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Volailles: 19 nouveaux marchés Avec laménagement de 19 marchés à volailles à lintérieur du pays, la mise en uvre du Projet du développement de laviculture au Mali (PDAM) fait un grand bond en avant. Ces joyaux offrent désormais, en plus de lespace commercial professionnel, un point formel de collecte des informations statistiques sur la filière avicole et garantissent le contrôle des maladies aviaires. Le cheptel avicole malien est estimé à plus de 28 millions de sujets toutes espèces confondues. Ce qui donne une place prépondérante à laviculture qui est une activité socioéconomique remarquable aussi bien dans le développement des relations communautaires que dans les transactions commerciales. Elle est pratiquée par près de 90 % de la population en milieu rural. En raison de la place que la filière avicole occupe dans notre pays, le gouvernement, avec lappui financier de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea), a mobilisé des ressources nécessaires pour renforcer les capacités des acteurs de la filière avicole à travers la mise en uvre du PDAM. Cela a occasionné la réalisation de 19 marchés à volailles à travers la zone dintervention du PDAM. Les marchés de Kalabancoro, Kati et Fadjiguila, inaugurés lundi, par Mme Diallo Madeleine Ba, ministre de lElevage et de la Pêche font partie des infrastructures réalisées. Construit sur une superficie de 510 m2, le marché à volailles de Kalabankoro comprend un hall acheteur équipé de 90 cages à volailles, deux caisses, un hall de réception et dembarquement de volailles avec un bureau et deux toilettes, une pharmacie vétérinaire, un vestiaire, une zone dabattage. Sa réalisation a coûté plus de 71 millions de F CFA. Exceptée la forme architecturale, les équipements des marchés à volailles de Kati et de Fadjiguila sont les mêmes que celui de Kalabancoro. Ils sont tous les deux construits sur une superficie de 253 m2 et constitués de bâtiments à étage comprenant au rez-de-chaussée un hall acheteurs, un bureau et une pharmacie vétérinaire et à létage un bureau, un vestiaire, deux toilettes et un centre dabattage. La construction des marchés à volailles de Kati et de Fadjiguila a coûté chacun plus de 68 millions de F CFA. Réponse à linsalubrité et au chômage Selon le maire de Kati, « ces marchés à volailles sont, pour les autorités administratives et communales, la concrétisation dun rêve. Pour nous autorités communales, cétait un vu pieux doffrir à nos populations un cadre approprié pour lexercice de leurs activités commerciales ainsi que lorganisation et la formation des acteurs ». Le ministre de lElevage et de la Pêche expliquera que « lexploitation de ces nouvelles infrastructures permettra aux acteurs de la filière avicole de sortir de linformel pour évoluer dans un cadre formel. Ces marchés permettront de renforcer les capacités dintervention des acteurs de la filière avicole dans un climat sanitaire maîtrisé. Ils permettront également de renforcer les capacités des services techniques dans la production des statistiques de commercialisation ». Ces marchés à volailles, conclura-t-elle, sont destinés à servir non seulement les intérêts des professionnels, mais aussi ceux des populations. Les marchés à volailles sont habituellement, dans les centres urbains, une source dinsalubrité et de pollution. Leur aménagement permet de contrôler le phénomène et doffrir aux populations des produits avicoles de qualité hygiénique acceptable. Les 19 marchés aménagés dans plusieurs régions du pays dans le cadre de la mise en uvre du PDAM, offrent également de lemploi aux jeunes qui font labattage dès lors que la volaille nest plus abattue dans les abattoirs classiques. Sidiki Doumbia (stagiaire) © Copyright Les Echos Archives |
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