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Situation économique : maintenir le souffle des réformes
(L'Essor 05/03/2008)

L'accélération de la mise en œuvre des actions de renforcement des régies financières, du mécanisme d'ajustement des prix des produits pétroliers aux cours mondiaux ainsi que la réforme de la Caisse de retraite s'avéreront déterminantes

L'économie du Mali a enregistré, au cours de la période récente, des taux de croissance relativement élevés à la faveur des réformes économiques entreprises. Entre 2001 et 2005, le taux de croissance du PIB, en termes réels, compte courant extérieur se sont établis, en moyenne sur cette période, respectivement à 7,4% contre 4,4% et 5,5% pour l'ensemble de l'Union. En 2006, les performances de l'économie du Mali portent l'empreinte de la bonne pluviométrie et de l'exécution du programme national d'infrastructures rurales, de la bonne orientation des cours mondiaux de l'or, ainsi que de la mise en œuvre du programme économique appuyé par la Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC), un guichet par lequel le FMI accorde des prêts assortis de faibles taux d'intérêt aux pays à faible revenu. Les programmes appuyés par la FRPC reposent sur des stratégies globales d'allégement de la pauvreté qui sont pilotées par les pays.
Le taux de croissance du PIB ressortirait à 5,0%, en termes réels, en repli toutefois par rapport à 6,1% réalisé en 2005. Ce rempli est dû, en partie, au retour au rythme de progression tendancielle de la production agricole. La contribution du secteur primaire se situerait à 1,8% contre 2,0% en 2005, en liaison essentiellement avec l'augmentation de 8,1% de la production vivrière, celle du coton étant demeurée quasi stable.
Le secteur secondaire contribuerait à la croissance à hauteur de 0,9 point, du fait de la hausse de la production d'or et de celle des bâtiments et travaux publics. La production d'or est estimée à 55,2 tonnes, en progression de 6,0% par rapport à l'année précédente, à la faveur de l'entrée en production de deux nouvelles mines d'or. La contribution du secteur tertiaire ressortirait à 2,3%, en liaison avec le développement de la téléphonie et la mise en œuvre des actions prévues dans le cadre du Projet d'amélioration des corridors de transports.
Les prix à la consommation ont connu une hausse modérée de 1,2% en 2006, contre 6,4% en 2005. La tendance à la hausse s'est poursuivie en 2006 et 2007. Cette situation doit à une forte tension des prix des produits de forte consommation sur le marché mondial. Toutefois, l'impact de la flambée des cours du pétrole sur les prix à la pompe a été limité par les mesures prises par l'État, en particulier, la révision à la baisse des droits et taxes sur les produits pétroliers et la hausse des subventions à la société nationale d'électricité.
Reflétant les actions entreprises par l'État pour faire face au choc pétrolier et la mise en œuvre des projets d'investissements publics, l'exécution des opérations financières de l'État se solderait par une aggravation du déficit budgétaire, hors dons, qui ressortirait à 8,7% contre 7,3% un an auparavant. Les dépenses s'accroîtraient de 17,0%, en liaison notamment avec la hausse de 22,0% des subventions et transferts, la poursuite du recrutement d'enseignants, l'exécution du programme national d'infrastructures rurales et l'aménagement du périmètre irrigué de Maninkoura. Les recettes budgétaires se sont ressenties de la persistance des difficultés de recouvrement des taxes douanières et des retards enregistrés dans la mise en œuvre des mesures de renforcement et d'information des régies financières.

Respect des critères de convergence. Ainsi, nonobstant l'accroissement des ressources liées au secteur minier, la hausse des recettes budgétaires serait limitée à 5,7%, largement en dessous de celle des dépenses. Le solde budgétaire de base demeurait positif ressortant à 0,5% du PIB. Le Mali serait l'un des États membres de l'Union qui respecteraient le critère du solde budgétaire positif, contenu dans le pacte de convergence de solidarité, de stabilité, de croissance et de solidarité.
Les allégements de dette obtenus au titre de l'IADM, d'un montant total de 1,085 milliards, portent sur des créances de 64,7 milliards du FMI, de 700,5 milliards de la Banque mondiale et de 320,0 milliards de la BAD. En raison de ces allégements, l'encours de la dette extérieure rapporté au PIB se situerait à 26,0 milliards en 2006 contre 60,8% en 2005.
La réduction des déséquilibres macro-économiques constitue une priorité de taille pour les autorités, pour permettre la poursuite des efforts entrepris dans le cadre de la stratégie de réduction de la pauvreté et assurer la viabilité de la dette en préservant les acquis liés aux allégements de dette obtenus. Dans ce cadre, l'accélération de la mise en œuvre des actions de renforcement des régies financières, du mécanisme d'ajustement des prix des produits pétroliers aux cours mondiaux ainsi que la réforme de la Caisse de retraite des fonctionnaires du Mali (CRM) s'avéreront déterminantes.
Les échanges extérieurs se solderaient par une réduction du déficit du compte courant, qui demeure toutefois important. Les exportations progresseraient de 34,7%, sous l'effet essentiellement de l'accroissement d'environ 50,0% des exportations d'or, induit par la hausse de 40,0% de son prix. Les ventes de coton enregistreraient une croissance de moindre ampleur (8,4%), en rapport avec l'évolution défavorable des cours mondiaux. Les importations se sont, pour leur part, accrues de 16,9% du fait essentiellement de l'alourdissement de la facture pétrolière (+31,1%) et des achats officiels, se replierait à 8,5% après 10,6% en 2005, encore au-dessus du seuil maximal de 5,0% retenu au niveau communautaire.
Le principal défi pour le Mali réside dans la mise en œuvre d'un cadre qui permettrait à l'économie de bénéficier davantage des effets induits du dynamisme du secteur aurifère. Bien que l'or représente plus de 60,0% des exportations, la nature enclavée du secteur qui exige des technologies à forte intensité capitalistique et dont le recours aux intrants locaux est très limité, réduit sa contribution au développement économique et social du pays. En outre, l'insuffisance des ressources humaines qualifiées et du capital financier limite les investissements des entrepreneurs nationaux dans le secteur. Une plus grande implication de ceux-ci pourrait permettre l'émergence d'exploitations de taille intermédiaire entre l'activité moderne et artisanale caractérisée par la faiblesse des moyens techniques mis en œuvre et des rendements. Des actions devraient être également menées en vue de l'accroissement de la valeur ajoutée de l'or, notamment par un appui plus important à la transformation locale (orfèvres, bijoutiers) et de la participation accrue des industries aurifères au développement local.
Au niveau du secteur cotonnier, deuxième poste des exportations après l'or, les autorités ont décidé du principe de la libéralisation totale de la filière et de l'octroi de permis l'exploitation à quatre sociétés privées d'égrenage dans la zone cotonnière. Depuis cette perspective, la situation financière de la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT), à travers notamment la formation du comité de trésorerie, mérite une attention particulière dans le contexte de baisse des cours mondiaux du coton.

une synthèse de A O. DIALLO
Source BCEAO

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