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Le Mali au Sia 2007 : La "pêche" aux
investisseurs
(L'Essor 12/03/2007)
Le Salon international de lagriculture de Paris permet d'exposer
des produits mais aussi de persuader d'éventuels investisseurs
d'étudier les opportunités d'affaire que recèle le
Mali
Le ministre de lIndustrie et du Commerce, Choguel Kokalla Maïga,
a visité mercredi le stand malien au Salon international de lagriculture
de Paris.
Accompagné de l'ambassadeur Mohamed Salia Sokona, Choguel Maïga
s'est rendu sur les espaces dexposition de Huicoma, de lOffice
de la Haute Vallée du Niger, de lOffice du Niger, de la CMDT
et des exportateurs de mangues. Il a dit son espoir de voir les produits
exposés attirer de potentiels investisseurs étrangers en
constatant que nos produits agricoles sont appréciés par
les visiteurs. Cet espoir, a-t-il relevé, correspond aux objectifs
de la Loi dorientation agricole (LOA) de faire de lagriculture
le moteur de la croissance économique du Mali. Les projets, programmes
et offices de développement agricole représentés
jouent le rôle que l'État attend deux, a indiqué
le ministre Maïga : présenter une bonne image et promouvoir
la destination "Mali".
Les produits exposés comme la mangue, lhuile de coton, le
sésame bio-équitable, les savons "Koulikoro",
le coton graine et en fibre doivent attirer lattention, inciter
les visiteurs à sinformer sur les opportunités possibles
dinvestissement et les convaincre d'effectuer une visite de terrain
pour vérifier sur place la somme de potentialités de notre
pays, a indiqué le ministre Maïga. "Ce nest pas
un nombre très important ou diversifié de produits à
exposer qui compte, mais plutôt la volonté de concentrer
les efforts en vue de focaliser lattention des investisseurs sur
ce qui permet de donner un élan novateur à notre économie",
a conclu Choguel Maïga à l'issue de sa visite.
Le Salon international de lagriculture de Paris n'est pas seulement
une exposition de produits mais aussi un forum qui persuadera d'éventuels
investisseurs d'étudier les opportunités d'affaire que recèle
le Mali. Yaya Diarra, le coordinateur national du Programme national dinfrastructures
rurales (PNIR) et Fafré Diarra, le directeur de laménagement
et du développement rural à l'Office du Niger, multiplient
par conséquent conférences et communications sur les possibilités
d'investissement dans notre pays, notamment à l'Office du Niger.
L'État a dégagé 444 hectares à Koumouna à
des conditions avantageuses que les investisseurs privés pourront
exploiter en respectant un cahier de charges, a indiqué le coordinateur
du PNIR, Yaya Diarra, dans une de ses communications. Pour accéder
à ces terres, les candidats doivent remplir des conditionnalités
techniques -expérience en matière dagriculture irriguée
et travail avec des équipements agricoles- et des conditions financières,
notamment disposer dune capacité financière suffisante
pour mener lentreprise, a précisé Yaya Diarra.
Koumouna, ajoutera Fafré Diarra, mettra à la disposition
des investisseurs un test daménagement de 30, 60 et 90 hectares.
Les conclusions de ce test détermineront les futures dispositions
à prendre en matière de financement daménagement
à lOffice du Niger. Il a indiqué que sa structure
avait besoin de capitaliser les expériences en matière dexploitation
agricole de grands producteurs.
Les investisseurs étrangers ne sont pas les seuls visés
par les opportunités offertes. LOffice du Niger a enregistré
à ce jour plus de 2000 demandes dinstallation de privés
maliens, des Maliens de lextérieur et des étrangers.
LOffice du Niger dispose actuellement de 82.000 hectares aménagés
sur un potentiel aménageable de 960.000 hectares.
Envoyé spécial M. COULIBALY
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