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Recherche petrolière au Mali: Ça promet La campagne de recherche pétrolière est entrée dans sa phase active avec le démarrage en décembre dernier dans le bassin de Taoudénit des sondages sismiques qui sétendront sur 6 000 km. Pour se faire une religion de lévolution des travaux de recherche sur le site, le ministre des Mines, de lEnergie et de lEau, à la tête dune importante délégation sy est rendu vendredi dernier. Pour sa première visite de terrain, le ministre des Mines, de lEnergie et de lEau, Ahmed Sow, naura pas attendu aussi longtemps pour se rendre à Taoudénit. Ayant fait de la recherche pétrolière une priorité de son département à travers lAutorité pour la promotion de la recherche pétrolière (Aurep), il a effectué un voyage qui la conduit le 22 février dernier sur les sites sismiques de la zone de Taoudénit (région de Tombouctou) où la recherche pétrolière continue son petit bon homme de chemin. A travers cette visite menée au pas de charge en plein cur du désert, le ministre Ahmed Sow accompagné du gouverneur de la 6e région, du directeur général de lAurep et des promoteurs pétroliers a voulu à la fois constater de visu lévolution des travaux de la campagne de recherche pétrolière et prendre langue avec les travailleurs. A ce jour, notre pays dispose de 4 bassins repartis en 25 blocs. Il sagit des bassins de Taoudénit, de Tamesna dans la région de Kidal, du graben de Gao et du fossé de Nara. Sur les 25 blocs, 22 ont déjà fait lobjet de conventions et la recherche est engagée sur 5 blocs notamment ceux de Taoudéni. Eni, Sonatrach, Baraka sont les trois entreprises internationales présentes au Mali pour mener la phase sondage sismique. Constitué de 5 blocs, le bassin de Taoudénit tel que présenté au premier responsable des Mines, de lEnergie et de lEau représente 192 000 km2 sur lesquels 6 000 km seront concernés par les sondages sismiques contre 700 km dans lengagement initial. Ce faisant, les promoteurs pétroliers en loccurrence Eni qui est une entreprise nationale dhydrocarbure italienne et principal maître duvre et Sonatrach dAlgérie veulent mettre de la chance de leurs cotés afin de découvrir dans un avenir pas lointain le pétrole. Le projet a marqué des performances dautant que sur les 6 000 km concernés par les tracées sismiques, un taux dexécution de 24 % a été atteint dans cette zone caractérisée par un climat sec et dur. Mieux, les premiers forages verront le jour courant 2008. Lenveloppe financière prévue à cet effet se chiffre à 35 millions de dollars soit plus de 15 milliards de F CFA. Le pétrole peut jaillir Au cours de sa visite éclaire, le ministre sest rendu sur le site où sont garés les engins vibrateurs qui font trembler le sol pour savoir sil existe quelque chose en profondeur. Les données de ces vibrations sont interprétées dans un laboratoire qui a également reçu la visite du ministre. Très loin du sud certes, les promoteurs pétroliers qui mènent darrache-pied les sondages sismiques ne sont guère isolés pour la simple raison quils disposent des appareils de dernière génération pour interpréter des données à partir des vibrations. Sur le site travaillent actuellement 380 travailleurs dont 124 Algériens expatriés. Quant aux éléments de protection, ils sont au nombre de 145 et lon dénombre une soixantaine dengins déployés pour la recherche du pétrole. Au regard de limmensité des efforts déployés sur le terrain, tout porte à croire que Taoudénit nest pas que tristement célèbre (à cause de sa bagne des années 1960 à 1992) mais également une zone disposant dénormes potentialités même sil est admis que la recherche pétrolière est une uvre de longue haleine. Réconforté dans sa conviction quun jour le pétrole peut jaillir au Mali, le ministre des Mines, de lEnergie et de lEau, qui était allé voir et entendre na pas fait mystère de sa satisfaction. « Je dois dire que cette visite a été impressionnante. Nous avons eu à constater que nous avons affaire avec de très grands professionnels. Il faut savoir que le bassin de Taoudénit est constitué de 5 blocs. Et que cest parce que les 5 blocs représentent à peu près 192 000 km2. Ils vont faire des recherches sur 6000 km. Cela va représenter 35 millions de dollars. Le consortium qui est chargé de lexploitation de ces données est constitué par le groupe Eni qui est la 6e compagnie mondiale, par Sonatrach qui est la première compagnie pétrolière en Afrique et la dixième dans le monde et par Baraka qui a découvert le pétrole en Mauritanie. Les équipements les plus modernes que nous avons vu autorisent à dire quil y a vraiment un grand espoir pour la recherche », a laissé entendre le ministre Ahmed Sow. uvre de longue haleine, la recherche pétrolière commence par linterprétation des données géologiques suivies des levées aéroportées qui seront par la suite interprétées. Pour le visiteur, il ny a pas eu de retard à proprement parler dans le chronogramme établi sagissant de la réalisation des forages mais juste un changement dapproche. « Auparavant le planning avait été arrêté par Baraka. Mais quand les grandes compagnies comme Eni et Sonatrach sont arrivées, lengagement qui avait été pris était sur 700 km. Pour se donner toutes les chances, ils ont décidé de porter cela à 6 000 km. Cest dire quil est normal que cela prenne du temps », a justifié le ministre. Mohamed Daou © Copyright Les Echos Archives |
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