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Mines d'or - II urge d'investir dans la prospection pour éviter le déclin de la production
(L'Indépendant 26/01/2007)

Si la tendance actuelle se maintenait en 2012, la production aurifère chuterait de moitié au Mali et, à plus long terme, elle s'arrêtera purement et simplement. Pour inverser cette tendance, pour le moins fâcheuse pour notre économie, des responsables de Randgold ont tiré sur la sonnette d'alarme au cours des travaux de l'atelier qu'ils ont animé le 24 janvier dans le cadre des deuxièmes journées minières dont les travaux se sont déroulés du 23 au 26 janvier au Centre international de conférences de Bamako.

Le premier conférencier, Mamadou Samaké dit Sam, Directeur de Randgold pour le Mali, a déclaré, pour sa part, que les critères sur lesquels se fonde le choix d'un investisseur minier sont au nombre de quatre. Il s'agit des critères géologiques, financier ou économique, politique ou risque et du critère des infrastructures. S'agissant du critère géologique, le pays doit disposer d'un potentiel géologique avéré.

Au chapitre du critère financier ou économique, il doit être crédité d'un régime fiscal ou économique incitatif (code minier, code des impôts, code des investissements) et d'une fiscalité qui permette un retour de l'investissement en rapport avec le risque pris par l'investisseur. Ce critère exige également du pays qu'il se distingue des autres compétiteurs.

Le critère politique ou risque nous renvoie à la recherche de la stabilité politique, la préférence des régimes démocratiques, le classement des pays suivant le degré de risque. Enfin, l'évaluation du risque n'est plus une affaire de calcul scientifique, mais plutôt une affaire de connaissance, de compréhension et bonne gestion. Quid du critère des infrastructures ? Il implique l'existence des routes, de l'énergie, des structures sanitaires et la disponibilité des ressources humaines qui constituent des facteurs incitatifs à l'investissement minier.

Dans le cadre de la globalisation, l'on n'a pas besoin d'un dessin pour démontrer que le capital est mobile et que, dès lors, les pays doivent se différencier dans la concurrence, à partir du moment où l'on note beaucoup de similitudes entre leurs codes miniers.

Le Mali occupait, entre 2001 et 2005, le 4e rang dans le classement des pays producteurs d'or en Afrique, après l'Afrique du Sud, le Ghana et la Tanzanie. Mais avec la mise en exploitation de Loulo en novembre 2005 et de Tabakoto, la 3e place dont le Mali a été crédité souvent contre la réalité des faits-lui reviendra de plein droit à travers les statistiques officielles de 2006.

C'est la révélation qu'a faite, en tout cas, Mahamadou Samaké. Selon les projections officielles, la production de l'or était d'environ 64 tonnes de métal jaune, si l'on tient compte des 4 tonnes venant de l'orpaillage traditionnel. Mais cette pointe ne devrait pas nous empêcher de voir l'avenir de façon lucide. Pour la circonstance, l'horizon semble préoccupant à moyen terme.

En effet, avertit M. Samaké, vers 2012, ta production risque de connaître une baisse sensible.

Le scénario-catastrophe de l'arrêt pur et simple n'est même pas à écarter, si, dans l'intervalle, de nouvelles réserves n'étaient pas mises à jour, car l'or, a-t-il souligné, n'est pas une ressource renouvelable. Pour inverser la tendance de déclin Amadou Konta, DG de la SOMILO SA. Il est le premier Malien à diriger une mine industrielle. «La malianisation des cadres est une réalité qu'il faut saluer à Randgold Resources» de la production et exorciser le scénario-catastrophe, l'Etat et les sociétés minières sont condamnés à investir dans le futur.

A en croire son Directeur financier, William Roger, le budget d'exploration de Randgold pour la nouvelle année totalisent 4 millions de dollars. La nécessité pour l'Etat d'investir dans le futur passe aussi, selon toujours William Roger, par une fiscalité incitative.

Il s'agit de la compensation du manque d'infrastructures par des incitations économiques, la taxation des bénéfices au lieu des revenus, la flexibilité en matière fiscale et économique pour permettre le développement des projets marginaux ou la réouverture des mines, la libre conversion et des mouvements de fonds pour le paiement des dettes et des dividendes et, enfin, la garantie des conditions économiques et fiscales. Il s'agit aussi de la mise en place d'une fiscalité qui supporte les cash-flows stables et prévisibles, la garantie pour l'Etat des revenus dès le début du projet.

Autre proposition faite par William Roger, c'est l'élaboration d'un nouveau code minier novateur tenant compte de la transparence dans l'attribution et la garantie des titres miniers, les clauses de stabilités des régimes fiscaux, douaniers et économiques, un code permettant le développement des projets marginaux et la réouverture de projets arrêtés pour des raisons économiques. Il s'agit, enfin, d'adopter le régime de l'amortissement accéléré qui permet de supprimer certaines exonérations et prend en compte la compensation du risque de l'investisseur.

Yaya SIDIBE

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