|
Office du périmètre irrigué de Baguineda:
une production céréalière excédentaire
(L'Essor 24/01/2008)
Avec 12.824,6 tonnes, le riz représente 88% de la production totale
estimée à 14.690,36
La direction générale de lOffice du périmètre
irrigué de Baguineda (OPIB) a tenu jeudi dernier dans sa salle
de conférence une réunion de restitution des résultats
de la campagne agricole 2007/2008 avec les producteurs de ses zones dintervention.
Cette rencontre qui a regroupé les représentants de 22 villages
encadrés par lOPIB était présidée par
Julien Coulibaly, le directeur adjoint de l'Office. Elle a fait le point
des résultats agricoles de la campagne et du programme dactivités
pour la campagne 2008. Le rapport présenté en bambara par
Zan Bouaré, chef de section suivi-évaluation, et Ousmane
Bamba, chef de division Conseil rural et vulgarisation agricole, établit
que la campagne agricole 2007/2008 a démarré dans des conditions
socio-économiques satisfaisantes. Au nombre de ces conditions figurent,
entre autres, le démarrage du Projet dintensification du
Périmètre irrigué de Baguineda, la disponibilité
alimentaire et celle en intrants sur le marché.
La production céréalière totale a atteint 14.690,36
tonnes contre 11.340,79 tonnes en 2006, soit une augmentation de 29,53%.
Avec 12.824,6 tonnes, le riz représente 88% de cette production.
Les rendements en riz hivernal sont passés de 3,739 tonnes à
lhectare à 5,133 tonnes en 2007, soit une augmentation de
38% avec des rendements de pointe de 9 tonnes à lhectare.
9 TONNES À L'HECTARE : Le jeune producteur Diobakoro Samaké,
25 ans, du village de Sébéla, a récolté cette
année 9 tonnes à l'hectare sur une superficie de 3,6 hectares.
Invité par la direction de lOffice à venir
partager son expérience avec les autres producteurs, Diobakoro
Samaké a expliqué avoir atteint ce rendement grâce
au respect scrupuleux du calendrier agricole, à l'application rigoureuse
des techniques culturales
(apport de fumure organique et dengrais), au désherbage à
temps de son champs, mais aussi et surtout pour avoir semé une
variété améliorée.
Le jeune Samaké entre ainsi dans le cercle des grands producteurs
de la zone comme Abdou Coulibaly ou Djokoro Diarra qui se situent dans
la même fourchette de rendement. LOPIB ne sintéresse
pas quà la seule culture de riz de saison et de contre-saison
(la production de cette
seconde variété de riz a été 799,63 tonnes
contre une prévision de 511 tonnes soit un taux de réalisation
de 156,48%). Il apporte aussi ses conseils pour les autres cultures vivrières
comme le maïs, le mil, le
sorgho, larachide et les cultures maraîchères. Gombo,
tomate, oignon et chou ont ainsi bénéficié en 2007
de lencadrement nécessaire à la différence
des autres spéculations maraîchères. Ces quatre légumes
ont
fourni une production totale de 6011 tonnes contre 3059 tonnes en 2006.
La production de maïs a atteint l'an dernier 824 tonnes (1078 tonnes
en 2006), celle du mil a été de 104 tonnes (73,37 tonnes
en 2006), celle du sorgho a donné 750 tonnes (493 tonnes en 2006)
et enfin les producteurs ont récolté 128,70 tonnes darachide
pour la même période (86,88 tonnes
en 2006). LOPIB apporte son expertise pour renforcer les facteurs
de production comme lencouragement à la production de semences,
lapport de fumure organique. LOffice assure la formation pour
les itinéraires
techniques, en gestion intégrée de la production et des
déprédateurs (GIPD), en maintenance des équipements
(tracteurs et batteuses), en techniques de placement des carrés
de rendement, de transformations
des produits maraîchers, en alphabétisation fonctionnelle.
Il apporte son conseil pour le micro-crédit, la mise en place et
la gestion des banques de céréales, enseigne le calcul des
coûts de production des cultures. Par exemple, le rapport a relevé
que le coût de production du riz de saison est
de 84 Fcfa le kg contre 96 Fcfa lors de la campagne précédente.
Cette réduction sexplique par laugmentation du rendement.
Sur cette production globale de 14690,36 tonnes sopèrent
les retenues dues aux pertes sur le battage, la production des résidents
et les retenues pour les
semences. Ainsi la production disponible est de 6572,22 tonnes sur lesquelles
les besoins de consommation sont évalués à 5394,72
tonnes. Ce qui dégage un excédent, (selon la norme CILSS
qui requiert 214 kg par personne et par an) de 1177,5 tonnes. Cet excédent
céréalier ne va t-il pas priver les producteurs d'un appui
alimentaire, au cas où leurs réserves viendraient à
sépuiser avant la récolte prochaine ? Cette appréhension
des paysans se fonde sur le fait que toutes leurs dépenses (frais
scolaires, santé, cérémonies sociales) sont supportées
par les revenus générés par le riz. Les responsables
de lOPIB leur ont conseillé la prudence et la mesure dans
les dépenses sociales qui provoquent généralement
des gaspillage de nourriture dans les familles.
M. COULIBALY
© Copyright L'Essor
Archives
|