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Industries extractives : La transparence dans les comptes
(L'Essor 26/02/2007)

Les ressources générées par l'exploitation minière doivent être connues et publiées afin d'en garantir une utilisation au bénéfice du plus grand nombre

L'atelier sur les initiatives de transparence des industries extractives s'est achevé mercredi. Après deux jours de réflexion avec les acteurs concernés, des objectifs ont été fixés pour la concrétisation du projet de transparence adopté en août 2006 par le Mali.
L'extraction de l'or au Mali représente durant la dernière décennie, la ressource la plus importante pour notre pays, devant le coton. Les exportations d'or sont passées de 18% à 65% en six ans et ont contribué pour 12,4% au PIB en 2004. La contribution de l'or au PIB en 2002 représentait seulement 2,9%, une ascension fulgurante qui mérite d'être suivie.
Dans ce contexte particulier il en va dans l'intérêt du pays de préserver les revenus générés par cette richesse et les emplois créés. Il existe 200 000 exploitants miniers et ce nombre comme celui des investisseurs étrangers, séduits par un code minier attractif, ne cesse d'augmenter.
L'Initiative de transparence des industries extractives (ITIE) va dans le sens de la préservation du patrimoine, de sa sécurisation face à l'emprise des investisseurs étrangers. Les objectifs fixés à l'issue de ces deux journées veulent favoriser le bon usage des richesses afin qu'elles soient un moteur pour la croissance, contribuent au développement du pays et, à terme, s'imposent comme un instrument de réduction de la pauvreté. En ce sens les recommandations préconisent un appui institutionnel comprenant un comité de supervision, un secrétariat et un comité national de pilotage assurant le choix d'un auditeur, une stratégie de communication et la publication des résultats.
André Traoré, le secrétaire général du ministère de Mines, de l'Énergie et l'Eau, qui présidait la cérémonie clôture, a salué une initiative qui participe de la bonne gouvernance et accroit la confiance entre la population et les pouvoirs publics. La traçabilité financière des ressources générées par l'exploitation minière, gazière et pétrolière pourrait garantir la bonne utilisation des revenus et assurer la croissance économique du pays.
Le représentant de la société civile, Tiemoko Shaba Sangaré, également directeur exécutif du Fonds pour le développement du Sahel, a insisté sur les informations à fournir à la société civile et sur la publication des paiements des sociétés et des revenus perçus par le gouvernement.
La route est encore longue mais les partenaires au développement, la Banque mondiale, l'Union européenne et l'Usaid accompagnent l'initiative. "Le gouvernement s'engage à observer toutes les recommandations des travaux de l'atelier" a promis le représentant du ministère des Mines. La démarche s'inscrivant dans la durée, le gouvernement doit administrer la preuve de son engagement.

Hélène Bourgon

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