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Oxfam exige des comptes clairs sur l’or malien
(Les Echos 01/02/2007)

L’or a surpassé le coton en tant que principal produit d’exportation du Mali, mais la transparence fait défaut dans la publication des revenus miniers.

Oxfam/USA se propose d’organiser aujourd’hui une conférence de presse pour prendre à témoin l’opinion sur la non transparence de la gestion des revenus tirés de l’or. Au niveau mondial, une campagne est lancée dans ce sens, avec pour slogan : « Publiez ce que vous payez ».

« Les exportations d’or au Mali ont plus que triplé au cours de la dernière décennie et pourtant les citoyens n’ont tiré que d’infimes avantages des revenus miniers », rapporte l’organisation internationale de secours et d’aide au développement Oxfam America dans son dernier rapport.

Le lancement de ce rapport aura lieu aujourd’hui au cours d’un atelier de deux jours qu’organisent Oxfam et la Fondation pour le développement du Sahel, sur les questions de transparence des revenus miniers. L’atelier est conduit en collaboration avec la campagne mondiale : « Publiez ce que vous payez ».

Pour Mamadou Bitèye, directeur régional d’Oxfam/America, « l’or est devenu la pierre angulaire de l’économie malienne ». Dès lors, « les compagnies minières doivent être transparentes et démontrer aux citoyens comment ils bénéficieront réellement de ce boom ».

Le Mali est actuellement le 3e plus grand exportateur d’or en Afrique, derrière les plus grands exportateurs mondiaux que sont l’Afrique du Sud et le Ghana. « Les exportations d’or du Mali ont plus que triplé entre 1996 et 2002, passant de 18 % à 65,4 % », déclare Keith Slack, conseiller politique principal d’Oxfam/America dans un communiqué qui nous est parvenu. « Pourtant, le Mali demeure en queue de peloton dans l’Indice de développement humain des Nations unies, en se plaçant au 175e rang sur 177 pays en 2006 ».

Les lois et règlements qui constituent le code minier du Mali ont créé un ensemble complexe de taxes, droits et redevances qui sont effectivement incompréhensibles pour ceux qui n’ont pas une formation technique. Le faible taux d’alphabétisation, la faiblesse des infrastructures physiques et les moyens de communication électronique inappropriés font qu’il est presque impossible aux citoyens d’avoir des informations complètes et claires sur les revenus et sur la manière dont ils sont dépensés afin d’en faire bénéficier le public.

« 80 % des Maliens continuent à vivre en dessous du seuil de pauvreté », déclare Tiémoko Sangaré, secrétaire exécutif de la Fondation pour le développement du Sahel qui est un partenaire d’Oxfam/America. « Pourtant, l’or est passé de 2,9 % du produit intérieur brut du pays en 2002, à 12,7 % en 2004. Où vont les profits ? ».

Une nébuleuse

Dans son dernier rapport, Oxfam/America formule plusieurs recommandations pour accroître la transparence dans le secteur de l’exploitation aurifère au Mali. Les recommandations qui visent des entités comme la Banque mondiale et le gouvernement du Mali comprennent les points suivants :

- Les projets financés par la Banque mondiale doivent exiger la publication régulière des données concernant les revenus perçus et dépensés. De plus, la Banque mondiale doit impliquer la société civile et les organisations non gouvernementales dans le processus de révision du code minier malien qu’elle a entamé en 2005.

- Le code minier en vigueur au Mali devrait exiger du gouvernement de même que des compagnies minières qu’ils publient les flux de bénéfices. Les dispositions pour ce processus devraient être rendues publiques afin de donner aux citoyens l’occasion de participer au processus de prise de décision et de pouvoir tenir les compagnies minières ainsi que les autorités élues pour responsables de la répartition et de l’utilisation appropriées des revenus miniers.

- Le gouvernement du Mali devrait simplifier la publication de ses rapports d’information sur les revenus fiscaux perçus de l’exploitation minière et la distribution de ces revenus.

- Le gouvernement du Mali devrait engager la société civile dans la mise en œuvre de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE).

La campagne « Publiez ce que vous payez » vise à aider les citoyens des pays pauvres, mais qui sont riches en ressources à tenir leurs gouvernants pour responsables de la gestion des revenus tirés du pétrole, du gaz et des industries minières.

La coalition « Publiez ce que vous payez », forte de 300 ONG, lance un appel pour la publication obligatoire des paiements effectués par les sociétés pétrolières, de gaz et les compagnies minières, à l’ensemble des gouvernements pour l’extraction des ressources naturelles.

Alexis Kalambry

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