les cas, aujourd'hui la SOTELMA établira toute
la journée des liens physiques d'interconnexion permettant à IKATEL
d'entrer dans son réseau avec le préfixe 6. Ses agents sont aussi
disponibles pour collaborer en ce sens avec leurs homologues de IKATEL. Cela est
un geste de bonne volonté que la SOTELMA effectue en dehors du protocole.
Et ce geste de bonne volonté possède une symbolique très
simple. Il montre que le réseau historique veut sauvegarder l'intérêt
du consommateur malien. Pour le ministre, le message fait à IKATEL est
l'avenir doit se construire sous le signe de la confiance partagée. Car
la concurrence n'exclue pas la confiance. Il est à espérer que la
situation se dénoue très vite car l'impatience des consommateurs
grandit au fur et à mesure que l'interconnexion tarde à se faire. S.
TOGOLA © Copyright L'Essor Nouvelles
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