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Contrats pétroliers : Les cadres se mettent à
niveau
(L'Essor 17/01/2007)
L'Autorité pour la promotion de la recherche pétrolière
(AUREP) organise depuis hier une formation destinée aux cadres
du ministère des Mines, de l'Énergie et de l'Eau.
Ouverte par Mohamed Keita, conseiller technique au ministère, cette
formation durera jusqu'au vendredi et est animée par un spécialiste
mondial en la matière, Daniel Johnston. Elle a pour objectif de
familiariser les cadres du département avec les contrats pétroliers
sous leurs aspects comptable, économique et financier. La formation
portera aussi sur les effets des contrats pétroliers en terme de
revenus pour les sociétés et le gouvernement.
Daniel Johnston est un consultant indépendant possédant
plus de 27 ans d'expérience mondiale dans l'industrie pétrolière
et gazière. "La formation est primordiale afin que le pays
détienne les bonnes informations et soit en mesure d'adapter le
contrat pétrolier aux spécificités nationales",
a confié Corinne Perrin, de l'entreprise Baraka Petroleum qui pense
qu'un "contrat bien adapté est un contrat viable pour les
deux parties. Donc un contrat qui dure".
Le nouvel intérêt des compagnies pétrolières
pour notre pays s'inscrit dans le cadre de la recherche de nouveaux gisements
exploitables à travers le monde, face à l'augmentation continue
du prix du baril sur le marché. Les investisseurs étrangers
sont attirés par notre code pétrolier particulièrement
flexible. Ses conditions fiscales avantageuses contrebalancent le coût
élevé de la recherche et de l'acheminement du pétrole,
rendu difficile par le manque de façade maritime.
La présence des hydrocarbures dans notre sous-sol était
soupçonnée depuis 1960. Mais des compagnies pétrolières
avaient préféré jusqu'à présent s'intéresser
à des réserves dans d'autres parties du monde, plus accessibles
et beaucoup plus rentables. Ce n'est qu'en 2004 que la compagnie australienne,
Baraka Petroleum, à l'origine de la découverte du pétrole
mauritanien, a investi dans la prospection pétrolière dans
notre pays.
L'accord signé la même année entre le gouvernement
et Baraka Petroleum prévoit un investissement de 30 milliards de
Fcfa dans la recherche de gisements, tandis que 500 millions sont consacrés
à la formation des cadres. La recherche pétrolière
générera des emplois pour les nationaux, mais la majorité
des fonctions techniques seront assurées par les professionnels
des compagnies étrangères.
Hélène BOURGON
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