| ![]() | Recherche annuaire: | |||||
|
Cherté de la vie : La situation actuelle inspire
le scepticisme Malgré la récente tenue du forum national sur la hausse des prix des produits de première nécessité conformément au protocole daccord du 18 juillet signé entre le gouvernement, lUNTM et le patronat, les prix montent en flèche. Ce qui suscite lincrédulité chez des Maliens dans la mesure où, soutiennent-ils, tous les paramètres qui concourent au maintien du train de vie des Maliens moyens ne sont pas pris en compte. « Je crains que tous ceux qui comme moi sont sceptiques face à laugmentation actuelle des salaires et la diminution des prix naient eu raison avant davoir parlé ». Ces propos du professeur Dialla Konaté illustrent à merveille le doute créé chez beaucoup de nos compatriotes qui ne ressentent pas les « efforts » déployés pour juguler les prix et les amener au niveau du pays réel. Le panier de la ménagère, est-il convaincu, souffrira encore longtemps si lEtat ne prend pas réellement en compte les « facteurs » qui influent sur les prix. Parmi ces raisons figurent les hydrocarbures qui sont une source de hausse constante des prix en général et qui viennent denregistrer une hausse. « Si les prix des hydrocarbures montent, les Maliens doivent sattendre à une flambée des prix de certains de leurs aliments et des commodités », confirme un économiste qui faisait référence aux produits de grande consommation importés par des opérateurs économiques qui bénéficient pourtant dexonérations sur les taxes douanières. Notre économiste craint aussi que les prix actuels des hydrocarbures naient deffets sur le secteur du transport, largement utilisé par les Maliens. « Le gouvernement dit toujours que la hausse des prix des hydrocarbures dépend des cours internationaux et quil fait de son mieux pour alléger la charge des Maliens. Pour que cette volonté soit une réalité, les autorités devront trouver une bonne alternative à cette hausse régulière », tranche-t-il. Des emplois inconséquents Dans son adresse de Nouvel an à la nation, le président de la République a annoncé la création de 8000 emplois au cours de lannée 2008. Une bonne chose certes, mais qui ne saurait être utile au Mali que si elle tient compte des priorités du pays. « Les emplois créés actuellement et les formations techniques données aux jeunes sont des acquis excellents. Mais ils resteront sans lendemain si un flux financier nest pas créé pour faire entrer ces jeunes dans le circuit économique national », ajoute le Pr. Dialla Konaté. A len croire, les emplois ont beau être créés, ils nauront deffet sur le rythme de vie du pays que si leurs bénéficiaires sont parties intégrantes de notre système économique. Une idée qui est soutenue par beaucoup déconomistes. Pour rentabiliser les emplois créés, le Mali, conviennent-ils, devra les placer au cur de sa politique économique. En dautres termes, procéder à des recrutements dans des secteurs viables, rentables pour léconomie. Selon eux, léconomie doit être basée sur des piliers que lEtat fait prospérer à travers des recrutements de personnels qualifiés et dont le rendement peut changer la donne au niveau dun secteur particulier et avoir un impact positif sur les revenus de la nation. « Sil faut baser les recrutements sur les secteurs qui ne sont pas au cur de notre politique économique, nous nous en sortirons très difficilement », avertit un économiste. Comme pour résumer que la cherté de la vie dans notre pays est imputable à plusieurs raisons auxquelles il faut dabord apporter des réponses adéquates avant de penser à une vie relativement abordable pour tous les Maliens. Autant se convaincre que ce nest certainement pas laugmentation des salaires qui peut changer la donne. Ogopémo Ouologuem (stagiaire) © Copyright Les Echos Archives |