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Recherche pétrolière: Quoi de neuf ? Cette analyse optimiste a été faite par Amadou Cissé, cadre de lAutorité pour la promotion de la recherche pétrolière au Mali (Aurep) le 19 mars dernier à la Maison de la presse. Cétait lors dun séminaire de formation organisé par lAurep à lintention des journalistes. Selon le directeur général de lAurep, Mamadou Simpara, ce séminaire sinscrit en droite ligne de la politique de communication dans le domaine de la recherche pétrolière que le ministère de lEnergie, des Mines et de lEau mène à travers lAurep. Son objectif principal est dexpliquer la sismique comme méthode dexploration et de parler des perspectives de la recherche pétrolière au Mali après en avoir fait le point. Ainsi, deux thèmes ont été exposés. Le premier portant sur lhistorique, la situation et les perspectives de la recherche pétrolière au Mali a été présenté par Amadou Cissé. Le second exposé par Idrissa Djibril Maïga concernait la sismique comme méthode dexploration pétrolière. A en croire Amadou Cissé, la recherche pétrolière dans notre pays est antérieure à laccession de notre pays à lindépendance. Cest la mise en évidence de la roche -mère qui a été le détonateur de la recherche des hydrocarbures dans le bassin de Taoudénit. Lexclusivité de la recherche pétrolière confiée à la Société nationale de recherche et dexploitation minières - Sonarem - avec laide de lassistance technique soviétique, a été renforcée en 1969 par ladoption du premier Code pétrolier. De 1970 à 2000, les travaux dexploration réalisés dans les bassins de Taoudénit et de Gao ont été jugés insuffisants pour évaluer de façon concrète le potentiel pétrolier des bassins sédimentaires. Cependant, le forage de Atouila a mis en évidence les argiles du silurien, roche - mère connue dans tout le Sahara. La période 2000 à 2004 a vu la réalisation de nouveaux travaux qui ont permis non seulement de numériser lensemble des anciennes données mais aussi de donner un nouvel élan à lexploration pétrolière. Il a été mis à la disposition des sociétés pétrolières de deux types de conventions: une convention de concession et une autre dite de partage de production. Actuellement, 19 blocs ont été octroyés à 13 sociétés ou associations de sociétés pétrolières. A la date du 15 mars dernier, le nombre de blocs non encore attribués était de 4 : les blocs 12 dans le fossé de Nara, 15 dans le bassin des lullemeden, 22 et 23 dans le bassin de Taoudénit. Aux dires de Amadou Cissé, les perspectives sont bonnes au regard des activités menées. Sur le plan de la promotion du secteur, lAurep est en train de mener plusieurs actions comme la mise en place de la banque de données pétrolières avec la numérisation des anciennes données et lintégration des nouvelles acquisitions sur le terrain par les différentes sociétés ; la conduite des travaux de reconnaissance géologique sur le terrain qui devront permettre de rehausser les connaissances sur certains blocs et den définir de nouveaux. Selon Amadou Cissé : toutes les actions présentement menées particulièrement par les sociétés sur le terrain permettent lespoir vers la découverte de gisements dhydrocarbures liquides ou gazeux dans notre pays. Assertions dailleurs confirmées par le Directeur général de lAurep, Mamadou Simpara : nos chances sont à 100% car toutes les conditions sont réunies. Idrissa Djibril Maïga a, lui, expliqué le principe de la sismique. Celui-ci, dit-il, repose sur lenvoi dans le sol dondes provoquées par une explosion ou une masse tombant sur le sol. Extrêmement coûteuse, la sismique permet, selon M Maïga, de construire une image du sous-sol et de définir les structures positives pouvant renfermer les hydrocarbures, suivre la continuité de la structure renfermant les hydrocarbures, faire une bonne programmation des forages pétroliers et mettre en évidence les hydrocarbures. Chiaka Doumbia © Copyright Le Challenger Archives |
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