|
Mine d'or: le pactole de Morila (L'Essor
10/02/2003) La mine a produit 30 tonnes d'or
l'année dernière, dépassant toutes les prévisions
et se hissant dans le groupe de tête des producteurs aurifères de
haut niveau au plan international A 280 km
de Bamako, la mine d'or de Morila se situe dans la région de Sikasso. Le
gisement a été découvert par la société BHP
laquelle le céda par la suite à Randgold Ressources qui découvrit
le "corps minerais" en 1997. La construction de la mine a commencé
en 1999 pour s'achever en 2000, quelques mois après la coulée du
premier lingot d'or. En juillet de la même année, Randgold vendait
la moitié de ses 80 % de participation à Anglogold. Aujourd'hui
Morila est cogérée par Randgold (40 %), Anglogold (40 %) et l'État
malien (20 %). Pour se faire connaître, la mine a organisé jeudi
à Morila une conférence de presse, animée par Glen Koropchuk
(DG d'Anglogold Mali et de la mine de Morila) et David Hobson (PCA des mines d'or
de Sadiola, Yatela et Morila). Depuis sa mise en service, la mine de Morila
a produit près de 2 millions d'onces d'or (une once = 131,01 gr et 30 tonnes
équivalent à un million d'onces). L'année dernière,
Morila a produit 30 tonnes d'or, en dépassement de toutes les prévisions.
Il convient de relever que les 3 mines de Sadiola, Yatela et Morila ont produit
63,5 tonnes d'or en 2002. La performance de Morila la hisse aujourd'hui dans le
peloton de tête des producteurs aurifères de haut niveau au plan
international. Les recherches géologiques les plus récentes ont
montré une minéralisation complémentaire, confirmant du coup
que le corps de minerai est extensible. Les ressources totales restantes sont
estimées à plus de 5,2 millions d'onces (soit un peu plus de 150
tonnes) avec des réserves totalisant 4,2 millions d'onces (soit environ
120 tonnes d'or). Le développement de la mine jusqu'à nos jours
a coûté environ à 102 millions de dollars (plus de 66 milliards
de Fcfa) et on s'attend à ce que Morila génère des revenus
de près de 1,7 milliard de dollars (plus de 1100 milliards de Fcfa) pendant
sa durée de vie estimée à 10 ans, avec un prix moyen de 300
dollars (195 000 Fcfa) par once d'or. La teneur officielle moyenne en or est
de 5 gr par tonnes de minerai exploités. Aujourd'hui, la mine emploie 1170
personnes (y compris les expatriés) parmi lesquelles on compte 675 contractuels. Glen
Koropchuk a indiqué que depuis 1995, Randgold a investi 363 millions de
dollars (235 milliards de Fcfa) au Mali, construit des logements pour ses cadres,
des écoles, des forages et permis la réhabilitation et l'équipement
du centre de santé de la localité. Un bilan sur lequel la presse
a rebondi pour évoquer Syama. Après avoir fermé cette mine,
Randgold a tout emporté, matériel de maison et câbles électriques
compris. Après avoir prospéré pendant des années,
la ville est aujourd'hui une zone fantôme où le désarroi,
la cherté de la vie et l'insécurité frappent les autochtones.
Pour sa défense, le directeur a assuré que Randgold cherchait désespérément,
un repreneur. Qu'y a-t-il, en fait, à reprendre dans la mine ? Au terme
de la conférence de presse, les journalistes ont visité le centre
de formation, l'usine de traitement, la carrière, le bassin à boue,
la mosquée en chantier et la clinique à Sanso. Un tour de ville
a permis de confirmer ce dont on pouvait se douter : un profond contraste entre
l'enclave minière et l'état d'un village où le coût
des soins au centre de santé reste relativement élevé, où
malgré la présence de 15 forages (selon le décompte des conférenciers),
l'eau est un problème avec un bidon de 20 litres coûtant de 50 et
75 Fcfa, selon la demande. La proximité de la mine et des mineurs aux revenus
réguliers a aussi tiré vers le haut le prix des aliments et les
loyers selon un phénomène classique. Même si les villageois
aspirent à plus de retombées, Morila, en l'état, est une
bonne affaire pour notre pays. Randgold contribue en effet, sur le long terme,
à la mise en place d'une industrie minière aurifère qui permet
au Mali de se classer parmi les grands producteurs d'or en Afrique. S.
BADIAGA © Copyright L'Essor
Nouvelles
économiques du mois de janvier Nouvelles
économiques du mois de décembre Nouvelles
économiques du mois de novembre Nouvelles
économiques du mois d'octobre Nouvelles
économiques du mois de septembre Nouvelles
économiques du mois d'août Nouvelles
économiques du mois de juin Nouvelles
économiques du mois de mai
Nouvelles économiques du mois d'avril Nouvelles
économiques du mois de mars
|