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Aviculture: des marchés à volailles modernes
pour Kalabancoro, Kati et Fadjiguila
(L'Essor 17/01/2008)
Une gestion consensuelle et efficace est maintenant nécessaire
pour assurer l'entretien et le renouvellement des équipements
L'aviculture peut et doit jouer un rôle important dans l'essor
économique et social de notre pays. Les pouvoirs publics l'ont
compris et s'emploient à développer le secteur. 19 marchés
à volailles dotés d'infrastructures équipées,
viennent ainsi d'être réalisés dans les grands centres
de production et de collecte du pays. Ceux de ces marchés, situésrespectivement
à Kalabancoro et Kati (région de Koulikoro) et à
Fadjiguila en Commune I de Bamako, ont été inaugurés
lundi par le ministre de l'Élevage et de la Pêche, Mme Diallo
Madeleine Bâ.
Le quartier de Kalabancoro est situé à la périphérie
sud de Bamako. Son marché est un grand pourvoyeur de la capitale
en produits avicoles. Mais jusque-là, les marchands de volailles
qui y sont installés, à l'instar de ceux du cercle de Kati
et de Fadjiguila, en Commune I de Bamako, ne disposaient pas d'infrastructures
adéquates propres à leurs activités. Ce qui est chose
faite avec l'inauguration de ces marchés par le ministre.
Le besoin est établi par une étude socio-économique
commanditée en 1999 par le Projet de développement de l'aviculture
au Mali. Le PDAM qui a été exécuté durant
5 ans (1999-2003) puis prorogé au 30 juin 2007, a opéré
dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti
et le district de Bamako. Le financement -3,4 milliards Fcfa- était
assuré par la Banque arabe pour le développement économique
en Afrique (BADEA).
Le PDAM s'est attaché à contribuer à la sécurité
alimentaire par la production de protéines animales grâce
au développement de l'aviculture au Mali. Étaient aussi
visés l'équilibre de la balance commerciale par une diminution
des importations d'intrants et de produits avicoles, l'accroissement des
exportations de produits de l'aviculture et des revenus des aviculteurs,
en particulier, les éleveurs, les ruraux et les retraités.
28 MILLIONS DE SUJETS. La population aviaire est chiffrée à
28 millions de sujets dans notre pays. Le PDAM s'est employé à
relancer la production et la productivité avicoles dont un élément
important est l'aménagement des marchés à volailles,
la création de centres d'abattage et l'installation d'unités
de transformation et de conservation des produits avicoles.
Le marché à volailles de Kalabancoro possède un bâti
de 510 mètres carrés avec un hall de réception et
d'embarquement, un hall de vente équipé de 9 cages à
volailles d'une capacité de 40 à 60 poulets. Cet équipement
est complété par une pharmacie et un bureau vétérinaires,
un magasin, deux caisses. Le marché comporte aussi un centre d'abattage
équipé d'une chaudière à gaz, d'un chariot
et d'une zone de déplumage et d'éviscération. Le
coût de réalisation de l'infrastructure est estimé
à 71 millions Fcfa.
Avec 1,7 million de sujets, le cercle de Kati a bénéficié
d'un marché à la hauteur de ses ambitions, à en croire
Békaye Traoré, le premier adjoint au maire de la commune.
L'édifice qui a coûté 68,7 millions Fcfa, est construit
sur deux niveaux sur une surface de 253 mètres carrés. Le
rez-de-chaussée abrite le hall des acheteurs. Il est équipé
de 39 cages à volailles, un guichet de paiement, un bureau et une
pharmacie vétérinaire.
A l'étage, les marchands disposent d'un bureau, un vestiaire, un
centre d'abattage équipé d'un porte charge. Il est équipé
d'une chaudière à gaz, une table d'éviscération,
une salle de déplumage et une zone de traitement des plumes.
Le marché de Fadjiguila qui a coûté 69 millions de
Fcfa, présente les mêmes caractéristiques. Un bâtiment
à deux niveaux, construit sur 253 mètres carrés.
Le rez-de chaussée comprend un hall de vente équipé
de 39 cages à volailles d'une capacité de 40 à 60
poulets, un bureau et une pharmacie vétérinaire.
L'étage abrite un porte-charge, un bureau, un vestiaire, une zone
de réception, une aire d'abattage équipée de chaudière
à gaz et d'un chariot, une table de déplumage, une zone
de traitement des plumes, une autre d'éviscération et une
zone de livraison.
Durant les différentes cérémonies, la joie était
palpable. Les populations, à travers les élus municipaux,
ont jugé que ces infrastructures contribueront au développement
socio-économique du pays en général et des localités
concernées en particulier. Pour les associations et coopératives
d'aviculteurs qui assurent la gestion des lieux, il s'agit là d'un
instrument indispensable à l'essor de leurs activités.
Mme Diallo Madeleine Bâ a souligné la nécessité
d'installer un mode consensuel et efficace de gestion des installations
pour générer les ressources nécessaires à
l'entretien et au renouvellement des équipements. Elle a invité
le PDAM à persévérer afin d'aider la filière
avicole à devenir un véritable pôle de développement.
C.A. DIA
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