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Recherche pétrolière: A la quête de lor
noir La mise en évidence, avant lindépendance, dargiles du silurien avec des valeurs de carbone organique total supérieures à 20 % (qui est perçu comme roche mère des hydrocarbures) dans le bassin de Taoudénit a été le déclic pour la recherche pétrolière au Mali. Après lindépendance, la Société nationale de recherche et dexploitation minières (SONAREM), sous une assistance technique soviétique, a pris la relève de la recherche. Ses travaux avaient abouti à la réalisation de 2 forages dans le bassin de Tamesna en 1964 et celui de Lullemeden (Gao) en 1967. Ces recherches qui tendaient déjà à certifier la présence de lor noir dans le nord malien ont amené le gouvernement à adopter le premier code pétrolier en mai 1969 qui sera amendé en avril 1970 pour ouvrir les bassins à tous les investisseurs potentiels. Cette ouverture aux capitaux privés a permis lacquisition de 7 permis dexploration par 6 sociétés qui réalisèrent des études prospectives sur 7000 Km dans le bassin de Taoudénit et 800 Km dans le graben de Gao et une couverture gravimétrique et aéromagnetique partielle du bassin de Taoudénit. Ces travaux ont permis de réaliser 3 forages entre 1979 et 1985. Mais ils étaient encore insuffisants pour évaluer correctement le potentiel pétrolier des bassins sédimentaires. Cependant, souligne les responsables de lAUREP, le forage de Atouila dans le bassin de Taoudénit a mis en évidence les argiles du silurien. En 1990, la coopération chinoise est intervenue à travers une étude des anciennes données géologiques et géophysiques et linterprétation de données issues de visite de terrain. Sept ans plus tard, une multinationale, Sahelian oil LTD, effectue des études dinterprétation danciennes données des bassins sédimentaires. Ces recherches seront couronnées par une convention détude qui a associé la direction nationale de la géologie et des mines du Mali et la société nationale algérienne SONATRACH et a permis dinterpréter des données de lensemble des bassins sédimentaires entre 2001 et 2003 en donnant un nouvel élan à lexploitation pétrolière dans notre pays. Les quatre bassins (Taoudénit, Gao, Nara et Tamesna), divisés en 25 blocs, sont mis à la disposition des sociétés pétrolières sous deux types de conventions : une convention de concession et une convention de partage de production. De nos jours, 19 blocs sont déjà octroyés à 13 sociétés ou association de sociétés pétrolières dont 13 conventions de partage de production et 6 conventions de concessions. Aussi, un bloc est réservé dans le cadre dune coopération avec une société vénézuélienne. Loptimisme se consolide de jour en jour dans la perspective de la recherche pétrolière et les premières conventions ont, selon lAUREP, atteint leur phase décisive sur le plan des travaux. En fait, le consortium de sociétés ENI (entreprise nationale italienne), SIPEX (filiale internationale de la SONATRACH) et la société australienne BARAKA mène actuellement une vaste campagne sismique dans les blocs 1, 2, 3, 4 et 9 dans le bassin de Taoudénit portant sur 6000 Km qui doit aboutir à la réalisation dune demi dizaine de forages en avril 2009. Aussi, les sociétés Mali oil development et Mali petroleum doivent entreprendre des travaux sismiques sur leurs blocs respectifs dici décembre 2008. Il faut souligner que lAUREP a mis en place un certain nombre dactions capitales à la promotion du secteur telles une banque de données pétrolières et lintégration de nouvelles stratégies de prospection par les sociétés ; la conduite des travaux de recherche géologiques pour mieux connaître les blocs prospecter et den définir de nouveaux ; une présentation régulière de lévolution du secteur qui doit soutenir une affluence sur les blocs libres. Pour instaurer une saine communication autour de cette recherche pétrolière, lAUREP a tenu un séminaire à lintention de la presse nationale le 19 Mars dernier. Le directeur général de lAUREP, Mamadou Simpara, a souligné que ce séminaire, qui intervient à la suite dune visite des installations des travaux sismiques de Taoudénit par le ministre de lénergie, des mines et de leau, Ahmed Sow, le 22 mars dernier, sinscrit en droite ligne de la politique de communication du ministère dans le domaine. Le chef du service géologie de lAUREP, Amadou Cissé, a expliqué que les travaux des sociétés qui sont sur le terrain entretiennent un espoir pour la découverte de gisement dhydrocarbures. En fait, la campagne sismique engagée par le consortium de sociétés ENI, SIPEX, BARAKA doit aboutir à la détermination et au suivi de la continuité de la structure renfermant les hydrocarbures ; à la bonne programmation des forages et à la mise en évidence de la présence dhydrocarbures, a précisé Idrissa Djibril Maïga, ingénieur géophysicien et représentant de lAUREP auprès des sociétés de prospection pétrolière dans le bassin de Taoudénit. Seydou Coulibaly © Copyright Le Républicain Archives |
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