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Situation économique et financière:
des performances soutenues (L'Essor 15/03/2004) Après les
bons résultats de 2003, les objectifs macro-économiques retenus
pour 2004-2006 visent notamment un taux de croissance du PIB réel de plus
de 5 % par an, un taux d'inflation en dessous de 3 % par an et un déficit
courant de la balance des paiements à moins de 7 % du PIB Réuni
le 11 décembre dernier, le conseil d'administration du Fonds monétaire
international (FMI) a décidé de poursuivre l'assistance financière
à notre pays, attestant ainsi de notre bonne santé économique
et financière, indique une note d'information du ministère de l'Économie
et des Finances. La note fait état de deux missions de revue du FMI, dont
une toute récente (10-24 février) qui ont confirmé ce constat
et relevé, pour 2003, une progression exceptionnelle de la production agricole,
elle-même due à une très bonne pluviométrie et aux
appuis financiers importants mobilisés auprès de la communauté
internationale. Ainsi, poursuit la note, le taux de croissance s'élève
à 6 % contre 3,2 % prévus initialement au programme et les recettes
budgétaires représentent 16,6 % du PIB contre 15,9 % en 2002. Les
résultats enregistrés dépassent donc les prévisions
notamment au plan de la fiscalité intérieure. La production de coton
graine s'est accrue de 38,4 % pour atteindre un niveau record de 610.000 tonnes,
consécutivement au relèvement du prix aux producteurs de 180 à
200 Fcfa par kg. L'effet combiné d'une plus grande offre de produits
céréaliers et d'une réduction des tarifs de télécommunication,
eau et énergie a entraîné une baisse moyenne de 1,3 % de l'indice
des prix à la consommation en 2003. Au niveau de la balance des paiements,
les termes de l'échange se sont appréciés légèrement
en raison de la remontée des cours de l'or et du coton. Le solde global
de la balance des paiements a été excédentaire étant
donné le niveau soutenu de l'aide extérieure. Selon la note d'information,
le gouvernement a atteint ses objectifs budgétaires pour l'année
2003. Le déficit global a été réduit de 2,2 % pour
s'établir à 5,1 % du PIB, contre une prévision de 8,3 %.
Le déficit primaire a représenté 0,2 % du PIB et a été
financé par des appuis budgétaires et par les financements obtenus
dans le cadre de l'initiative PPTE. Ainsi, le gouvernement a pu faire face à
l'amortissement de sa dette extérieure et a réduit ses engagements
intérieurs de 1,5 %. Les recettes budgétaires totales ont augmenté
de 13,7 % pour atteindre 16,6 % du PIB, reflétant l'intensification et
l'amélioration de la qualité des contrôles fiscaux, ainsi
que la mise en uvre de nouvelles mesures parmi lesquelles l'harmonisation
des taux d'imposition des bénéfices, le recensement informatique
des contribuables du secteur informel et l'application de nouveaux tarifs pour
les droits de timbre, énumère la note. Celle-ci ajoute que les
performances enregistrées par le secteur minier ont permis d'accroître
sa contribution aux recettes de l'État, soit 15,8 % des recettes budgétaires
totales. Pendant l'exercice écoulé, on apprend aussi que le gouvernement
a poursuivi la mise en uvre du programme de reformes structurelles. Au niveau
du secteur coton, la CMDT a réduit ses effectifs d'un quart et a adopté
un plan social financé en partie par le budget de l'État. La privatisation
d'Huicoma ainsi que des Aéroports du Mali est en cours, tandis que dans
les autres secteurs de l'économie, la mise en concession de la Régie
du chemin de fer du Mali a été achevée, permettant ainsi
à la société concessionnaire de démarrer ses activités
depuis le 1er octobre dernier. La gestion des dépenses publiques a été
marquée par "des progrès significatifs" assure la note.
La nouvelle nomenclature budgétaire, explique-t-elle, permet une plus grande
transparence des dépenses publiques, une meilleure identification des dépenses
sociales, de lutte contre la pauvreté et de celles financées sur
ressources PPTE. Elle consacre aussi une meilleure articulation entre la nomenclature
budgétaire et le Plan comptable de l'État. En vue d'harmoniser les
procédures d'exécution, de suivi et de contrôle du budget
de l'État, un manuel d'exécution des dépenses de l'État
a été élaboré, de même qu'une mercuriale de
prix pour permettre d'éviter toute surfacturation. D'autres "progrès
significatifs" ont été accomplis pour réduire la pauvreté,
tout comme la généralisation de l'éducation de base et la
réduction de l'écart entre filles et garçons, poursuit le
texte du ministère de l'Économie et des Finances. Les prévisions
pour 2004, assure-t-il, sont favorables et laissent entrevoir un taux de croissance
de 5 % compte tenu de l'impact positif sur le commerce, les transports et les
importations des revenus des agriculteurs qui ont substantiellement augmenté
en raison notamment d'une progression de près de 40 % de la récolte
de coton 2003-2004. Mais, avertit-il, seule une pluviométrie exceptionnelle
permettra de renouveler la performance de la campagne coton 2003-2004. Afin
d'atteindre l'objectif principal d'une croissance forte, durable et réductrice
de pauvreté, indique la note, le gouvernement a pris conscience de la nécessité
de maintenir un environnement macro-économique stable et de poursuivre
des réformes structurelles construites autour de trois axes prioritaires
du Cadre stratégique de lutte conter la pauvreté (CSLP) : le développement
institutionnel et l'amélioration de la gouvernance et de la participation
; le développement humain et le renforcement de l'accès aux services
sociaux de base ; le développement des infrastructures et des appuis aux
secteurs productifs. Après l'évaluation de la première
année de mise en uvre du CSLP, la note fixe les objectifs macro-économiques
retenus pour 2004-2006 comme suit : un taux de croissance du PIB réel de
plus de 5 % par an en moyenne, un taux d'inflation en dessous de 3 % par an et
un déficit courant de la balance des paiements (hors transferts officiels)
à moins de 7 % du PIB. Le gouvernement, promet le ministère de
l'Économie et des Finances, poursuivra la réforme du secteur financier
dans le cadre du Projet de développement du secteur financier (PDSF), afin
d'améliorer la viabilité, la performance et la compétitivité
du système financier dans son ensemble. Dans le domaine des structures
financières non bancaires, il conviendra notamment de procéder à
la restructuration du secteur de la protection sociale (l'Institut national de
prévoyance sociale et la Caisse de retraite du Mali) afin de rétablir
l'équilibre financier à moyen terme, explique la note. L'objectif
global de la politique structurelle est d'atteindre une croissance forte et durable
en améliorant l'absorption des chocs exogènes et en accroissant
la flexibilité de l'économie. Le ministère de l'Économie
et des Finances rappelle que notre pays a atteint le point d'achèvement
au titre de l'initiative PPTE renforcée en mars 2003, lui permettant en
particulier de réduire le ratio du service de sa dette en deçà
du seuil de 150 % des exportations. Le déficit constaté dans
la loi des Finances 2004 devra être financé par les appuis financiers
extérieurs, y compris les ressources PPTE. L'écart de financement,
avant appui financier, se chiffre à 72 milliards de Fcfa, dont 19,5 milliards
ont déjà été mobilisés. Afin de faciliter
la mise en uvre du programme, une cellule de suivi du programme macro-économique
sera installée au ministère de l'Économie et des Finances,
annonce la note d'information. Le renforcement de la gestion des dépenses
publiques sera poursuivi. L'interconnexion informatique des services du ministère
de l'Économie et des Finances permettra de disposer de bases de données
harmonisées et d'améliorer rapidement la gestion intégrée
des Finances publiques, conclut la note. © Copyright L'Essor
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