| ![]() | Recherche annuaire: | |||||
|
Privatisation de la CMDT: Lalternative SYNAPRO
Cela est-il possible encore, quand on sait que le 31 décembre déjà, devrait commencer la création des quatre sociétés comme prévu? En tout cas, le SYNAPRO, sous la houlette de Zakariyaou Diawara, sest prêté à cet exercice. PAS DE PROBLEME DE GESTION Dans sa démarche, le SYNAPRO amis laccent sur le fait que la CMDT na pas de problème de gestion, en se fondant sur le fait que les vérificateurs sy sont rendus et ont travaillé pendant quinze jours sur les éléments mis à leur disposition sans pour autant décéler des fautes graves en matière de gestion._ Néanmoins, M. Zakariyaou a souligné que comme dans toute gestion, quelques irrégularités inhérantes à la gestion en général ont été enregistrées. LES RAISONS DE LA CONTRE-PERFORMANCE DE LA SOCIETE Quà cela ne tienne, la société traverse de sérieuses difficultés, en ce sens quelle a du mal à être aussi performante que le souhaitent la direction, les travailleurs, les producteurs et lEtat malien. En effet, la filière coton est confrontée à des problèmes de subvention des pays riches à leurs producteurs. Ce qui, selon le conférencier, nest pas de nature à favoriser lépanouissement de la CMDT, des producteurs et à mettre à laise lEtat malien. LEtat, pour être toujours contraint de faire face au déficit de la société, a décidé, sous linfluence de la Banque mondiale, de privatise la CMDT. Cette idée ténanise travailleurs, producteurs et autres dinquiétudes, dans la mesure où on estime à plus de trois millions les personnes qui travaillent dans la filière coton au Mali. LA PRIVATISATION EST-ELLE ENCORE EVITABLE? Dailleurs, il aura fallu la perspicacité de lEtat malien, notamment du président Amadou Toumani Touré et de son ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga pour renvoyer la privatisation de la société à 2008. Dici cette date, des efforts de création de quatre sociétés étaient en cours, notamment avec la Mission de Restructuration du Secteur Coton. Pour certains participants à ladite conférence, le SYNAPRO est sorti en retard pour demander à ce que la socit ne soit pas privatisée. Mais, pour les syndicalistes, ils ne sont pas à leur première sortie, étant donné quils ont à leur actif plusieurs rencontres sur les problèmes de la filière coton. _ A la question de savoir sil était encore possible de revenir en arrière, le secrétaire général de la filière coton a repondu quailleurs la privatisation na pas été la solution. LAPPORT DE LA CMDT A LECONOMIE NATIONALE Les responsables du SYNAPRO, au cours de cette rencontre dinformation, de sensibilisation et déchanges, a surtout mis laccent sur les conséquences que la privatisation de la société pourrait avoir sur lenvironnement des affaires, léconomie du pays de façon générale car, a-t-il souligné M. Zakariyaou, la CMDT a un apport inestimable dans léconomie du pays, en ce sens quelle travaille avec tous les acteurs économiques. Ainsi, a-t-i suggéré, quilest surtout nécessaire de diversifier la production pour élargir la marge de manoeuvre de la société. Cest ainsi quil rappelera quauparavant, les zones CMDT avaient une grande capacité de production, puisquun moment, le sac de maïs était vendu à 1000 francs CFA. Au-delà de cet aspect, les zones CMDT, étaient celles de grandes productions céréalières du pays, sans compter que la CMDT, pendant plusieurs années, a contribué au développement des infrastructures diverses comme les routes, les centres de santé, les écoles entre autres. Avec la privatisation de la société, toutes ces actions connaitront une fin, a-t-on souligné. Cest au regard de tous ces facteurs que le SYNAPRO estime quil nest pas tard de prendre une autre décision salutaire contre la privatisation et qui serait sous tendue par la diversification de la production, source, selon lui déquilibre, surtout à un moment où il est de plus en plus question de linsécurité alimentaire et de la lutte contre ce phénomène qui met depuis quelques années les consommateurs à rude épreuve. LE PROCESSUS DEJA EN MARCHE Le moins quon puisse dire, cest que la situation est critique, et le coup semble déjà parti à un moment où certains estiment que la Banque mondiale fait des pressions afin que cette privatisation soit effective, en la posant comme condition de financement de plusieurs autres projets de développement. Dans tous les cas, lEtat malien, difficilement, pourra continuer à supporter le fardeau du déficit de la CMDT. Pour ainsi dire, la situation est critique. Et il appartiendra, à cet effet, à lEtat, de prendre toutes ses responsabilités. En privatisant la société, il devient obligatoire de gérer les conséquences sur les travailleurs et les rétombées sur léconomie nationale. Il ne semble pas, en tout cas, que cette privatisation soit encore évitable. Moussa SOW © Copyright Nouvel Horizon Archives |
|
|
| |