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Chantiers du PNIR : un tableau contrasté
(L'Essor 05/02/2004)

Le programme est important mais les travaux ne se passent pas sans difficulté, a constaté le ministre de l'Équipement et des Transports.
C'est un truisme que de dire que l'enclavement constitue un obstacle au développement. Pour doter les zones rurales d'infrastructures et faire ainsi reculer la pauvreté, les pouvoirs publics ont mis en place le Programme national d'infrastructures rurales (PNIR). Ce programme est chargé de la construction et de la réhabilitation de pistes rurales, de la réalisation d'infrastructures hydrauliques et d'aménagements hydro-agricoles.
Les populations fondent naturellement beaucoup d'espoir sur les projets prévus dans le cadre de ce programme, surtout en ce qui concerne les pistes rurales. Mais tout ne se passe pas comme programmé et la construction de certaines pistes rencontrent beaucoup de difficultés. C'est le constat établi par le ministre de l'Équipement et des Transports, Ousmane Issoufi Maïga, au terme d'une visite de chantier qui l'a conduit successivement à Banamba, Niono et Djenné du 27 au 31 janvier.

Une requête jugée légitime. Première étape : la piste rurale Banamba-Niono longue de 210 kilomètres. Il y a un an, précisément en janvier 2003, la construction de cette piste a été confiée à l'entreprise Colas pour un coût d'environ cinq milliards de Fcfa.
Le contrôle des travaux qui doivent s'étendre sur deux ans est assuré par le bureau d'études Groupe d'Ingénieurs Consultants (GIC). Selon les estimations de ce bureau, les travaux sont exécutés à 60%. Après avoir parcouru quelques kilomètres sur la piste, Ousmane I Maïga, a rencontré les responsables de l'entreprise Colas et du G.I.C à Banamba. Au cours de cette rencontre, il sera beaucoup question des difficultés rencontrées par le chantier.
Des divergences opposent l'entreprise, les autorités municipales et les populations sur l'entretien des forages réalisés dans les localités desservies par la piste. Ainsi, le forage creusé à l'entrée de Banamba pour les besoins en eau de l'entreprise et qui doit ensuite revenir aux populations, est aujourd'hui dans un état de délabrement total. Une situation que le ministre a déplorée avant de demander à l'entreprise, au bureau de contrôle, aux responsables municipaux et aux populations bénéficiaires de s'occuper de ces investissements destinées améliorer les conditions de vie des communautés rurales.
Autre point de friction à Banamba : les 80 maisons démolies pour permettre le tracé de la piste dans la ville. Les propriétaires de ces habitations demandent des dédommagements. Une requête jugée légitime par le ministre qui a regretté le déficit de communication et de collaboration entre les entreprises, les populations et l'administration locale. Il a demandé à cette dernière de responsabiliser leurs administrés pour l'entretien des ouvrages.
Ousmane Issoufi Maïga a par ailleurs invité les entreprises et les bureaux d'études à tenir compte des réalités sociologiques et culturelles du terrain. Le ministre réagissait aux explications du chef de la mission du G.I.C, Abdoulaye Sacko, qui estimaient que les animaux en divagation et les actes de vandalisme de certains habitants rendent presque impossible l'entretien des arbres plantés dans le cadre du volet environnemental du projet. En outre, il n'y a pas de panneaux de signalisation sur la piste.

Un retard énorme. "Les études sont mal faites" jugera le ministre qui indexera une administration laxiste dans le suivi et la validation des études des consultants. Or, corriger ces insuffisances coûte cher à l'État, relèvera-t-il. Pour le cas précis de la piste Banamba-Niono, il a fallu une enveloppe supplémentaire de plus de 360 millions de Fcfa pour poursuivre les travaux. "Cela ne peut pas continuer" a assené le ministre en appelant les différents acteurs à changer de comportement. Malgré les difficultés relevées, c'est un ministre satisfait qui a quitté Banamba en estimant que les travaux avancent à un bon rythme.
Après Banamba, cap sur Djenné et sur la piste rurale Djenné-Mougna-Saye longue de 60 kilomètres. Sa réalisation est confiée à un groupement de quatre entreprises maliennes pour un coût d'environ 4 milliards de Fcfa. Elle doit desservir 29 villages. Mais le chantier a accusé un retard énorme.
L'insuffisance du matériel lourd, l'état difficile du terrain (une zone marécageuse) et la mauvaise organisation du travail expliqueraient ce retard. Ce qui a amené le ministre Maïga à déplorer la qualité du service de nos entreprises que le gouvernement s'emploie pourtant à promouvoir. Il a recommandé à leurs responsables de travailler avec plus de rigueur pour mériter la confiance des pouvoirs publics et de leurs partenaires dans l'octroi des marchés.
Quant aux travaux de réhabilitation de la route Markala-Niono, ils avancent bien, après quelque temps de flottement. Les travaux étaient initialement assurés par un groupement d'entreprises du Sénégal, du Togo et du Mali qui n'ont pas été à la hauteur de la tâche. Aujourd'hui, c'est la Satom qui conduit chantier. Elle promet la fin des travaux dans quatre mois pour un coût total de 2,4 milliards Fcfa.
Le dernier chantier visité a été celui de la piste rurale Nara-Niono. Ici, les travaux sont arrêtés depuis décembre dernier. A l'origine de ce blocage, un conflit interne qui a opposé les membres du groupement d'entreprises italo-maliennes chargé des travaux. Moctar Théra le directeur général de l'entreprise Théra et Frères (ETF) a rejeté la responsabilité de la situation sur son partenaire italien Bianchino/Cogeferr, défaillant, assure-t-il, à tous les niveaux dans l'exécution de sa part de contrat.
Face à l'incapacité de son partenaire qui serait du reste en cours de liquidation judiciaire, ETF a demandé au maître d'ouvrage à reprendre seul le marché. En a-t-elle les moyens ? Ses responsables assurent que oui. Pour le prouver, ils ont fait visiter au ministre leur stock de matériel à Molodo. Ce parc de camions-bennes, citernes, bulldozers, chargeurs, gradeurs et autres compacteurs a, semble-t-il, convaincu Ousmane Issoufi Maïga qui a promis de tout mettre en oeuvre pour permettre à ETF de reprendre les travaux le plus tôt possible.

C.A. DIA

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