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Filière coton: la privatisation se prépare
(L'Essor 14/02/2008)

Les producteurs d'Afrique bénéficient de l'appui de l'ONG Oxfam dans la perspective de la reprise des sociétés cotonnières par les privés.
Le secteur cotonnier du Mali, comme celui de l'Afrique d'une façon générale traverse, depuis quelques années une zone de turbulences qui n'est pas près de prendre fin. La crise profonde que connaissent les filières cotonnières africaines suscite des inquiétudes croissantes chez les producteurs. Cette angoisse est alimentée par des facteurs exogènes comme la baisse continue des cours de la fibre sur le marché international, la hausse vertigineuse du prix du baril de pétrole qui a des répercussions fâcheuses sur le coût des intrants, la faiblesse continue du dollar par rapport à l'euro qui est la monnaie d'arrimage du Fcfa et les subventions accordées aux producteurs cotonniers occidentaux qui faussent le jeu de la libre concurrence. Sur ces facteurs, les producteurs et les autres acteurs des filières africaines n'ont aucune emprise.
Ce marasme persistant a incité à tester des solutions au premier rang desquelles, la privatisation. Des pays ont déjà sauté le pas avec plus ou moins de réussite. Ceux qui s'apprêtent à franchir le Rubicon, vivent dans l'anxiété et dans les questionnements. C'est le cas de notre pays.
La réflexion est ainsi en cours pour appliquer la meilleure formule possible à une privatisation de la CMDT devenue inéluctable. Elle s'accompagne de nombre d'initiatives parmi lesquelles celle de l'ONG Oxfam Grande Bretagne qui a décidé de voler au secours des producteurs en proposant des alternatives au délaissement de la culture du coton. Oxfam a initié un programme régional coton d'une durée de cinq ans (2007-2012) avec un financement de plus de 4 milliards de Fcfa. Ce programme va s'attacher à assurer de meilleurs revenus et une plus grande sécurité des moyens d'existence pour 200.000 agriculteurs pauvres, en particulier des femmes, dans les régions cotonnières de notre pays à travers des pratiques de production plus viables et des organisations locales, nationales et régionales de producteurs renforcées d'ici 2012. Le Mali est le pays cible de ce programme en raison des réformes sectorielles qui sont en cours et le niveau de développement des organisations paysannes. Il mettra l'accent sur les moyens d'existence dans les régions sud de Sikasso et de Koulikoro durant les deux premières années et s'étendra à d'autres régions à partir de 2009.
Le programme met l'accent sur l'amélioration des capacités des producteurs de coton de l'Afrique de l'ouest à travers un renforcement organisationnel et des actions collectives des associations paysannes. Une plus grande population de producteurs aura un accès accru à l'information sur de nouvelles technologies et pratiques de production, les tendances politiques et environnementales.
Les organisations paysannes partenaires auront un rôle de première importance à jouer dans l'offre directe de services à leurs membres, dans la conduite des activités de plaidoyer, le suivi-évaluation et les rapports d'activités et financiers. Le programme travaillera en étroite collaboration avec les organisations et partenaires comme le Mouvement biologique du Mali (Mobiom), l'Association des organisations professionnelles paysannes (AOPP), l'Association des producteurs de coton africains (AProCA), Enda dialogues politiques, Helvetas, la coopération néerlandaise SNV et Oxfam Grande Bretagne et Etats-Unis d'Amérique.
Tchassé Coulibaly, producteur de coton de la zone de l'Office de la Haute vallée du Niger (OHVN) et membre de l'AOPP, estime que ce programme permettra aux organisations de cerner avec précision les contours de la privatisation, de renforcer les compétences des membres des coopératives pour faire face à cette échéance.
Sur l'aspect de la privatisation, le représentant du Mobiom a révélé que les producteurs de coton biologique et de coton équitable redoutent que les repreneurs des filiales de la CMDT introduisent le coton génétique qui est incompatible avec leurs pratiques culturales. Car le cahier de charges pour la culture du coton biologique interdit strictement la proximité des champs de coton biologique pour éviter la contamination. Il craint que l'élan du coton biologique ne soit brisé si des dispositions ne sont prises pour préserver ses zones de culture. Environ 5000 producteurs des zones de Garalo, Kolondiéba et Yanfolila, avec une possible extension vers Siby et Kita, produisent du coton bio.
Pour sa part, François Traoré, président de l'AProCA et président de l'Union nationale des producteurs de coton du Burkina Faso, a jugé que le programme régional d'Oxfam allait capitaliser les expériences de privatisation des filières cotonnières en Afrique de l'ouest et du centre et organiser des débats à tous les échelons de producteurs afin de les aider à décider. Mme Saly Baden, responsable programme coton de Oxfam, a estimé, pour sa part, que ce n'est pas parce que les filières africaines traversent des difficultés que l'avenir du coton est sombre. Une fois les difficultés levées, le coton africain peut et doit retrouver son lustre d'antan sur le marché international, a-t-elle conclu.

M. COULIBALY

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