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2ème Journées minières : Appel aux
investisseurs
(L'Essor 17/01/2007)
A une semaine des Journées minières prévues du 23
au 26 janvier, le ministre des Mines de l'Énergie et de l'Eau Hamed
Diane Séméga et le directeur national de la géologie
et des mines, Dramane Dembélé ont répondu lundi dernier
aux questions des journalistes lors d'une conférence de presse.
Cette deuxième édition des Journées minières
se tiendra au Centre international des conférences de Bamako. Il
rassemblera tout les acteurs intervenant dans le secteur minier : investisseurs,
responsables administratif, travailleurs.
Le ministre a insisté sur l'importance du développement
de notre secteur minier qui constitue l'une de nos principales richesses.
Il a souhaité que la presse s'implique pour la réussite
de ces journées. "Il s'agit de faire la promotion du secteur
minier national", a-t-il précisé. L'objectif de ces
Journées est de faire comprendre les enjeux des mines et en faire
un secteur dynamique et soutenable, afin que son impact économique
soit plus grand. Il s'agit surtout d'attirer les investisseurs étrangers.
Certes, notre pays occupe la troisième place des producteurs d'or
africains avec plus 51 tonnes produites par an. Mais il faut préserver
cet atout. Le Projet de mise en valeur des ressources en pierres précieuses
qui entre dans ce cadre, vise à améliorer les connaissances
géologiques, grâce à la production de cartes repères
afin de situer les sites de production minière et de localiser
les zones potentiellement riches. Ainsi, les investisseurs pourraient
être moins frileux.
L'exploitation industrielle de l'or a débuté au Mali, dans
les années 80. Depuis, plusieurs gisements d'or ont été
découverts et ont permis de faire de notre pays l'un principaux
producteurs sur le continent. Depuis vingt ans, le Mali développe
une politique minière encourageante qui a favorisé l'ouverture
du secteur aux investisseurs privés, ont expliqué les conférenciers.
La législation minière déjà revue en 1999
avec l'appui de la Banque mondiale mérite d'être réadaptée
pour permettre d'étendre les prérogatives et les missions
du secteur.
La monoculture de l'or est dangereuse, au regard de l'instabilité
des cours du métal jaune, qui peut mettre en péril l'industrie
minière à tout moment, a expliqué le ministre. En
plus dans 7 ans, toutes les mines d'or actuellement en exploitation devraient
être épuisées. Il est donc urgent pour le gouvernement
de soutenir l'approfondissement des recherches de nouveaux gisements.
C'est pour cela que la réflexion au cours des Journées,
portera sur le besoin de diversifier et d'étendre le secteur minier
à d'autres ressources comme le fer et les matériaux de construction.
Dans la politique minière, le respect de l'environnement occupe
une place importante. Car il ne faut pas compromettre l'avenir des générations
futures. La question sera largement développée lors des
Journées minières.
Hélène BOURGON
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