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Farine: Une autre usine pour quoi faire? En effet la cérémonie de signature qui a eu lieu le 24 janvier à lhôtel Salam entre le Groupe Houd investissement, les Moulins du Sahel et le pool bancaire Bicd -Bnda a donné le tournis à plus dun observateur. Et il y a de quoi car cette cérémonie était relative au financement dun projet de minoterie et dun projet dusine de transformation, de commercialisation de céréales (blé, maïs, et mil) et de production daliment bétail. La question est de savoir ce qui peut justifier lopportunité de linstallation de cette autre unité industrielle dans un secteur où loffre dépasse largement la demande. En effet, sur la place, deux unités industrielles produisent à elles seules quelque 170.000 tonnes soit 120 000 tonnes par les Gmm et 50 000 tonnes à lactif de Gdcm -pour un marché qui ne consomme en moyenne que 80 000 tonnes selon les chiffres de la Direction nationale du commerce et de la concurrence. Sy ajoutent les farines importées des pays côtiers comme le Sénégal et la Côte dIvoire, sans oublier la farine importée par la fraude qui inonde actuellement le marché malien. Il est vrai que labondance dun produit sur le marché est bénéfique pour les consommateurs, mais ne serait-il pas mieux dorienter les investisseurs vers les secteurs tels que la cimenterie, le lait ou encore les biens déquipement où le déficit de production est avéré. En tout cas, dans un contexte où la concurrence déloyale fait des misères à des entités existantes, doit-on prendre le risque de créer une autre unité industrielle dans la même filière ? Rien nest moins sûr. A suivre Alhassane H. Maïga © Copyright Le Challenger Archives |
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