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Commerce extérieur - Les chiffres de 2005
Depuis 2001 la part du tertiaire dans le PIB malien atteint une moyenne annuelle de 25%. Elle se place en deuxième position après le secteur primaire. Le commerce extérieur pour sa part, contribue à la formation du PIB à hauteur de 55,42% en moyenne par an depuis 2000. Ce pourcentage accorde 24,94% aux exportations et 30,48% aux L'activité contribue à la formation du PIB à hauteur de 55% en moyenne depuis 2000 importations. Au total, au titre de l'année 2005, les intentions d'importation se sont chiffrées à 908,63 milliards de Fcfa. La valeur des importations à l'émission est supérieure à celle de 2004 de 18%.
En 2005, les intentions d'importation de véhicules et équipements, pièces détachées viennent en tête avec 224,97 milliards de Fcfa soit 24, 75%. La forte augmentation dans ce domaine s'explique par les gros efforts d'investissement nécessitant les importations de matériels d'équipement au niveau des grandes sociétés comme Ikatel, les sociétés minières, les entreprises de BTP. Les hydrocarbures constituent le deuxième poste le plus important avec 191,48 milliards de Fcfa soit 21,07%. Ce chiffre traduit moins l'augmentation des besoins énergétiques que la montée exceptionnelle des cours du pétrole en 2005. Les produits alimentaires se classent en troisième position. Le déficit pluviométrique de la campagne agricole 2004-2005 a fortement augmenté les besoins en importations de riz. Ils ont atteint 265.000 tonnes en 2005, contre moins de 73.000 tonnes en 2004. Les produits chimiques et pharmaceutiques avec 135, 56 milliards de Fcfa (14,91%) occupent la quatrième place et sont dominés par les engrais.
Les matériaux de construction viennent en cinquième position avec 134,87 milliards de Fcfa soit 14, 84%. Ils sont surtout constitués de ciment hydrauliques dont les quantités importées atteignent environ 600.000 tonnes. Par ailleurs, le volet Alimentation, boissons et tabac a enregistré des intentions d'importation de 151,18 milliards de Fcfa soit 16,63%. Ce pourcentage concerne les textiles et bonneteries, 19,25 milliards (2,11%), la librairie- papeterie 13,18 milliard (1,45%), les divers 38, 097 milliards de Fcfa (4,19 %).
LES PRINCIPALES ZONES DE PROVENANCE DE NOS IMPORTATIONS. Les pays de l'Union Européenne sont les principales zones de provenance de nos importations. La France se situe en tête dans ce domaine pour les produits alimentaires, (le lait, le sucre, la farine) les produits pharmaceutiques, les machines et les équipements divers. Les pays asiatiques, notamment la Chine sont privilégiés dans le secteur des produits alimentaires (riz, huiles alimentaire) et les produits divers. Les pays de l'Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) arrivent en tête pour les hydrocarbures, les matériaux de construction notamment le ciment hydraulique.
Les principaux produits maliens, l'or et le coton, sont exportés dans la zone hors UÉMOA. Les exportations du Mali sont dominées par l'or. Ce minerai occupe la première position avec 316,77 milliards de Fcfa soit 69,08%. Le coton et le bétail suivent avec respectivement 114,03(24,84%) et 10,33 milliards de Fcfa (2,25%). Par rapport à 2004, la valeur des exportations de 2005 a chuté de 7,44% environ à cause certainement de la baisse des exportations de bétail, 458,50 milliards de francs CFA en 2005, contre 495,35 milliards en 2004.
La balance commerciale reste déficitaire en 2005 de 50,48%. Ce déficit est plus important qu'en 2004 où les exportations couvraient 64,35% des importations. Cet écart pourrait s'expliquer par l'importation massive de céréales, notamment du riz et l'augmentation exceptionnelle du cours mon pétrole en 2005. Le commerce extérieur constitue la principale source des recettes budgétaires de l'Etat la perception des droits de douane et taxes assimilées les importations. En 20 recettes douanières ont sente près de 50% des recettes budgétaires totales.
Le secteur du commerce extérieur est aujourdhui perçu comme une source de croissance, de création d'emploi moyen efficace de lutte contre fraude.
Les programmes de développement par le commerce plus en plus initiés au plan multilatéral et bilatéral en faveur pays en développement cadre intégré ou l'initiative du Japon en faveur du développe ment par le commerce au Mali illustre cette nouvelle approche. F. Maïga © Copyright L'Essor Nouvelles économiques du mois de fevrier Nouvelles économiques du mois de janvier Nouvelles économiques du mois de décembre Nouvelles économiques du mois de novembre
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