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Privatisation de la Sotelma: Le "non" du Synatel
Dans la lettre, adressée au ministre de la Communication et des Nouvelles technologies, Mme Diarra Mariam Flantié Diallo, le Synatel (lun des deux syndicats de la Sotelma affilié à la CSTM) dit « niet » à la privatisation de la société. Cette « vente » de la Sotelma suscite des inquiétudes tant au sein des consommateurs de téléphonie mobile que des travailleurs de la société. Les travailleurs de la Sotelma estiment que « les conditions dune bonne privatisation de la Sotelma ne sont pas encore remplies ». Ils évoquent notamment « louverture du secteur des communications avant la privatisation de la Sotelma avec à la clé loctroi de tous les segments et linternational aux privés et à des prix modiques ». Faut-il dire à propos des prix de cession des segments que, selon le Réseau malien des consommateurs de téléphonie mobile (Rematecom) tous nos segments seraient vendus à 30 milliards, alors quau Sénégal voisin un seul segment de GSM se serait vendu à 100 milliards. Inquiétudes Lautre inquiétude des travailleurs réside dans le fait, expliquent-ils dans leur correspondance, «quaucun optimisme nest permis pour les travailleurs eu égard au nombre dagents qui seront licenciés, les emplois qui seront supprimés et au mode de financement dun plan social». Mais les travailleurs ne sont pas foncièrement contre la privatisation. Ils préconisent des solutions alternatives. Une de ces solutions alternatives est que lEtat cherche un partenaire stratégique pour la Sotelma comme cela a été le cas en Guinée, en Gambie, au Togo et au Burkina Fasso. Lautre solution préconisée par les travailleurs serait que lEtat renégocie la première licence accordée afin de réorganiser le secteur. En effet, le syndicat de la Sotelma estime que leur concurrent (NDLR : Orange-Mali) a tellement pris davance quaucun autre privé ne peut lui faire face. Les travailleurs de la Sotelma ne sont pas les seuls à sopposer à la privatisation dans les conditions suscitées auxquelles il faut ajouter une crise de trésorerie due en grande partie aux créances de lEtat. La semaine dernière, le Réseau des consommateurs de téléphonie mobile était aussi monté au créneau pour attirer lattention de lopinion publique sur ce dossier brûlant qui, mal diligenté, aura des conséquences certaines sur léconomie et le social. Denis Koné © Copyright Les Echos Archives |
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