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L'or malien: si l'or malien était coté à la bourse?
(L'Essor 13/02/2008)

Notre pays occupe actuellement la deuxième place, après le Ghana, parmi les pays producteurs d'or dans la sous-région.

Cela permettra à l'État d'améliorer son portefeuille et d'élargir l'éventail du partage des dividendes
On assiste actuellement à la montée du prix de l'or sur le marché mondial. Mais paradoxalement l'apport du métal jaune sur notre économie n'évolue pas. Le Mali se contente des dividendes de ses 20% dans le capital des société minières. Ces bénéfices sont répartis entre les recettes fiscales versées au trésor public, la masse salariale partagée entre les travailleurs, la part patronale payée à l'Institut national de prévoyance sociale (INPS). La production malienne de métal précieux est importante. Notre pays occupe actuellement la deuxième place, après le Ghana, parmi les pays producteurs d'or dans la sous-région.
Actuellement, l'or est le produit, le plus coté sur le marché des matières premières. Depuis plusieurs mois, son prix s'est hissé dans le sillage des 900 dollars l'once, environ 450 000 Fcfa. Les incertitudes sur le marché pétrolier, sont liées à l'instabilité politique et à la menace terroriste dans certaines régions productrices de l'or noir. La chute du dollar par rapport à l'euro et récemment le crash boursier aux États-Unis et sur plusieurs places boursières en Europe, au Japon et dans presque tous les pays émergents, dû à la crise du subprime aux États-Unis ont stimulé le cours de l'or. Il devient une valeur de refuge pour les investisseurs.
Le directeur par intérim de la Société de gestion et d'intermédiation (SGI-Mali), Makan Macalou estime que l'État malien peut valoriser sa part dans le capital des compagnies minières, en cotant à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) d'Abidjan. Les bénéfices tirés de la vente de ses actions permettront d'améliorer les recettes de l'or dans le trésor public. Il peut également exiger de ces compagnies la cotation à la BRVM pour permettre aux investisseurs privés maliens de prendre des parts dans leurs capitaux.
Depuis quelque mois, des voix s'élèvent au sein de la société civile malienne et étrangère pour réclamer une meilleure traçabilité des recettes générées par l'exploitation de l'or dans les ressources publiques. Les contestataires exigent également plus de justice à l'égard des populations riveraines des mines, dans la partition des ressources de l'or. Lors des cérémonies de présentation des voeux 2008 au président de la République, le président du Conseil national de la société civile, Allaye Touré, a suggéré au chef de l'État de revoir le Code minier, afin de rehausser la part de l'État dans les recettes des compagnies minières installées dans notre pays. En 2007, l'or a rapporté au trésor public environ 57 milliards de Fcfa, sans compter les recettes indirectes et la masse à partager en terme de salaires entre les travailleurs.
Avant la transformation de la bourse d'Abidjan en BRVM, le président Houphouet Boigny avait exigé la même chose aux entreprises installées en Côte d'Ivoire. L'exigence du président Boigny visait à instaurer en Côte d'Ivoire, une véritable culture d'entreprise et une tradition boursière. L'objectif étant d'asseoir une économie de marché dynamique en Côte d'Ivoire, la locomotive de l'économie sous-régionale. A ce jour, parmi les entreprises cotées à la bourse, la majorité est ivoirienne. Elles sont 14 unités industrielles ivoiriennes à constituer l'indice BRVM 10 : SICABLE, CEDA, FILTISAC, NEI, NESTLE, CROWN, SIEM, SAGECO, SIVOA, SOLIBRA, SMB, SITAB, TRITURAF, UNILEVER et UNIWAX.
Au Mali, seules la Banque nationale de développement agricole (BNDA), la Bank Of Africa (BOA), la SEMA et une société pétrolière de distribution sont présentes sur le marché des emprunts obligataires. La cérémonie d'admission de l'emprunt SEMA (6,85% 2007-2012) à la cote BRVM a eu lieu à l'hôtel Azalaï Salam. L'antenne nationale de la bourse, logée dans un bureau exigu du bâtiment abritant la Chambre de commerce et d'industrie du Mali (CCIM), sombre petit à petit dans la léthargie.
Le représentant de la BRVM au Mali, Diéri Bocoum et son courtier sont au bord du découragement, faute d'activité. Et pourtant le Mali regorge d'hommes d'affaires talentueux et des opportunités à revendre. L'or seul suffit pour mettre notre économie sur orbite. A ce jour, il constitue le principal produit d'exportation malien. Il contribue pour une large part au produit intérieur brut (PIB). La volonté de transparence des autorités est manifeste dans la gestion de ces ressources de l'or. Le gouvernement, pour réussir ce challenge, doit faire des ouvertures en direction de la bourse pour mieux vendre notre or. En cette période d'incertitude sur le marché boursier des pays développés et des pays émergents, l'or malien peut constituer un terreau fertile pour les investisseurs étrangers. A la condition d'être coté à la bourse.

A. O. DIALLO

© Copyright L'Essor

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