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Le cours mondial du blé chute: Aucune répercussion sur le prix du pain au Mali
(Les Echos 15/01/2009)

Le prix du blé connaît une tendance baissière sur le marché international. Mais au Mali, le pain coûte encore cher avec un poids réduit.

Avec deux moulins : les Grands moulins du Mali (GMM) et le Moulin moderne du Mali (MMM) et l’entrée massive de la farine de contrebande, la baisse du prix du pain est sujet tabou au Mali. Au moment de la crise en 2007, le gouvernement avait pourtant cédé face à la pression des boulangers et des meuniers.

En plus des exonérations portant sur 100 000 tonnes, les prix ont été augmentés 250F à 300 F CFA, pour le gros pain, et de 125 à 150 F CFA, pour la baguette, avec une diminution de près de 50 % de leurs poids. Cette concession avait été suivie de recommandations allant en faveur de mesures d’accompagnement aux boulangers et meuniers regroupés au sein du Cadre de concertation de la filière pain (CCFP). Le sac de farine ( 50 kg) continue d’être vendu entre 21 et 23 000 F CFA alors qu’il était d’environ 16 000 F CFA avant la crise.

Si le ministère d’Ahmadou Abdoulaye Diallo avait commencé à suivre l’évolution des prix des hydrocarbures en diminuant pendant deux mois de suite les prix à la pompe (l’essence a baissé de 695 à 665 F CFA entre octobre et décembre 2008), il refuse de regarder du côté des boulangers. Les hydrocarbures autant que le pain sont des produits qui rongent le budget de chaque chef de famille au Mali. Il ne doit pas donner raison à ceux qui disent que les prix au Mali sont statiques.

L’actualité boursière mondiale montre que le cours du blé est à la baisse sur le marché international. Ce produit, qui entre dans la fabrication de la farine qui à son tour entre dans la composition du pain à 60 % a connu une baisse sensible entre juillet/août 2008 et janvier 2009.

La chute du cours est estimée à 30 %. Alors qu’en un an, entre 2007 et 2008, cette céréale prisée dans le monde a crevé tous les écarts de prix avec 102 % de hausse à cause de la crise générale des matières agricoles, due aux intempéries dans les plus grands pays producteurs en Europe.

Profitant de l’embellie, certains pays comme l’Arabie saoudite sont en train de constituer leurs stocks. Une commande ferme de 400 000 tonnes de blé dur canadien a été lancée ce mois de janvier. L’Egypte veut acheter à son tour 60 000 tonnes de blé dur russe à 181 dollars/t de valeur FOB.

Un de nos voisins, le Sénégal, a soulagé la semaine dernière ses populations. Le gouvernement de Cheick Adjibou Soumaré a procédé à une baisse généralisée sur tous les produits de grande consommation (farine, hydrocarbures, eau et électricité, entre autres).

Le prix du gros pain au Sénégal, qui était de 175 F CFA, a été diminué de 25 F. L’essence « super » s’est retrouvée à un peu plus de 500 F CFA.

Abdrahamane Dicko

© Copyright Les Echos

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