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Production minière : La nécessaire diversification
(L'Essor 24/01/2007)

Pour atteindre cet objectif, un projet a été créé pour mettre en valeur des ressources en pierres précieuses et semi-précieuses
Pour diversifier la production minière dans notre pays, le gouvernement a initié un projet de mise en valeur des ressources en pierres précieuses et semi précieuses.
Avec les temps qui courent, un tel projet revêt toute son importance et est d’actualité. En effet, au cours des deux dernières décennies, le Mali, grâce aux ressources du sous-sol et une politique de développement minier volontariste, s’est hissé à la troisième place des producteurs d’or en Afrique, derrière l’Afrique du Sud et le Ghana.
Mais l’instabilité et la faiblesse actuelle des cours de l’or ainsi que l’extrême dépendance d’une production mono-minérale handicapent notre secteur minier naissant. C’est compte tenu de cette situation que les autorités compétentes en la matière se sont fixées comme objectif la diversification de la production minière. Surtout que notre vaste territoire national a une géologie riche et variée dont le potentiel minier reste encore largement méconnu à l’exception des régions à substratum protérozoïque inférieur (birimien) du Sud et de l’Ouest dont le potentiel aurifère attire de nombreuses sociétés privées. Dans cette perspective et pour consolider le secteur minier (source de revenus et d’emplois), le gouvernement se bat pour compléter les connaissances géologiques et l’exploitation du potentiel du sous-sol national. A cet effet, deux approches complémentaires sont privilégiées : l’amélioration des connaissances géologiques se concrétisant par la production de cartes géologiques constituant une «infrastructure de base» attirante pour l’investisseur d’un côté. Et de l’autre, des travaux de prospection et de promotion des ressources du sous-sol.
A l’heure actuelle, des gisements de pierres semi-précieuses sont localisés. Ce sont les grenats de la région de Diakon ainsi que de nombreux indices peu ou pas explorés. Auxquels s’ajoutent les pegmatites lithiques de Bougouni, les tourmalines de la Falémé, etc. En outre, le massif de l’Adrar, largement inexploré mais cartographié à l’échelle du 500.000ème dans les années soixante-dix présente en de multiples endroits des contextes géologiques très favorables à la présence de pierres précieuses ou semi-précieuses.
Pour ce qui est du diamant, dans un premier temps, le projet ne prévoit qu’une exploitation détaillée des données et informations disponibles. En effet, le potentiel diamantifère malien a intéressé et continue d’intéresser des compagnies privées. Des pipes kimberlitiques ont été identifiées dans l’ouest du Mali et de nombreux travaux de prospection ont été faits dans l’ouest, mais également dans d’autres régions du pays. Ce travail devrait conduire à faire le point de ce qui a réellement été fait en vue d’établir une plaquette promotionnelle à l’attention des investisseurs du secteur.
La production industrielle de l'or a pris le pas sur la production artisanale qui reste tout de même informelle et échappe à la fiscalité. Cette dernière fournit 3-4 tonnes par an. Selon les statistiques, entre 1985 et 2006, la production totale d’or brut a été évaluée à 425,611 tonnes. Le métal jaune est extrait dans sept mines : Kalana, Syama, Sadiola, Yatela, Morila, Loulo et Tabakoto. Sadiola dont l’exploitation a débuté en 1997 occupe la première place avec 162,424 tonnes, suivi de la mine de Morila (154,425 tonnes entre 1997 et 2006). Yatela vient en troisième position avec 48,180 tonnes suivie de Syama (44,835 tonnes), Loulo (10,135 tonnes) et Tabakoto (1,393 tonnes).

Accroissement des parts dans le PIB. La politique minière adoptée par le Mali en 1998 avait pour objectif principal l’accroissement substantiel de la part des produits miniers dans le PIB. Conséquence : l’impact de l’exploitation aurifère sur l’économie nationale a permis d’améliorer la balance commerciale dans la mesure où la totalité de la production est exportée. La valeur des exportations totales en 2006 est estimée à 618 milliards de Fcfa sur lesquels plus de 50% reviennent à l’or selon la BCEAO. Les statistiques ont aussi montré que la vitesse de croisière de la production sera atteinte en 2008 avec 60 tonnes. Par ailleurs, 2008 devra également voir le démarrage de l’exploitation de la mine d’or de Syama.
La réserve théorique totale d’or du Mali est estimée à 800 tonnes. Sur lesquels il reste pour le moment une réserve disponible de 374,389 tonnes. Avec une production moyenne de 50 tonnes par an, il est établi qu’il ne reste que 7 ans pour que toutes les réserves jusqu’ici mises en valeur soient totalement épuisées. D’où la nécessité d’accélérer la recherche et la diversification de la production minière.

F. MAIGA

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