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Privatisation de la Sotelma: Le "non" du Synatel
(Les Echos 20/02/2008)

Les travailleurs de la Société des télécommunications du Mali (Sotelma), regroupés au sein du syndicat national des télécommunications (Synatel), s’élèvent contre la privatisation de leur service, dont selon eux, les conditions ne sont pas réunies. La Sotelma, selon le calendrier du gouvernement et les partenaires financiers, sera privatisée en fin 2008. Dans une correspondance parvenue à notre rédaction, les travailleurs dénoncent les conditions dans lesquelles l’Etat veut opérer cette privatisation.

Dans la lettre, adressée au ministre de la Communication et des Nouvelles technologies, Mme Diarra Mariam Flantié Diallo, le Synatel (l’un des deux syndicats de la Sotelma affilié à la CSTM) dit « niet » à la privatisation de la société.

Cette « vente » de la Sotelma suscite des inquiétudes tant au sein des consommateurs de téléphonie mobile que des travailleurs de la société.

Les travailleurs de la Sotelma estiment que « les conditions d’une bonne privatisation de la Sotelma ne sont pas encore remplies ».

Ils évoquent notamment « l’ouverture du secteur des communications avant la privatisation de la Sotelma avec à la clé l’octroi de tous les segments et l’international aux privés et à des prix modiques ».

Faut-il dire à propos des prix de cession des segments que, selon le Réseau malien des consommateurs de téléphonie mobile (Rematecom) tous nos segments seraient vendus à 30 milliards, alors qu’au Sénégal voisin un seul segment de GSM se serait vendu à 100 milliards.

Inquiétudes

L’autre inquiétude des travailleurs réside dans le fait, expliquent-ils dans leur correspondance, «qu’aucun optimisme n’est permis pour les travailleurs eu égard au nombre d’agents qui seront licenciés, les emplois qui seront supprimés et au mode de financement d’un plan social».

Mais les travailleurs ne sont pas foncièrement contre la privatisation. Ils préconisent des solutions alternatives. Une de ces solutions alternatives est que l’Etat cherche un partenaire stratégique pour la Sotelma comme cela a été le cas en Guinée, en Gambie, au Togo et au Burkina Fasso.

L’autre solution préconisée par les travailleurs serait que l’Etat renégocie la première licence accordée afin de réorganiser le secteur. En effet, le syndicat de la Sotelma estime que leur concurrent (NDLR : Orange-Mali) a tellement pris d’avance qu’aucun autre privé ne peut lui faire face.

Les travailleurs de la Sotelma ne sont pas les seuls à s’opposer à la privatisation dans les conditions suscitées auxquelles il faut ajouter une crise de trésorerie due en grande partie aux créances de l’Etat.

La semaine dernière, le Réseau des consommateurs de téléphonie mobile était aussi monté au créneau pour attirer l’attention de l’opinion publique sur ce dossier brûlant qui, mal diligenté, aura des conséquences certaines sur l’économie et le social.

Denis Koné

© Copyright Les Echos

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