IN ENGLISH
EN FRANCAIS
EN ESPANOL

Recherche annuaire:
Par raison sociale:
Par téléphone:
Par produits:
Par ville:
CVthèque
Nouvelles Entreprises
Nouvelles Economiques
Inscription dans l'Annuaire
Contactez Nous
  
    
    
    
    
  

MALIPAGES.COM



DIAGO - EAU MINERALE NATURELLE


Forum de Bamako - privatisations : les causes de l'insatisfaction
(L'Essor 23/02/2004)

Elles devaient promouvoir les emplois privés et améliorer la productivité des unités industrielles. Elles ne l'ont pas fait dans la plupart des cas
Depuis près de deux décennies, nos pays (à l'exception du Botswana qui n'a enregistré aucune privatisation jusque là) sont engagés dans un processus de privatisation des entreprises publiques. 48 pays de la région subsaharienne dont le nôtre, sont concernés par le phénomène.
Aujourd'hui la nécessité s'impose de poser un diagnostic rigoureux de la situation, afin de déterminer les véritables enjeux de la privatisation pour notre continent.

Gouffres financiers- Pour mieux cerner le phénomène un rappel historique des raisons qui ont conduit nos pays à s'engager dans le processus de privatisation s'impose.
Dans l'euphorie des indépendances, les pouvoirs publics africains ont procédé à la nationalisation des unités industrielles existantes et à la création d'autres structures publiques. Malheureusement ces entreprises ou sociétés d'État ont, au fil des ans, pesé sur les budgets nationaux, devenant, pour la plupart, des gouffres financiers en matière d'utilisation des ressources publiques.
Pour redresser la situation, les pays africains, sous la pression et la houlette des institutions de Bretton Woods, ont été acculés à privatiser les sociétés publiques. L'ajustement structurel s'est donc accompagné d'une vague de privatisations sur le continent. Et depuis, les capacités d'embauche se sont fortement réduites car les privatisations destinées à promouvoir les emplois privés et améliorer la productivité des unités industrielles, n'ont pas entièrement donné satisfaction.
Les résultats sont bien en deçà des espérances car les entreprises privatisées peinent encore à s'imposer véritablement sur le marché libre. Les restructurations internes intervenues dans ces unités ont débouché, dans la plupart des cas, sur le licenciement de nombreux employés, parfois de plus de la moitié du personnel.
La création d'une situation de libre concurrence aurait dû, selon certaines études, conduire à une réduction des coûts par l'expression des prix réels et l'amélioration de la qualité des biens et services. Mais hélas les effets escomptés à ce niveau se font encore attendre.
Il ressort de certaines communications du forum de Bamako, que la privatisation n'a apporté que l'équivalent de 1,5 % du produit intérieur brut du continent africain. Quel que soit le chiffre, il est aisé de constater que malgré l'engagement des pouvoirs publics à promouvoir le secteur privé les résultats ne suivent pas encore.
Les économistes imputent ce piétinement à de facteurs liés à l'environnement économique, juridique et financier difficile, à la précarité de certaines entreprises publiques privatisées et à l'insuffisance de compétences en matière de management de la privatisation.
L'adhésion du public à l'idée de privatisation figure en bonne place parmi ces facteurs. A ce propos les organes de presse sont appelés à jouer un rôle essentiel d'information, mais aussi de critique et de vigilance. Sur de tels sujets les journalistes ne doivent pas sacrifier à l'expression d'opinion partisane, dira notre confrère Thierry Perret de RFI.
Quels sont alors les enjeux réels de la privatisation pour le continent ? Les réponses à cette question sont multiples et parfois biaisées.
L'impact des privatisation en Afrique se résume à la réduction notoire des subventions allouées aux entreprises publiques, constatent des analystes. Jadis celles étaient octroyés aux entreprises à caractère industriel, commercial et administratif. D'autres relèvent que sous la contrainte des partenaires financiers et de la privatisation, les établissements publics à caractère administratifs sont les seuls à bénéficier de ces subventions.

Un choix imposé- L'ancien Premier ministre Mandé Sidibé admet que les privatisations sont intervenues sous la contrainte et que les conditions dans lesquelles les actifs publics ont été rétrocédés aux privés n'ont pas toujours été optimales. Les économistes s'accordent sur ce point et indiquent que le désengagement des États des sociétés ou entreprises publiques, était un choix imposé par les bailleurs de fonds. La privatisation, ont-ils expliqué, comporte le transfert à un ou plusieurs actionnaires privés de la totalité du capital de l'entreprise publique ou d'une partie supérieure à 50 %.
La 4ème édition du Forum de Bamako a permis d'engager des débats contradictoires sur la question et de soulever de nombreuses interrogations. Abdoullah Coulibaly, le directeur de l'Institut des hautes études pratiques (IHEM), ne partage pas l'opinion qui veut que la privatisation ait été la panacée pour soulager les budgets nationaux de la lourde charge des sociétés d'État. La privatisation, constate-t-il, a rarement réussi à nos économies.
Pourtant dans des pays comme la Côte d'Ivoire, la privatisation a été appréciée dans le secteur de l'eau et de l'électricité. Elle a, en effet, permis d'électrifier environ 1000 villages entre 1992-1996, selon Marcel Zadi, le PDG de la société d'électricité de ce pays. Le gouvernement ivoirien n'avait pu faire mieux durant les 40 ans précédents.

B. DOUMBIA

© Copyright L'Essor

Nouvelles économiques du mois de janvier

Nouvelles économiques du mois de décembre

Nouvelles économiques du mois de novembre

Nouvelles économiques du mois d'octobre

Nouvelles économiques du mois de septembre

Nouvelles économiques du mois d'août

Nouvelles économiques du mois de juillet

Nouvelles économiques du mois de juin

Nouvelles économiques du mois de mai

Nouvelles économiques du mois d'avril

Nouvelles économiques du mois de mars

Nouvelles économiques du mois de février